À propos de correction

Publié le par la freniere

Nous attendons toujours 
une délivrance, qui nous précède 
peut-être ; n’avons-nous pas 
brûlé nos yeux à trop fixer l’horizon 
où nous guettions l’impossible 
promesse des oiseaux ?

Si je m’évade un jour, 
pour me souvenir de l’attente 
et de l’éclat des lampes 
qui brûlait mes yeux,
je devrai garder près de moi 
le fossile des gestes 
pesamment déposés dans les marges. 
Qu’est-ce que je fixais ainsi 
sans bouger et avec tant de concentration, 
sinon la promesse d’un envol, 
dont je n’étais que le témoin lointain.

Claude Paradis 
13.10.2016

Publié dans Poésie du monde

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