La tirelire du temps

Publié le par la freniere

Le temps est une immense tirelire. On finit par la casser un jour ou l’autre. La monnaie de la vie déborde, les cennes noires de l’espoir, le petit change d’aimer. Le langue s’agit dans le vent des baisers, l’ubiquité des choses, les mains calleuses de l’effort. J’avance mon crayon des pommes de route aux McIntosh, des pommiers nains aux séquoias géants, des tiges de pissenlit à la grandeur du cosmos, des bouses de vache à la dentelle des fougères, de la sève à la cime, du trognon à la chair, des pépins à la pulpe, de l’épaisseur des phrases à l’infini des mots. On ne met pas le bonheur en banque sans hypothéquer la vie. Je dépose mon âme dans la fente d’un corps. Le point G n’est une question de sexe, mais une façon d’aimer.

 

Jean-Marc La Frenière

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