Fin de saison

Publié le par la freniere

Ne pas rester
de l’autre côté de la vitre
le gris du ciel
les silences trop longs
moi et rien d’autre.
Adresser un geste
faire les cents pas
comme si c’était
secouer une illusion
le temps plus court
avant de s’en apercevoir.
Quelle heure il peut bien être?
Cette pensée m’ennuie
parce que je suis seul
de l’autre côté de la vitre.
*
Pour qui
écoute le silence
un ange demeure nécessaire

au dénouement des peurs
la transparence
sous son aile
cueille l’instant
tout simplement
lorsque les paupières
lourdes lasses
se ferment sans appel
aux bruits du monde.
*
Si le ciel rétrécit
faute de mieux
l’horizon insiste
je marche
deux jambes encore
et le souffle plus court
j’écris
deux mots comptés
comme le temps qui reste
pas à pas
mot à mot
sur le parcours des jours
se glisse entre les jambes
un poème impossible
sans la mort
qui tient en équilibre
le livre en chemin.
 
Louis Dubost


 

Publié dans Poésie du monde

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