Un instant

Publié le par la freniere

La vie court à la mort

avec les pieds des hommes.

Elle s'ouvre à l'infini

avec la peau des fruits.

 

Si je n'abdique pas,

c'est à cause d'un loup,

d'une abeille,

d'un mot,

d'une vague odeur de menthe,

des sentiers d'herbe verte

qui prolongent mes jambes.

 

Je porte en moi les yeux

d'une femme très loin.

Je me nourris du pain des livres

et leurs miettes de lumière.

 

Un instant, une seconde,

la beauté passe et nous salue,

cela suffit pour continuer.

 

Jean-Marc La Frenière

 

Publié dans Poésie

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