Sous l'arche du temps

Publié le par la freniere

Sous l'arche du temps

SOUS L'ARCHE DU TEMPS
ESSAI SUIVI D'ENTRETIENS

HÉLÈNE DORION


« Se tenant contre le simulacre, l'écrivain, l'artiste nous fait éprouver le monde, commun à tous, et revendique la nécessité de l'inutile. Il ramène le péril au cœur de la vie et maintient en tension le fil de l'existence par où, funambules, nous avons à marcher au-dessus de l'abîme. Cette vérité, Hélène Dorion semble l'avoir éprouvée dans sa chair, comme une brûlure, une soif brûlante, un vertige. Y rester fidèle, elle ne sait que cela. Rester en éveil. Restituer le mystère, le pouvoir du rêve. Secouer les fondations du tel quel, l'indolence de l'âme, l'apathie du cœur. Faire ressentir la sensation d'exister, d'habiter cette terre fragilisée. Faire de nous des veilleurs du monde, des gardiens d'humanité, dans notre coin de planète qui nous est imparti.

Poète joyeuse, enracinée dans son sol, dans sa langue, dans son corps : racines de l'universel. En fin de compte, Hélène Dorion s'adresse à notre fragilité. Celle que nous ne voulons pas voir, ressentir, vivre et qui pourtant nous ouvre à la vie. Celle qui est masquée sous l'épaisseur des images de puissance, de contrôle, de rentabilité. Elle le fait en nous restituant, par sa poésie, la fragilité de la vie quotidienne – ses sensations, ses odeurs, ses couleurs, ses sons. Et en nous offrant le bonheur de soupçonner, sous les mots, le battement du cœur de la Terre, à l'unisson du nôtre, qui transfigure l'existence en chant. »

Extrait de la présentation de Jean-Claude Ravet
Rédacteur en chef de la revue Relations

Publié dans Glanures

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