Lundi 22 septembre 2008

Il faut écrire sans s'en apercevoir, comme un enfant dépasse en coloriant, comme un oiseau répond à l'autre. Les morts écrivent-ils encore ? Font-ils enfin ce qu'ils voulaient ? Parlent-ils aux oiseaux le langage des fleurs ? Font-ils enfin ce qu'un vivant s'empêche ? J'écris parce que j'ai faim. J'écoute de la musique parce que j'ai soif. Je mange un bout de pain à défaut d'infini. Je parle pour comprendre la langue du silence. Il n'y a pas d'obstacles que l'eau ne franchisse sans gaieté. Lorsque je mets la main dans l'eau, j'entends son rire sur ma peau. L'amour seul est éternel. Ce que nous aimons dans l'autre survivra à la mort. Lorsque ma femme est morte, je suis devenu soudain parent de tous les morts. Dans une seconde de parole, il y a des heures de silence. Il y a des vies entières dans le pas d'un enfant.

Toute soif de pouvoir, cet appétit de posséder, n'est qu'un désir parcimonieux. Elle ne veut que l'habit, pas la vie qui l'habite. Un rêve trop étroit n'est jamais qu'un carcan. Un papillon s'étouffe dans un poing trop serré. La parole est un animal. Quand elle cesse d'être un loup dans la forêt des hommes, elle devrait se taire. La parole est un arbre. Tout n'est jamais perdu. Ce que nous voulons dans la vie doit sûrement être là. Ce que nous disons. Ce que nous aimons. L'empêchement d'aimer n'abolit pas l'amour mais le rend nécessaire. Dans la vie, ce ne sont pas les évènements qui comptent mais les sentiments. Je n'écoute jamais les bulletins de nouvelles. J'attends les commentaires des oiseaux. Je syntonise les étoiles. Nous sommes tous les pétales d'une fleur absolue.


Certains naissent d'un regard. Ils passent toute leur vie à regarder. D'autres naissent d'un coup de poing. Les genoux en sang, les jambes flageolantes, ils essaient sans cesse de se relever. Les morts sont bien plus que des anciens vivants. Ce que l'on dit n'est jamais ce qu'on dit. C'est autre chose qu'on entend. Ce que l'on fait n'est jamais ce qu'on veut. L'infini est toujours à venir. J'accroche un sourire sur la figure du sommeil, l'ombre d'un rêve dans l'éclat de ses yeux. On ne sait pas voir. On ne sait pas parler. On se tait. On croit dire le monde alors qu'il nous tait. Tout bouge avec la pensée. Tout est mobile. Il arrive que la nuit s'habille en blanc, que les pas continuent quand la route s'arrête. Quelque chose manque toujours. Il doit y avoir quelque part un endroit trop petit pour tout ce qu'il contient, les caresses oubliées, les mots tus, les promesses perdues. Je plie mon cœur en quatre pour ne pas qu'il explose. Les mots ne disent jamais tout ou bien ils disent trop. Ils laissent des cheveux sur la soupe, des bouts de bois sur la route, des poils sur la langue, des voyelles muettes. À force de regarder dehors, on n'est plus dans son corps mais dans le paysage.


Où allons-nous ? Le monde se soucie de sa dernière chemise mais il oublie sa première dent. De magazine en magasin, la mode ne sera toujours qu'une camisole de force. Trop d'idées noires encombrent le dessous de ma casquette. J'ai un poids sur le dos, un trou dans le cœur, trop de rides sur l'âme, un galet sur la langue. Je suis le vieil homme et l'enfant, une minuscule faille dans l'écorce des jours. Pour supporter l'instant, j'ai besoin d'absolu. Je mêle du Bobin aux lignes de Cioran et mêle Guillevic avec Autin-Grenier. Sur les chemins de boue, j'allège mes souliers d'un air de Mozart. Il y a des jours où ma tête est aussi transparente que l'air. La nuit déverse des pelletées d'images dans un trou du cerveau. Une troupe de voyelles a déserté la guerre. Elles reviennent affamées au sexe de la terre. Je les accueille sur ma page d'un grand cru d'encre noire. Sans amour, le monde s'éteindrait. Il n'y aurait plus d'étoiles mais des néons. Il n'y aurait plus de soif, plus de faim. Sans amour, tout ne serait que vanité. Le moindre pas d'insecte, le moindre vol d'oiseau, le moindre cri de bête nous apprend la vie mais l'essentiel nous échappe. Face à la mort, nous sommes démunis.



par la freniere publié dans : Prose
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 17 septembre 2008
à Céline Desmarais


