La marche du printemps

Publié le par la freniere

le vent fait tournoyer les feuilles mortes
réapparues sous la neige fondue
l’automne danse en avril
avec la poussière des rues
et les chiffres des bulletins de nouvelles

lentement passe et repasse
une voiture de police aux vitres teintées
une chenille rampe sur le sol humide
se chauffe au soleil en bordure de l’asphalte
et tout continue d’avancer à son rythme

je regarde les arbres aux branches nues
des bourgeons se montrent discrètement
je me dis que si je n’avais jamais vu le printemps
jamais je ne pourrais imaginer
les feuillages les fleurs les fruits
les pelouses et les potagers verdoyants
jamais je n’imaginerais qu’après
cette saison trempée de boue et de larmes
puisse venir une vie nouvelle

d’un œil je vois le monde pour la première fois
l’autre est enraciné à la terre
sa mémoire
son énergie
son élan vital

  Jean Perron

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