Entre le livide et le sordide

Publié le par la freniere

Entre le livide et le sordide, il y a un fossé rempli de cadavres, les squelettes sont intacts, dans le placard des générations, les fioles sont rangés dans les couloirs des archives, les accidents de parcours sont répertoriés dans la conscience du poste de police, les commissaires se creusent la tête, entrées de cervelles flambées, plats qui se mangent froid, steaks saignants des Karpates, poutines de Tartare et renversés d'anarchistes, la filière des brigades rouges de la faction armée, d'action directe, des fronts de libération, des mafieux et des gangs de rues, tout est confus dans les meurtres en série, l'escalade de la violence, le dédoublement de la personnalité, la rage et l'affolement, la gorge, le coeur et les couilles sont ciblés, les morceaux sont éparpillés sur les pistes évidentes, la fabrication des mensonges, étalés à la vue de tous, l'odeur du sang, et les pièges à conviction foncent dans le mur de la haine. Le détective privé dans son imperméable surveille les enveloppes brunes, l'enquêteur fouille dans ses affaires crapuleuses, les chemises noires sont fichées pour des crimes non-classés, les politiciens sont sous écoute électronique et les juges sont assis sur des chaises électriques où ils sont contraints à la transparence des rayons X, l'assassinat de la beauté danse avec la projection des horreurs, le bal des vampires s'arrête à minuit, la citrouille pleure, on remet les pendules à l'heure anormale, les fous sont libérés, les psychopathes ont fermés leur bureau de consultation, la morgue est exceptionnellement ouverte ce soir, l'autopsie des partis pris sera exécuté pas le chirurgien Scalpella et son assistante Cruellita, dans le gros lot de la crudité, l'empalement en direct des commanditaires sera suivi par l'immolation de tous les dieux encore en vie. Les zombies, les loups-garous, les incubes, les entités, les anges déchus, les vampires et les succubes, sont tous invités chef Roman Polansky, pour la résurrection en direct de Sharon Tate. Entre l'horrible et le néfaste la brume s'élève tranquillement sur la Mort-Réal, les codes de survie errent dans les ruelles, le couvre-feu est à 7 heures, la marmite est installé au gibet des Patriotes, les pendus de la Rébellion vont hanté les enfants de l'élite, les Liliths vont coupé des pénis ce soir, enfermez-vous, pendant qu'il est encore temps.

 

Alain-Arthur Painchaud le demi-vampire a une petite soif...

Publié dans Poésie du monde

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