Le bout du monde

Publié le par la freniere

J’ai beau prendre un taxi jusqu’à la fin du monde

tu dors trop près de ma mémoire.

Tes yeux ricanent dans le rétroviseur.

Je ne sais plus où tu commences.

Je ne sais plus où je finis.

 

Je buvais pour écrire.

J’écris pour ne plus boire comme on rit pour ne pas pleurer.

Je prends ma plume au lieu d’un verre.

Je prends le rêve pour du cash.

 

La vérité rit jaune.

On se méfie de la vie sans vouloir mourir.

 

Je n’aime pas les hommes. Je n’aime pas leurs chars.

J’aime leurs chants. J’aime leurs chats.

J’aime leurs femmes et leurs enfants.

 

Le bout du monde est sous nos pieds.

 

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Poésie

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