J'ai ouvert un nouveau cahier pour ne pas mourir. À la première page, il y a déjà un rêve. Chaque page est un berceau. Je nais avec les mots. Je m'immisce avec eux dans les querelles d'oiseaux, les vols de papillons, les mariages de l'herbe. J'écris pour que le jour se lève, que la nuit s'en aille, que les ombres s'allument. Il y a longtemps que je ne pleure plus. Ce sont les mots qui coulent, des fleuves de mots. À qui parlons-nous lorsque nous parlons seuls ? J'ai gardé de toi un flacon d'eau de Cologne. Je m'en parfume quelquefois. J'en glisse une goutte entre les mots. Tu vis dans tout ce que je vis. Tu touches les mêmes choses que moi. Lorsque je prends mon bain, l'eau me rapproche de toi. Tous les jours où nous vécûmes ensemble, je ne connus que le bonheur. Qui peut en dire autant ? Je marche encore vers toi. Chaque jour, je me rapproche de toi. Tu es le vent, la pluie, le soleil. Tu es la route où je pose les pas. Tu m'écris chaque matin une phrase nouvelle sur la ligne d'horizon. Je la déchiffre avec douceur. Elle dit toujours je t'aime.

Avec toi l'amour était partout, dans un livre, dans une pomme, un orage qui éclate au milieu d'un pique-nique, un lacet qui se brise et surtout dans les bras l'un de l'autre. Tout livre a un commencement mais finit-il vraiment ? Quand tu es morte, c'est moi qui ai perdu mon sang. Tu me donnes le tien. Tu continues à faire battre mon cœur. Au-delà de tout, tu persistes à vivre. La mort n'y peut rien. Ta voix me parle encore. Tu es née à quelques kilomètres de chez moi, sur le bord du Richelieu. Était-ce déjà toi qui m'attirais vers l'eau comme le cœur d'un aimant la limaille du monde ? Notre pays est cette rivière. Je t'habitais déjà. Ton rire continue dans les frissons des vagues. Chacune vient lécher l'abîme de mon âme. Quand je cherche mes mots, je les trouve en toi. Il n'y a qu'une seule façon de parler aux morts : vivre le mieux possible.

Il y avait chez toi un tel vacarme. Tout le monde venait se faire consoler. Le pire des truands t'apportait une valise de larmes. Il repartait léger, un sourire à l'épaule. Tu faisais danser tel autre avec sa corde pour se pendre. Tu reprisais sans cesse les attaches du coeur comme on remonte ses bas. Tu resteras toujours cette petite fille faisant ses premiers pas, s'accrochant à la vie et la rendant plus belle. Il y a tant de choses en toi qui portent le bonheur, un bol de lumière, une tasse de rires, la tige d'une pensée. Ma mémoire n'arrive pas à en faire le tri. Elle butine de ci de là. Elle s'attarde aux détails. Dans cette vie trop étriquée, qu'y a-t-il de mieux à faire que d'aimer ? Tu me répètes encore cette vérité, à chaque lever de soleil, à chaque brin d'herbe qui naît, à chaque oiseau qui chante.

Tu me manquais avec de te connaître. Tu me manques encore. Celui qui se suffit ne connaît pas l'amour. Tu as brisé les vitres dans la maison mentale. Je respire plus large. Je vois plus loin. Tu es toujours en moi, même quand je n'y suis pas. Tu veilles à ma place. Une seconde, c'est un jour. Un jour, c'est un siècle. Un amour, c'est pour l'éternité. J'aimerai toujours à cause de toi.



par la freniere publié dans : Prose
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 11 septembre 2008

Tous ces bureaux, ces usines, ces horaires, ces affiches à la mode, ces sorties d'autoroute, le flot des choses courantes, cet âge qu'on nous donne, ce rôle avec un nom sur une carte d'affaires, tout ce qui enveloppe la mort, la vraie vie n'est pas là. La belle étoile n'est plus que le nom d'un motel. Je cherche l'homme en l'homme, ce qui reste d'enfance dans les bilans comptables, ce qui reste de feu sous la cendre et la neige. Pour l'âme qui s'étiole, pour l'homme qui se ment, pour l'enfant qui radote, pour les arbres apeurés étranglant des oiseaux, pour les mains sans mémoire, pour la douleur qui fait mouche, pour les scellés du coeur qu'on n'ouvre qu'à la nuit, pour les paroles avares, pour la pierre qu'on lapide, pour la main déchirée, pour les rêves mis en loques, déchiquetés, salis, pour la parole exsangue, pour les bouches muettes, il faut que nos caresses absolvent l'avenir. Les mots ne suffisent plus pour se mettre à l'abri. Je dors tout habillé, une torche à la main, comme les premiers hommes dessinant sur les murs avant même d'écrire. Je veux mêler mon sang à la sève des arbres, mettre des mots dans les cris des oiseaux, des couleurs dans l'ombre, un peu de sel de mer sur le sable des choses.

