Une odeur de femme

Publié le par la freniere

Il rôde un rêve de femme
comme une faim de louve
la tendresse féroce à surgir
et à fondre dans ce qui s’ouvre
la paupière percée du monde.
Il rôde un rêve de femme
une odeur de bête blanche
étourdie dans la neige
la vie silencieuse et sauvage
et les oiseaux de brume.
Il rôde un rêve de femme
l’instinct puissant, éruptif
comme un souffle vital
comme une coulée de lave
à durcir le vivant et à le faire tenir
le chant écorché-vif.
Il rôde un rêve de femme
accroché dans les branches
à boire aux nervures creuses
le sang et toutes les sèves
à faire le renouveau.
Il rôde un rêve de femme
à éteindre la nuit et redresser le jour
la chair lavée de ses envies
à l’acmé des orages et du pur
la chair aux vents séchée.
Il rôde un rêve de femme
un ciel salin de mère
à faire frissonner l’onde
et siffler les sirènes
pour endormir l’enfant.
Il rôde un rêve de femme
comme une faim tenace.
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