Vendredi 23 novembre 2007
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Ce vendredi 28 mai 1971

j’avais sur la table de ce village perdu

             des Hautes Pyrénées

ce même volume bleu mer de Valéry

            Tel Quel 1

que j’ai repris à l’instant

   Deux sortes de vers: les vers donnés et les vers calculés

         ( la suite au chapitre Rhétorique)

Ce jour-là la radio annonçait : Jean Vilar est mort à Sète

         ”du coeur comme il se doit”

avais-je écrit de cet être généreux et secret

        qui  fit tant de fois les nôtres battre

“Il nous a donné à aimer la ronde de nuit”

        avait dit au poste quelqu’un

        Son ami Béjart peut-être

       que le créateur d’Avignon

       avait associé à l’aventure

       et à la messe pour un temps présent:

Comment sans le divin côtoyer le sacré ?

   Bondir jubiler entraîner emballer le Palais des Papes

          au bel âge des Utopies

   Et puis étaient descendus les petits docteurs de la Révolution

   Qui clouèrent Jean et Maurice au pilori de leur connerie

   Qui n’a pas entendu sur l’air des lampions

             Vilar Béjart Salazar !

   Qui n’a pas vu les interventions de ces misérables

      venus sur le plateau de la Cour d’Honneur

      interrompre la danse et le jerk électronique

      pour leurs logorrhées maoïstes léninistes trotskystes

     ne peut comprendre le mépris que je ressens

     en voyant leur rejeton

     parader et parler comme des perroquets à la télévision

Ces cons

Qui me gâcheraient encore la fête

Si n’était plus forte mon admiration pour

        Vilar Béjart

        Leur grand art

        Leur énergie joyeuse

        Leur survivance…

Jean-Jacques Dorio
 
dorio.blog.lemonde.fr/
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Vendredi 9 novembre 2007
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Jean Gagné dans son capharnaüm



FILMOGRAPHIE
 

Saison Cinquième, 1968 –

La Tête au neutre, 1973 –

L' ou 'L, 1974 –

Une Semaine dans la vie de camarades, 1977

À vos risques et périls, 1980 –

La Couleur encerclée, 1986 –

Le Royaume ou l'asile, 1990 –

La Folie des crinolines, 1995

La Marche à l'amour, 1996,

Ton père est un bum, 1997,

Étrange Histoire, 1998,

Un souffle qui brûle, 2001,

Barbaloune, 2002

Cerbères à l'horizon, 2006,

J'irai danser sur vos barrages, 2006,

1 million d'heures plus tard, 2006

 

" .... Les frères Gagné réussissent à créer un palimpseste visuel et

sonore qui s'impose comme une méditation sur le sens des images et

des mots...."

Paul Beaucage, Séquences no 199, novembre-décembre 1998.

"... survolons cette Étrange histoire. ... Film de grave divertissement

poévital, et de tendre gai-savoir, «Étrange histoire» est aussi

du cinéma de revendication. Socioculturelle. Au plan esthétique (on

l'a vu). ET idéologique : Larouche en sa belliqueuse maison de tous

les arts (idem pour Le Conventum); Langevin en sa fragile tentative

de philosopie fraternaliste. ..."

Pierre Léger, journaliste & conteur-poète, septembre 98.

" Vaillancourt est livré ici avec une dimension de grandeur qui

transcende sa personnalité et son oeuvre mais qui l’inscrit comme

une figure un peu mythique dans la grande toile du Québec."

Odile Tremblay, Le Devoir, samedi le 19 avril 2003.

"Ce documentaire brut à l'image des coups de marteau et des

coups d'éclat de l'infatigable artiste confirme une fois de plus le

talent et la place des frères Gagné dans notre espace

cinématographique."

Louise-Véronique Sicotte, Séquences 225, mai-juin 2003

"BARBALOUNE L'ivresse d'une bouffée d'éther... Inspirée du

collage (art visuel que Jean pratique couramment), leur technique

cinématographique est faite de tableaux successifs qui se

juxtaposent sans liens immédiatement logiques. Un univers à la

fois poétique et pragmatique, où le surréalisme fait sans cesse

irruption dans le quotidien. Des images au charme brut. Bref, un

film insaisissable et coloré, comme une balloune ballottant au

vent.

Mélanie St-hilaire, Le Soleil, samedi 7 septembre 2002.

À PROPOS DES FRÈRES GAGNÉ

“À une époque où le film-roman est devenu la seule référence, il y a

dans le cheminement des frères Gagné une recherche qui se situe

dans le sillon des mouvements qui ont voulu libérer l’inconscient:

surréalisme, dadaïsme, expressionnisme, underground, etc...”

