Tendre les bras

Publié le par la freniere

Tu me fais tendre, oui, tu me fais tendre les bras. Je te retrouve partout, dans un nuage qui passe, une ligne qui dépasse, un arbre qui s'agite, une colline qui penche. Je te lis sur les nervures des feuilles, le lit d'une rivière, le cristal des roches, le costume rayé d'un chat, la dentelle fait main d'une fougère. Je bâtis ma maison avec tes mots d'amour. Tout se rejoint même de loin . Il faut créer ce qui n'est pas, se libérer du temps comme du lieu. Il est quatre heures du matin et je suis avec toi, épaule contre épaule et mes mains sur ton corps apportant leur chaleur. Il me faut quand même de toi quelque chose de vivant, ne serait-ce qu'une voix, un peu d'ici dans ton là-bas. Mon cœur est devenu un métronome de l'absence. On ne peut être sans aimer.

 

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Prose

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