Le dos du rêveur

Publié le par la freniere

Pour le dos du rêveur, le réel manque de vertèbres.

Les uns prient, les uns pleurent, tant d'autres font semblant.

Les uns jouent de l'accordéon, les autres jouent du tiroir-caisse.

Le temps travaille pour nous sauf si l'homme s'en fait une monnaie d'échange.

Je le préfère modulant sa rengaine aux chiffres des horaires.



L'infini aura toujours raison sur les mauvaises nouvelles.



Que m'importe le pont quand les vagues m'appellent.

Toutes les terres lointaines, les chemins inconnus, les astres inaccessibles,

j'y suis passé jadis dans les pas d'un enfant.



A force d'aller nue, mon âme cherche encore un vêtement à sa taille.



Dans mon terrier d'étoiles, j'épie l'envers du monde.

Chaque chose habitée comme un corps dans un corps.

Je mêle mon haleine à celle des racines,

ma sueur à la soif,

ma parole aux galets.



Dans ce siècle de verre, je cherche une lumière qui ne soit pas factice.



Portant mon âme sur les épaules,

je tends les bras vers le soleil.




Jean-Marc La Frenière

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article