Denise Desautels

Publié le par la freniere

Denise Desautels

un cliché montre l'intime plaie
à la surface le rouge à vif
expurgé de sa douleur
une touche de grenat et de carmin
une teinte de plus
dans la splendide orgie du paysage
entassée parmi tant d'autres
attendant d'être saisie
par les caprices d'une paupière
et c'est encore la beauté

***

des reflets ou des effets de réalité
remuent dans la ville
nos deuils défilent sur les graffitis
que l'oeil dénature en passant
c'est vivant les villes
certains jours de mai
on y bouge
dans une lumière crue
qui ne camoufle rien
hormis le silence

Denise Desautels, L'Oeil au ralenti, Noroît, 2007

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