Eh Léo, tu es là

Publié le par la freniere

Eh Léo, tu es là ?

Tu es né par hasard comme naît la bourrasque
D'un ventre fécondé dans le strass monégasque
Et ta vie qui choisit les chemins de traverse
Ces semailles en toi que tu pressens qui percent

Une comète un jour fulgura dans ta tête
T'ouvrit la dimension où chantent les poètes
Et tu déambulais dans les contrées bizarres
Où les mots s'alchimisent aux friches du hasard

Tu as gueulé misère dardé le drapeau noir
De l'anarchie qui chie sur tous les étendards
Avec cet an Dix Mille au fond du désespoir
Et ta pute océane arpentant les trottoirs

Crinière de lion neigeant sous les projos
Planté droit dans le cri tu feulais vieux Léo
La plainte des marées et la mélancolie
De ces soleils brisés aux récifs de la pluie

Tes enfants sont partout partouzant la Chimère
Arpégeant comme toi le spleen de Baudelaire
Avec le temps qui boîte un chemin sans balises
Avec ces lendemains où les contours s'engrisent

Les orphelins de toi de ta chair de ta moelle
Aux portes de secours battant sur les étoiles
Guettent la galaxie où tu as mis les voiles
Boivent à l'âge d'or aux tavernes du doute

Hé...Léo...Tu es là ? ... UN DERNIER POUR LA ROUTE !

Georges Cuffi

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