Stupeur

Publié le par la freniere

Les gestes ne courent plus. Le vie médite dans le vol des oiseaux, le repos des sols, la respiration des arbres. Sur la rambarde du vide, l'âme se penche, muette. Stupeur de seul au monde, le coeur observe sa route. La pensée désertée racle ses fonds de tiroirs. Une vague floue croise la solitude et porte des heures pauvres. Les mains jointes ne s'agitent plus. L'eau, la terre, l'air, imposent le silence, bâillonnent l'inutile, ligotent les frénésies, remettent à l'heure les pendules. L'enfant perdu rassemble ses cailloux blancs.  Et, derrière la vitre du jour, l'appel du vivant fait signe.

 

Ile Eniger

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