J'ai marché sur les morts

Publié le par la freniere

J’ai marché sur les morts
aucun ne s’est réveillé
mais tu n’avais pas sommeil

et l’histoire continue
cramponnée à nos épaules
rien ni le vent ni la foudre
ne parvient à la détacher

il y a quelque chose d’une tempête
ce ne sont pas les feuilles balayées
ce ne sont pas les feuilles mais des hommes
enterrés à plusieurs et combien de fois
de peur que ne se répète leur histoire

ma mère dit les poètes écrivent des choses tristes
que puis-je écrire quand je n’y peux rien de ce monde
quand tout cela s’infuse à l’intérieur
ne demande qu’à prendre l’air



Cécile Guivarch

Publié dans Poésie du monde

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