Les maisons se ferment

Publié le par la freniere

Peut-être qu’un jour
Tout sera dit
De ce pays

Les bêtes traquées
Meurent de ne plus être aimées
Les mots sont fatigués
De toujours être tus
Les terres s’épuisent
À force d’être quittées

Seul au bord des routes
Le fou quête village
Les maisons restent muettes
Calées dans la neige jusqu’aux lucarnes

Il nous faudra compter avec la tempête et la lumière sous zéro

 

 

Christiane Loubier

Publié dans Poésie du monde

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