Complice de l'instant

Publié le par la freniere

Je ne veux pas écrire pour la gloire et la frime,

plutôt me taire au fil des cicatrices

dans le braille des caresses,

transformer la police en fanfare,

les médailles en méduses,

les souffleuses en canots,

les échardes en maison,

les orties en hosties.

 

Ceci n’est pas un chant,

à peine un souffle pour endormir la nuit.

C'est à l’automne que les pages

se défeuillent de leurs mots,

que les poètes rougissent du silence qu’ils créent.

 

Qui est complice de l’instant vit dans l’éternité.

 

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Poésie

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