Le bois revit

Publié le par la freniere

Scrutant l’obscurité, j’appréhende sa lumière. Les bûches qu’on consume font revivre le bois. Toute question échappe à sa réponse. Elle vivote en dessous, à l’envers, à l’endroit, dans la lumière du cœur ou l’ombre dégréée. Faire semblant d’être là, c’est mourir avant l’heure. Je préfère saigner et mâcher l’amertume, sucer les javelles blanches de la neige, faire craquer les mots comme des doigts de fée. Le temps fait chemin. Ses pas grugent l’éternité. Mes enfants en effacent les traces. J’écris pour éloigner le dégoût et la mise en abîme. Je décroche mes mains pour tendre vers chacun l’amitié de mes doigts.

 

Jean-Marc La Frenière

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