Un parti-pris

Publié le par la freniere

Elle écrit du cœur du poème, du jardin d'enfance, du lieu où tout serait possible. Elle s'inquiète du temps qui se déploie sans indiquer sa route. Elle ne s'appuie plus, pas même sur l'écriture. Elle a rompu un à un tous les épaulements, elle en a fait du petit bois pour les heures froides. Un jour peut-être, ici ou ailleurs, dans les pages d'un livre, par la grâce d'une fleur de fruitier, elle dira, elle même étonnée : "La maison vieille est toujours debout", et elle sourira des anciennes peurs. Elle aura choisi de croire que les oiseaux sont heureux. Ce sera comme ça, un parti pris.

 

Ile Eniger

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