Au Blue Blaze Café

Publié le par la freniere

Au Blue Blaze Café

Avec le ciel pour seule couverture
J’oublie les embarras du monde

Cette nuit qui sait combien de fleurs sont tombées ?

Les messagers ailés volent au-dessus des océans.
Ils vont et viennent mais sans laisser de trace

Que sont devenus nos rêves d'oasis ?
Abondantes cascades d'Aïn-el-Fijeh
A l'ouest de la vallée du Barada

La fille dans les ruines de sa chambre
N’entend plus l’appel de ses parents

Un soleil oblique et morne
Tombe sur les rues échancrées
Au Blue Blaze Café
C’est l’heure du thé vert
Du narghilé et de la pizza à l’italienne
Mais rares sont les passants

Jadis
Circulait le marchand de cherbet
Et le loueur de galaoum
Avec son réchaud de charbon
Pour allumer les pipes

Richard Taillefer

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