Lundi 19 mai 2008

« J'ai réalisé Caméra musculaire en 2005, elle a été retouchée en 2007 avec l'aide de Cycleurope. C'est en fait une caméra Bolex H16 qui a été montée sur un vélo de ville afin que son fonctionnement et donc la prise d'images soient dépendants de la rotation de la roue avant. On a donc une caméra dont le cadrage est relatif aux inclinaisons et au mouvement du vélo et qui prend plus ou moins d'images suivant la vitesse à laquelle il se déplace. L'usage de ce vélo est plutôt d'ordre citadin avec une vitesse moyenne correspondant à 24 images par secondes étant aux alentours de 11 ou 12 km/h, soit la vitesse moyenne d'un cycliste en ville. A chaque fois que la vitesse passe au dessus de cette valeur cela se traduit dans le film par un ralenti, s'il passe en dessous, on obtient un accéléré lors de la projection. »

Laurent Duthion dans « Faits Divers », entretien avec François Quintin, Brontosaurus et associés, éditions Camac, 2007.

par la freniere publié dans : Glanures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 19 mai 2008


Québec. 2007. 75 min. Documentaire de Denys Desjardins.


Denys Desjardins poursuit la quête du poète et cinéaste Pierre Perreault.

Pendant sept ans, le cinéaste Denys Desjardins a suivi Hauris Lalancette, son fils Dany et sa petite-fille Laurie sur leur ferme en Abitibi. Malgré le déclin de la région, ils persistent à bâtir leur «royaume». À travers leurs témoignages et plusieurs films d'archives, Desjardins revisite l'histoire de la colonisation de l'Abitibi dans les années 1930 et interroge ses nombreux ratés.

Bénéficiant d'une source abondante de films d'archives, dont ceux de Pierre Perrault et de l'abbé Groulx, Denys Desjardins pose un regard critique et souvent ironique sur les motifs cachés de la colonisation de l'Abitibi, tout en affichant une grande compassion pour une famille de cultivateurs au courage exemplaire.

par la freniere publié dans : Glanures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 mai 2008
Ci-dessous, une lettre authentique envoyée par une dame de 86
ans à une banque .
Le directeur l'a trouvée suffisamment amusante pour la faire
paraître dans le New York Times !


Cher Monsieur,

Je vous écrit pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui
m'aurait permis de payer le plombier le mois dernier.
Selon mes calculs, trois nanosecondes se sont écoulées entre la
présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à
son paiement.

Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de
ma pension, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis huit
ans. Il faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion
et débité mon compte des 30$ de frais pour le désagrément causé à votre
banque. Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incité à
revoir la gestion de mes finances.

J'ai remarqué qu'alors que je réponds personnellement à vos
appels téléphoniques et vos lettres, je suis en retour confrontée à l'entité
impersonnelle, exigeante, programmée, qu'est devenue votre banque. A partir
d'aujourd'hui, je décide de ne négocier qu'avec une personne de chair et
d'os.

Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus
automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés
personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que
je devrai donc sélectionner.

Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli
consiste en une infraction au règlement postal.

Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je
demanderai à l'employé(e) désigné(e) de remplir. Il comporte huit pages,
j'en suis désolée, mais pour que j'en sache autant sur cet employé(e) que
votre banque en sait sur moi, il n'y a pas d'alternative. Veuillez noter que
toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un
notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière
(revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s'accompagner des documents
concernés. Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code
PIN qu'il/elle devra révéler à chaque rendez- vous. Il est regrettable que
ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore une fois, j'ai
pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès
aux service téléphonique de votre banque. Comme on dit : l'imitation est une
flatterie des plus sincère.

Laissez-moi développer cette procédure. Lorsque vous me
téléphonez, pressez les touches comme suit :
Immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser
l'étoile (*) pour sélectionner votre langue
Ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi
Le 2 pour toute question concernant un retard de paiement
Le 3 pour transférer l'appel au salon au cas où j'y serais
Le 4 pour transférer l'appel à la chambre à coucher au cas où je
dormirais
Le 5 pour transférer l'appel aux toilettes au cas où je
coulerais un bronze
Le 6 pour transférer l'appel à mon GSM si je ne suis pas à la
maison
Le 7 pour laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est
nécessaire.
Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la
personne de contact autorisée mentionnée plus tôt.
Le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les
options de 1 à 7
Le 9 pour toute question ou plainte d'aspect général. Le
contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique.
Le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut
augmenter l'attente mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de
temps.

Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai
infliger le prélèvement de frais pour couvrir l'installation du matériel
utile à ce nouvel arrangement..
Puis-je néanmoins vous souhaiter une heureuse, bien que très
légèrement moins prospère, nouvelle année ?

Respectueusement,
Votre humble cliente.


 

par la freniere publié dans : Glanures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 30 avril 2008

La censure? La censure! La censure, c'est la gargouille qui vomit
hideusement son plomb liquide sur la
chair vive de la poésie!

La censure, c'est l'hydre acéphale aux mille bras aveugles qui abat comme un
sacrifice sans défense
chaque érection de sensibilité délicate au moyen de ses moulinets vandales!

La censure, c'est le rasoir gigantesque rasant au niveau du médiocre toute
tête qui ose dépasser!

La censure, c'est la camisole de force imposée au vital!

La censure, c'est la défiguration imposée sur la grâce au moyen d'un sourcil
froncé saugrenu!

La censure, c'est le saccage du rythme!

La censure, c'est le crime à l'état pur!

