Poème d'Halloween

Publié le par la freniere

déguisé en courant d'air
le vent mauvais a tout bousculé
entre les lignes je disparais
mais les fantômes me repoussent
on a brisé mon alphabet
des monstres ont mangé ma langue
peuple sans papilles
qui avale des couleuvres
et des lames de rasoir
les masques tombés :
s'ouvrent les néants bon marché

ils ont brûlé les sorcières
pendu les chats dans le fond 
de la gorge
je n'ai plus de mots
pour les nouvelles lunes
dansez aux flammes faméliques
des bougies
frappez aux portes de la nuit
je vais
ombre sur ombre à pas de loup
crier le dernier cri
de l'enfance trahie

 

Guy Marchamps

Publié dans Poésie du monde

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