Salmigondis a la bonne franquette

Publié le par la freniere

Salmigondis a la bonne franquette

Salmigondis à la bonne franquette dans « ma cabane en bois de planche »

« C’est notre dégoût de la grosseur du tas des écrasés du cœur qui va nous sauver. »
- Réjean Ducharme, L’hiver de force.

« Mère, faut-il le rappeler? La nature, c’est naturel. »
- Jacques II de Chabannes de La Police

« Nous, au village, aussi on a
De beaux assassinats »
- Georges Brassens

Il se peut que l’on perde un bardeau;
cela m’est déjà arrivé subrepticement
comme une boîte à surprise en pleine farce
du Pirate Maboule à la fin d’un après-midi fauve.
Il se peut aussi qu’une planchette de pruche
se décloue et parte au vent comme rien...
Le temps est mûr alors,
et c’est une bonne idée,
ma douce Franfreluche
d’amour fou fardé rouge,
de penser organiser
en critères d’orgue d’improvisation libre de barbarie
un grand concours de circonstances épique hourra,
un sommet où seraient conviés sur le massif
tous nos alcolytes anonymes de la Terre,
tous, les damnés désunis du Manifeste, les ceux qui toussent,
les celles qui adorent chourler la soupe à la corde
et snifer les Chants de Maldoror;
les pions allumés du feu d’échec du monopoly
zigzaguant à contre-courant
dans l’ornière des gaz à effets de faux cils,
sans frémir, les yeux fermés,
sur les us et coutumes surannées,
les os et les coupures,
pour deviser et deviner le temps boule chiqué gris de braises
qu’il fait à coucher dehors avec la chienne à Jacques
et « les raqués de l’histoire »,
question de lever le drapeau et le fly qui se dandine dans la demi-tout,
sachant bien qu’on ne fait pas des omoplates
sans casser du sucre sur le dos des intempéries,
et du cou, couper court côté cour
le sifflet mouillé au fil d’arrivée des endormis plates comme la pluie.
Oui, Madame Blancheville, oui Monsieur Net,
électeurs, électrices, électricité de la grande noirceur,
c’est bien juste pour dire aux gérants d’extraction
qu’on ne peut tout de même pas
se savonner la mémoire du printemps à l’Irishman
et s’exciter le poil en marchette qui tombe pile
sur les toits et les moi de l’humour en vantardise
sans penser au peigne fin du don qui choque
le constat universel selon lequel, quel beau climat,
les oreilles ont des murs, c’est entendu,
et les murs, en revanche, ont des oreilles,
c’est bien connu,
mais ils arborent aussi une bouche
qui avertit comme le petit serin dans la mine de cop,
qui murmure en anglais,
comme celle-ci que j’ai ouï-dire de mes yeux vue
entre les craques locales de la tessiture
de ces jeunes vieux Cantons-de-l’Est
que personnellement j’aime d’amour,
surtout le Canton d’Ely,
une très très ancienne aventure d’un ours olé olé,
comme dans la maison ours que je reste,
peut-être s’agissait-il d’un loup :
Bou-Lou lâché lousse en plein visage vers 1878.

Tout le reste, Mère-grand, puisqu’il faut remonter le temps, n’est que littérature argentée.

 

Jacques Desmarais

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article