Pianissimo

Publié le par la freniere

Dans le murmure du silence, l’orchestre joue pianissimo. Le batteur joue du balai sur la caisse claire. Guilbeault fait glisser ses cordes rouges sur la peau noire de Mingus. Chaque écoute est une bulle de musique où s’égrènent les arpèges du piano. Deveault étire ses doigts sur le clavier. La clarinette de Bélanger se mêle au saxophone de Derome, la trompette de Jolicoeur aux rythmes des cymbales de Lavergne. À l’archet, au cuivre, aux notes blanches et noires, l’ossature de l’oreille s’enveloppe d’un épiderme musical.

Jean-Marc La Frenière

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article