Nous, les exilés

Publié le par la freniere

Arrivé par les petits miracles de FB en l’occurrence Giuseppa Gigi Galluzzo

Nous, les exilés,
qui vivons à coup de calmants,
Notre patrie est devenue Facebook
Cela nous ouvre le ciel
Fermé devant nos visages aux frontières.

Nous les exilés,
Nous dormons en serrant contre nous
Notre téléphone mobile.
Sous les lumières
Des écrans de nos ordinateurs
Nous nous assoupissons pleins de tristesse
Et nous réveillons plein d'espoir

Nous, les exilés
Rôdons autour de vos maisons lointaines
Comme les amoureuses rôdent
Autour des prisons,
Espérant apercevoir l'ombre de leurs amants.

Nous, les exilés, nous sommes malades,
d'une maladie incurable.

Aimer une patrie
Mise à mort.

Maram Al Masri

 

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Candice 17/01/2019 01:03

Très bel article, très intéressant et bien écrit. Je reviendrai me poser chez vous. A bientôt.