L'encre et la lampe

Publié le par la freniere

Je laisse derrière moi quelques traînées 
de poussière de papillon
Moi 
à peine cogné à la lampe de la vie humaine
belle et triste à la fois

moi 
contre la vitre froide des adultes
si loin de mon pays natal envolé

quelques amis sauront lire dans ma poussière
le mystère des nombres écrit en braille sur la nuit

je laisse ma signature sur vos tempes
mes ailes consumées sous la porte
la tapisserie de vos visages près du puits

Je laisse ma transparence dans l’air
quelqu’un la ramassera plus tard
L’encre et la lampe seront mes témoins

 

Gil Pressnitzer

 

Publié dans Poésie du monde

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