Je me perds en forêt. Il y a des mots qui ne sortent pas du dictionnaire, d'autres se cachent entre les parenthèses, des mots qu'on bat entre les lignes, des beaux trop beaux pour être vrais. Il y a des mots qui rient et d'autres qui font rire, des mots qui riment à rien, des mots sans voix, sans voyelles, sans sens, des mots qui font pleurer, des mots qui servent à se taire. Il y a trop de mots pour y croire. Le signet des nuages se déplace sans cesse. Les phrases changent de place. Les mots changent de sens. Certains mots creusent l'abîme. D'autres mots servent de pont. Des images apparaissent sur le dos des ruisseaux. L'oiseau qui répondait est celui qui questionne. Malgré tout, dans ce grand livre ouvert, la vérité d'hier reste la même. L'enfant qui n'a rien invente quelque chose. L'homme doit tout perdre pour gagner quelque chose. Dans la nuit la plus noire, les yeux se font plus clairs. Dans la lourdeur du temps, les gestes sont légers. Quand le vent tombe, ce sont les pas qui volent.


Je dépose des mots, cousus selon les saisons à l'ourlet d'une fleur, à la robe des neiges, à la dentelle des feuilles mortes, à l'eau vive d'un ruisseau. J'y ai mis des grimaces, des larmes, des sourires, ce qui manque à la vie et manquera toujours, le trop plein des idées, la nourriture du cœur, les routes du désert, les chemins de l'enfance. Les poètes voyagent mais le bonheur n'a pas de route. Il n'y a pas de nom pour l'amour. On dit l'amour à défaut d'autre chose. Les mots sont trop petits, les caresses trop courtes, les paupières trop pesantes. La vie est trop brève pour l'amour. Même la mort ne suffit pas. Je partirai sans dieu sans adieu pour trouver qui je suis.



par la freniere publié dans : Prose
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 9 septembre 2008

Des milliers de crises de nerfs à traverser, des autoroutes de peur, des lacs entiers de larmes, des enfants morts de faim, des kilomètres de névroses, des poissons morts de soif, des banquises qui fondent et des abeilles qui meurent sans qu'on sache pourquoi. On n'attend plus midi à quatorze heures mais les mauvaises nouvelles, les mensonges, les klaxons, les sornettes. On s'éloigne pour ne pas se trouver. On se perd à chercher l'artifice. L'espoir a fait depuis longtemps ses bagages, un petit pain, un peu de rien, un livre ou deux, des voyelles usagées, quelques heures, quelques mots. L'œil de l'homme ne sait plus voir sans lunettes, sans pub, sans rimmel. Il ne veut pas savoir les choses mais connaître leur prix. L'arbre recule devant l'homme. L'air et les oiseaux ont peur. L'image d'une autre vie s'efface derrière les écrans. Les soldats de plomb sont devenus féroces. On a déménagé tous les meubles du cœur dans un hangar de tôle. Le soleil croule. La terre s'écroule. La vie nous double à cent à l'heure et prend la mort sur le pouce. Ce qui reste d'amour fait la quête au jardin. L'aurore se réfugie dans la chaleur des tombeaux. Où retrouver la source quand l'eau elle-même ferme ses lèvres ? La moindre envie de boire ne trouve qu'un désert. Ce n'est pas la mort qui sent le renfermé mais ce qu'on fait de la vie. C'est dans le sang versé que je lis chaque jour toute la mémoire du monde. Je cherche l'infini derrière le vide, l'étoile dans le proche, la ligne d'horizon dans l'œil d'un chevreuil. Toutes les routes du monde voyagent dans mes mots. Quand il n'y a personne, je regarde le temps qui traverse le pont. Chaque microseconde, il change de costume. Je dessine les anges avec une aile plus courte que l'autre, un dieu sans voix, sans visage, sans foi, un pays sans frontières. Sur le papier, je vois la mer, les étoiles invisibles, les planètes inconnues. Je vois l'azur dans un brin d'herbe, un nimbe de clarté dans l'ombre d'un érable. J'entends la terre qui respire. J'ai des mains de racines et les yeux latéraux des oiseaux. Je rêve de silence parmi le tintamarre, d'un chevreuil dans la foule, d'un arbre dans la banque où la monnaie serait la pomme, d'une image imprévue dans la phrase des pas. J'adhère avec la plume au vol des oiseaux.


par la freniere publié dans : Prose
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 8 septembre 2008

Entre mes bras, tu es comme ce vent qui se donne au ruisseau. C'est ensemble que nos corps s'appartiennent. Les verticales s'allongent et l'horizon se dresse. Je fais chanter du doigt les lignes de ton corps. Tes mains comme des pétales témoignent pour la fleur. Il y a toujours quelque chose de neuf entre nous. On ne s'épuise pas en s'épousant. On retrouve son centre, son sens, son absolu. Quand tu m'es apparue, j'ai recommencé à vivre. Le soleil s'est ouvert comme une grande main distribuant sa force à toutes mes cellules. Nous inventons le monde à chaque mouvement.