Michel Larouche, “Les frères Gagné: I’autopsie du documentaire”,

Copie Zéro, No 38.

"Leur cinéma est imprévisible, comporte parfois des fulgurances,

souvent des moments de poésie, toujours une réalité éclatée.

Véritables porte-étendards du cinéma indépendant au Québec, les

frères Gagné persistent et signent un cinema libre qui donne la belle

part aux envolées et à la mise en valeur d’autres amis artistes"

Marc-André Lussier, collaboration spéciale, La Presse,

Samedi 7 octobre 1995.

"La Folie des crinolines nous entraîne donc dans un thriller baroque

où se superposent un univers passé empreint de superstitions

et un monde actuel axé sur l’argent et le gain. "

André C. Passiour, Quartier Libre,

Volume 3 Numéro 5 le 17 octobre 1995.

"La marche à l'amour, telle que traitée chez Cocagne, est un mât de

misaine de rapprochement entre tous et toutes."

Pierre Léger, journaliste et poète, Art Tiret no 92, décembre 1996

"... La Marche à l'amour, "une performance poétique

cinématographiée" par les frères Gagné, les porte-étendards du

cinéma indépendant au Québec.... Miron devient simplement géant.

Soyons reconnaissants aux cinéastes d'avoir su élaborer une mise

en images aussi magnifique que respectueuse."

Marc-André Lussier collaboration spéciale

La Presse Vendredi 30 mai 1997.

"...spectacle poétique global, la Marche à l'amour.... a éte conservé

intégralement sur bobine par les frères Gagné, ces infatigables

cinéastes de la poésie populaire du Québec contemporain."

Paul Rose, L'Aut'Journal, no 156 février 1997.

"Les frères Gagné viennent de réaliser un fiIm percutant,

Ton père est un bum ...

En toute indépendance et avec la folie des pellicules libres qui les

caractérisent. Véritable montage et cut-up de paroles et d'images

évocatrices de la pertinence des propos de ce poète qui a fait de sa

vie et de son écriture une provocation perpétuelle et un constant ,

délire sur le thème de la fragilité d'exister et de respirer. Un film

essentiel et majeur sur un poète d'ici trop longtemps écarté par la

rigueur publique..."

Pierre Demers,pour L'Itinéraire, no-9, septembre 1997.

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Lundi 5 novembre 2007

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Né à Chicoutimi le 12 septembre 1927. En 1959, il s’était installé à Québec où, dans le Quartier latin, il menait sa vie de bohème et de peintre misérabiliste. Il a été refusé à l’école des Beaux-Arts pas moins de trois fois : parce qu’il était un peintre abstrait (influencé alors par Pollock), parce qu’il portait la barbe, parce qu’il était trop vieux. Depuis ce temps, Saint-Pierre a présenté une vingtaine d’expositions au Québec, en plus de participer à dix-sept expositions collectives. En 1975, le musée du Québec offrait une rétrospective de son œuvre sous le thème des «contes et légendes» illustrés par le peintre.



Comme certains, poètes, Georges Saint-Pierre est un montreur
de monde. Attention! Coriace comme un petit blanc du pays,
il vous arrache l’œil, au passage, comme l’autre vous arrache
la langue. Mais on ne peut pas faire semblant de n’y
avoir point goûté. De ne point l’avoir vu.


D’un trait que d’aucuns trouveraient maladroit, il fait du
moindre rectangle de blanc, de l’espace habité. Le coup de
ciseau de l’artisan. Le coup d’archet du violonneux.


Ses personnages vous regardent, vous voient, vous prennent à
témoin de leur vie, ne vous laissent pas disposer, ne vous donnent
point congé, ne vous excusent de rien, et parfois, franchement,
vous accusent. Pris isolément chacun d’eux est une
bête étrange, hors-la-norme, presque sécurisante. Qu’on
en voie trois, on est forcé de reconnaître, qu’on l’aime ou non,
une façon d’être devant la vie, une manière de voir, un tour
de faire, un style. C’est le sien. Mais après cinq ou six
de ces forts miroirs de lui-même, on retrouve, sans fard, chargée
de ses haillons et de ses splendeurs, la tragique comédie
humaine.

« La peinture, dit-il, n’est pas une évasion, c’est une descente
en soi, souvent une souffrance, je l’apprends à mes dépens dans
la pauvreté au pays des misères ».

Saint-Pierre met son réel à votre disposition, sans ménagement
mais mon pas sans tendresse. Ici, il invite nos yeux à sa table
quotidienne. Avec pudeur et générosité. Et toutes ses familles
regardent ingénuement le monde, l’air à peine de dire : « Quel est le
prochain d’entre nous qui voudra bien s’asseoir dans l’atelier? »

St-Placide, le 9 juillet 1980

Gilles Vigneault

Il est notre modèle à tous,

Avec ses allures de Toulouse-Lautrec.

Il boit du matin jusqu’au soir,

Du soir jusqu’au matin.

On le voit tituber dans les rues de la ville,

Les plus belles filles pendues à son cou.

Sobre quelques jours, il s’enferme chez lui

Dans un réduit infect pour peindre des autoportraits

Et des modèles que sa peinture subjugue.

Il fait partie des personnages

De la bohème de Québec.

Il s’appelle Georges Saint-Pierre.

Il est minuscule, porte la barbe et

Les cheveux longs comme Jésus.

Il est toujours vêtu d’un chapeau et

D’une redingote mauve, trop grande pour lui.

Il n’arrête pas quêter de l’argent à tout le

Monde pour se soûler.

Son alcoolisme est son inspiration.

Ce qui fascine chez lui, c’est son

Pouvoir de séduction.

Les plus belles filles lui sautent dessus

Quand il apparaît dans la rue du Trésor,

Comme s’il fréquentait Picasso.

Pour un verre de bière,

Il dessine en quelques minutes

Un paysage de la vieille ville ou votre profil.

À sa mort, ses toiles prennent de la valeur,

On découvre son talent.

Ses cent modèles le pleurent encore.

 
Pierre Demers
 

J’ai une écriture magique des fois ça fait des bonshommes.

 

Une ambition me hante Donner à l’art sa vraie raison d’être Reconstruire le démoli l’abandonné.

 

Je ne peux grandir en dehors des éléments qui constituent les corps célestes.

 
J’existe comme l’inutile fanal.
 
Georges Saint-Pierre

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pour voir ses tableaux

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Samedi 29 septembre 2007
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Jeudi 27 septembre 2007

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« Entre le goût des images cosmiques, la quête d'un autre souffle ou la recherche du sien propre, il y a un espace d'une prose attentive, juste, d'une réflexion, d'une beauté qui s'accomplit, d'un chemin de feu pour se connaître, aimer et apprendre. A lire, à suivre, pour connaître encore celle qui "n'invente rien qu'elle ne soit déjà ".

Olympia Alberti - Actualités littéraires Nice-Matin

« Quelque chose transpire de la haute étagère. L’orange, la cannelle. L’attente goûte aux fruits. Ma tête est un vin, sucs mêlés, sucre et eau, langue sapide. Les appétits reviennent. Grains piquants. Grains désirs. Grain plaisirs. Cette joie dans l’été. La chaparde. Compulsive. Ce jour, quatre heures, à l’esplanade du goûter, ma terre d’érection est une table mise.»

Née dans le Thor, de la même glaise que René Char, Ile Eniger, imperméable aux modes et aux jeux de coulisses littéraires, mène une recherche unique dans la poésie française. Elle avance vers un dépouillement de plus en plus riche de sens, dans une quête de l’essentiel où chaque mot retrouve sa force initiale. Pas de fioriture. Pas d’emphase inutile. Sur les pages d’Ile Eniger, on n’entend pas le bruit du papier mais celui de l’encre. Il n’y a pas de blancs dans ses poèmes mais des géodes où s’irise le sens.

« Le fil d’horizon et l’aiguille du temps exercent immobiles une patience longue. Ils me semblent courageux.»

La poésie d’Ile Eniger, très incarnée, très enracinée, porte au détour d’un point ce grain de folie qui nous fait basculer dans la conscience cosmique. Dans ces phrases lapidaires, cette écriture terrestre, c’est le ciel qu’on frôle. On retrouve à la fois la rudesse et la douceur du sacré dans ce qu’il y a de plus concret. Ses racines d’encre et de chair ont une préhension très spirituelle des choses.

« C’est venu comme un grain. L’instant d’avant tout était calme. Je cousais. Puis le fil s’est cassé. Pourquoi ais-je pensé synthétique il eut mieux résisté. De coton, je le croyais solide. Je pense aux blessures anciennes. Qu’est-ce qui n’est pas solide ? L’eau, on peut s’y noyer. Il fait chaud, c’est l’été, je prends un verre d’eau, le verre cette eau solide, je dis, de l’eau dans l’eau. Seul un oiseau m’entend, qui s’arrête entre deux prospectives. Le soleil ruisselle dans un carré de jour, je mange des cerises, la manche du jour essuie le ciel, voilà une fortune. De fil en fil, je pense aux graviers de souliers, aux cailloux de ruisseau. D’une à l’autre pensée, je ne bâtirai rien, aujourd’hui, que ce vagabondage.»

