Hommes du néant

Publié le par la freniere

À Patrice Desbiens

 

 

Hommes du néant.

Femmes du néon.

Un futur anémique

n'en finit plus de commencer

dans le nylon des servitudes.

 

Bouquet de fleurs rouillées.

Miroir à deux faces.

La poésie perd la parole

au fond des verres vides.

 

Années fanées.

Enfants perdus.

La poésie est un cendrier plein.

L'amour se couche tout habillé

dans ses jeans trop serrés.

La télévision couleurs

nous regarde mourir

en noir et blanc.

 

La poésie fout le camp

dans son froc de clochard.

L'espérance défroque.

dans le casse-tête du temps.

 

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Poésie

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