Je suis venu à toi comme un enfant trouve la vie sans l'avoir cherchée. Chacun de mes pas est un retour à toi. Je me nourris par toi. J'agrandis l'infini. C'est toi mon déjeuner, le pain chaud de l'amour, le pain de fesse, la soif à partager, le café du bonheur. Nos larmes réunies apprennent la caresse. Ensemble nous savons l'éternité possible. Je ne veux pas mourir pour rien. Je veux vivre pour toi.

Si la vie te fait mal, je voudrais que mes doigts allègent le fardeau d'un baume de tendresse. Tous mes mots crient courage. Mes mains tendues vers toi t'apportent l'eau du cœur. Ma vie est debout pour t'aimer, mes doigts liés à tes caresses, mes lèvres sur ta bouche. C'est toi qui donne son regard à l'aube, sa tendresse à la nuit. C'est toi qui parle dans ma tête à chaque fois que je chante. Une ombre bouge dans tes pas comme un chat de lumière. J'aurai connu par toi le bonheur de vivre, l'importance d'être vrai.

La pluie ressemble au chant de l'invisible. Le temps et l'espace ne font qu'un comme deux mains unies, deux corps l'un dans l'autre. Tu me fais croire à l'impossible, l'idée de vivre accolée au bonheur. On ne raisonne pas l'amour. Chaque jour on perd la tête pour retrouver le cœur. On perd ses vêtements pour retrouver sa peau. On perd son nom pour retrouver son âme. La moindre des caresses fait voler en éclats la dureté du réel.

Avec toi, je suis chez moi, partout, n'importe où, toujours. Tu es devenue ma résidence. Ta peau reste collée au moindre de mes gestes. Plus près du cœur que jamais, plus près du corps, je te porte en moi, sur moi, partout. Le galbe de tes bagues redessine mes doigts. Mon âme s'habille de ta chair. Il faut que nos caresses absolvent l'avenir. Nous nous sommes aimés. Nous nous aimons. Nous nous aimerons. Je parcours le monde de tes hanches à tes pieds, tout l'univers d'un sein à l'autre, la mer dans tes yeux. Je passerai ma vie à marcher avec toi. Je passerai ma vie à t'aimer. De baiser en baiser, de caresse en caresse, la distance s'abolit. Nous sommes ce que nous devenons, le même être à deux corps. Nous sommes là, nous aimant, créant un univers où la mort et la vie ne serons que passages. Je ne vois plus la nuit. Tous les côtés de toi m'ont ouvert le jour.

Il y a toujours toi au bout de moi. Il y a toujours ta route sous mes pas, tes lèvres sur ma bouche, ton sel sur ma peau. Les meubles de ton cœur ont remplacé les miens dans la chambre de vie. Dans la matière même de mon corps, il y a aussi tes gestes. Dans la lumière que je vois, il y a surtout la tienne. Mes pas sur la route, je les pose pour toi. Les mots, je les écris pour nous. Lorsque je marche à toi, je vais plus loin que tout. Chaque fois que nous sommes ensemble, c'est une nouvelle vie. Je regarde les fleurs avec d'autres yeux. Ma main gauche se souvient du moindre bout de toi, ma bouche du moindre goût de ta peau, ma main droite du frisson qui animait tes cuisses.

Quand je t'ai rencontrée, j'ai cessé de marcher avec la mort dans mon ventre. J'ai installé une photo de toi sur ma table d'écriture, ta voix dans mes oreilles, la couleur de tes yeux sur le visage de l'âme. La distance entre nous, notre amour l'a franchie. La vitre qui nous séparait, nous l'avons traversée sans la briser. Notre amour rend le monde plus rond. Il saute comme un ballon de mes bras à tes mains. Je voudrais t'emporter sur une île déserte et ne te faire que l'amour. Nous nous ferons du bien. Nous nous aimerons assez pour ne pas mourir.



par la freniere publié dans : Prose
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

D'un mot l'autre

Scribulations est parue


pour commander
Éditions La Madolière

des mêmes auteurs
pour commander:
en.ligne.editions@hotmail.fr

Parutions

Aux éditions Chemins de plume:

L'Autre versant, 2006


Parce que, 2007

pour commander:

au Québec:

Jean- Marc La Frenière – 344 rang 6 Saint-Ferdinand Québec G0N1N0

en France:

Ed.Chemins de Plume 156, Corniche des Oliviers-V 30 - 06000 Nice


autres publications:
Pour en finir avec la mort, Légitime démence, 1990

La nuit des gueux, collectif, La Plume libre, 2006

Photomaton, collectif, En Ligne Éditions, 2006

Scribulations 0-1, collectif, Éditions La Madolière, 2008





Recherche

RSS

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus