L'abandon lumineux

Publié le par la freniere

Celui qui perd ne perd rien mais récolte au contraire un trésor. Je lis cela, chaque jour, dans les yeux des égarés aux mains tremblantes, aux visages rougis par le froid, aux ventres creux. Combien ils sont millefois plus humains que toutes ces marionettes! Pourtant, ils n'ont pas de maisons où aller, aucun rempart pour leur protection, aucune épaule sur laquelle s'appuyer. Ils n'ont plus rien, plus que l'infini de la route, leurs sacs vides, leurs mémoires trouées. Mais combien leurs mainssont fraternelles, mais chargées de toute l'histoire du monde.

 

Joël Vernet

Publié dans Poésie du monde

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