Je voudrais tant

Publié le par la freniere

Je voudrais tant que tu sois là, comme au jardin, entre les iris d'eau et les roses anciennes. Que ton rire cueille mes mots en creux de mains. Que les heures partagent tes couleurs et les oliviers l'argent de tes cheveux. Je voudrais tant, debout sur l'amandier d'hiver, croire au printemps par ta voix de torrent. Et puis, aimer le jour parce que tu l'ensemences. Et que le vent, encore, m'apporte ton odeur. Et relire dans tes yeux la jubilation sacrée des mésanges, bleues. Je voudrais tant que la poulie ne grince plus sur la rouille du temps. Que le ciel ne soit plus ces bourrasques cruelles, ces orages foudroyant les aubiers. Que le bonheur revienne consoler le chat et le silence. Ô, je le voudrais tant.

 

Ile Eniger

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