Ile Eniger écrit comme une funambule, une danseuse sur le fil. Elle ne contourne pas les obstacles, mieux, elle les intègre dans sa danse. Écriture sans joliesse, sans mièvrerie, sans concession, sans complaisance. Ses mots ont la beauté des pierres, la force des racines, l’entêtement des ronces sans leur foisonnement. Ce n’est pas seulement le cœur qu’on entend battre mais la colonne vertébrale du mot quand il se tient debout.

 

« Les mots trahissent qui ne disent pas juste, pas assez, pas vraiment. Qui ressemblent à d’autres, portés et retournés. L’effet miroir, tiroir, dentelles réchauffées, je fuis. L’imagination même ramène des pétards. Je veux la lave, le pur jus de volcan. Le dire. Le faire. Cet amour. Écrire un vide tiens, un vide d’air sous aile. Un immense blanc neigeux qui n’a pas commencé. Une jument nerveuse. Je veux dire ce qui. Et qui ne s’écrit pas. Écrire est trop petit. Que puis-je encore t’écrire que je ne t’aurais dit ? Cette lettre m’agace, tous ses mots bien rangés, aplatis au rouleau comme une pâte à tarte quand je veux les veux laser, brandons, brasure et le chaud du métal. La preuve du brasier. La matière vivante. Ce qui se voudrait grand. Faim et pain mélangés. Le cru des mots sans accompagnement. Vertige. Et sens dessus dessous ce que je ne sais dire et que je dis pourtant, la lettera amorosa.»

Mêmes fermées sur elles-mêmes, les phrases d’Ile Eniger ouvrent sur le tout. Les points et les virgules y sont comme des galets dans l’eau du fleuve. Si dans leur réussite formelle, les textes d’Ile Eniger semblent clos, il ne faut pas se leurrer. On voit la fleur à la seconde lecture, tout le bouquet à la troisième. Ensuite, on sent la pluie et le soleil sur chaque pétale, le sang de l’écrivain dans chaque mot, le sens dépouillé de sa gangue. L’intime rejoint l’universel.

« C’était un jardin. De fleurs petites. De graines d’altitude. De gestes de semeur. Un credo lent de joie qui croyait à la joie. Et plus je crois. C’était un jardin de hasard qui faisait bien les choses. Un espace clos, protégé des malveillants. Peut-être. Vinrent les hommes, les jardiniers. Le jardin luminait d’un étonnant printemps. Ils ouvrirent, cueillirent, coupèrent, jetèrent. Plusieurs fois. La terre ferma ses bras. Plus d’oiseaux, seule la douleur des fleurs. Je crois. Ils ont fait un immeuble. Le soleil n’entre plus. C’était un jardin. De fleurs petites. Un jardin.»


BIBLIOGRAPHIE
Editions Alternatives et Cultures : Regards vers ailleurs (épuisé)
Editions Corporandy : Empreintes (épuisé)
Editions Cosmophonies : La parole gelée - Les Terres rouges - Une pile de livres sous un réverbère - Du feu dans les herbes - Celle qui passe
Editions Chemins de Plume : Du côté de l'envers - Il n'y aura pas d'hiver sans tango, mon amour - Le bleu des ronces - Bleu Miel
Editions Collodion : L'inconfiance (livre d'artiste avec sérigraphies de C.Cuenot - série limitée) - L'inconfiance (librairie)
Editions Le Librefeuille : Le désir ou l'italique du jour (livre d'artiste avec encres de M.Boucaut - série limitée)
Editions Les Citadelles : Collectif 8-9-11-12
Editions Amapola : D'une île, l'autre, (correspondances poétiques avec le chanteur auteur-compositeur Dominique Ottavi

son site Terres de Vendanges
sur Francopolis


"Ile marche nus pieds pour mieux sentir monter dans ses muscles la musique des pierres. Rageusement elle s’avance nue vers les terres rouges de l’amour. Entrez dans ce royaume, vous y croiserez des fauves et des fous. Ile est quelque part sous un soleil de feu. Comme chacun de nous elle ne redoute et n’attend qu¹une chose, que surgissent de partout les loups de la passion."

René Frégni



pour Francopolis
septembre 2007

 
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D'un mot l'autre

Scribulations est parue


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Aux éditions Chemins de plume:

L'Autre versant, 2006


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en France:

Ed.Chemins de Plume 156, Corniche des Oliviers-V 30 - 06000 Nice


autres publications:
Pour en finir avec la mort, Légitime démence, 1990

La nuit des gueux, collectif, La Plume libre, 2006

Photomaton, collectif, En Ligne Éditions, 2006

Scribulations 0-1, collectif, Éditions La Madolière, 2008





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