La censure, c'est l'enfoncement du cerveau dans un moulin à viande dont il
surgit effilochement!

La censure, c'est la castration de tout ce qu'il y a de viril!

La censure, c'est la chasse obtuse à la fantaisie et à l'audace
illuminatrice!

La censure, c'est la ceinture de chasteté appliquée à tout con florissant!

La censure, c'est l'interdiction de la joie à poivre!

La censure, c'est le morose enlaidissant tout!

La censure, c'est l'abdication du rare et du fin!

La censure, c'est la maculation et le hachage en persil de l'unique toujours
gaillard!

La censure, c'est l'abdication de la liberté!

La censure, c'est le règne ignorantiste du totalitarisme intolérant envers
tout objet qui n'est pas
monstruosité rétractile!

La censure, c'est l'injure homicide à la loyauté des sens!

La censure, c'est le pet par dessus l'encens!

La censure, c'est la barbarie arrogante!

La censure, c'est le broiement du coeur palpitant dans un gros étau brutal!

Oui, mille fois oui, la censure c'est la négation de la pensée.


Claude Gauvreau


Écrit il y a 38 ans. Deux ans avant le Refus global.


 

par la freniere publié dans : Glanures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 29 avril 2008

Maryam, victime d'une offensive israélienne, comme 58 enfants depuis janvier à Gaza


Maryam Maarouf avait 14 ans. C'était une écolière comme il y en tant à Beit Lahiya, au nord de la bande de Gaza, avec son foulard et sa blouse stricte. Comme ses parents, ses cinq frères et ses quatre soeurs, elle a été réveillée, samedi 26 avril, vers 1 heure du matin par le bruit assourdissant des chars, des blindés, des bulldozers et des hélicoptères. Les Israéliens avaient franchi en force la frontière située à deux kilomètres.

Une incursion comme il y en a tant pour se saisir des tireurs de roquettes ou procéder à des interpellations. Jeudi, c'était à Beit Hanoun, de l'autre côté de l'enclave. Demain, ce sera peut-être au point de passage de Kissoufim, au centre du territoire, ou au sud, dans le secteur de Khan Younès. Une pratique routinière. Ce samedi justement, c'est la maison de Maryam Maarouf qui est visée.

Son père, Talal Maarouf, est un activiste du Hamas. Pas un gros poisson, mais quelqu'un qui compte localement. Un homme de terrain. Tel est l'objectif de cet imposant déploiement. La maison toute récente, loin d'être terminée, est la cible des forces spéciales israéliennes.

Personne ne peut dire combien il y avait de chars, de bulldozers et d'hélicoptères. Ce qui est sûr, c'est que l'assaut est massif. " Il y en avait de tous les côtés. On a entendu des rafales, des explosions, c'était la guerre. Je n'avais jamais vu cela", raconte Rizik Sobeh, le beau-frère de Talal Maarouf.
Son fils Ahmed, 16 ans, dormait dans la maison et se souvient de tout. "Ils ont demandé à Talal de se rendre, disant qu'il était encerclé. Puis ils ont commencé à tirer. Tout le monde hurlait. Il y a eu d'énormes explosions. Un hélicoptère a tiré avec des grosses balles."

Et il ajoute : "Nous étions couchés à terre. Lorsque ça s'est arrêté, nous sommes sortis. C'est là que ma cousine Maryam et ma tante Soumir ont été touchées. Soumir avait un bébé de 6 mois dans les bras. Elles ne pouvaient plus bouger. Une ambulance a tenté de s'approcher et on lui a tiré dessus. Puis deux jeunes ont essayé de secourir Soumir qui rampait. Ils ont été blessés par un missile. Je suis allé dans la maison du grand-père et je me suis caché."

CAHIERS ÉPARPILLÉS

Lorsque, vers 6 heures du matin, les soldats décrochent, après avoir échangé des tirs avec des combattants palestiniens impuissants face à cette armada, il est trop tard pour Maryam. Abou Sada Iyad, chirurgien à l'hôpital Kamel Adwan, confirme qu'elle s'est vidée de son sang. Une balle lui a traversé le corps pénétrant sur le côté jusqu'à la hanche opposée. Sa mère, Soumir, a reçu une balle dans le dos. Son état est jugé préoccupant. Elle ignore le sort de sa fille et de son mari, emmené en Israël. Huit autres personnes ont été blessées, dont quatre grièvement.

Ahmed a échappé de justesse à un missile. Il a été touché dans le dos et aux jambes. Ibrahim est sain et sauf, et avoue "on a couru après la mort et elle n'est pas venue". Il ne comprend pas pourquoi il y a eu cette incursion juste pour arrêter un homme. Il évoque la possibilité d'un tunnel creusé depuis la maison. Dans le garage, il y a effectivement une montagne de sacs de gravats.

Les Israéliens savaient-ils ? Aucune mention officielle n'en a été faite. La maison a été totalement dévastée. Un incendie a ravagé une grande partie du premier étage. Les murs sont constellés d'éclats. Les cahiers d'écoliers de Maryam sont répandus dans les décombres. La vigne qui procurait de l'ombre sur la terrasse a été tranchée net. Un bulldozer a réduit en amas de ferraille la fourgonnette. Les cabanes, le four traditionnel ne sont plus qu'un tas de débris.

Dans un rayon d'un kilomètre, les cultures ont été labourées par les blindés. Le réseau d'irrigation et les pompes ont été écrasés. "Pourquoi détruisent-ils tout systématiquement ? Pourquoi veulent-ils nous empêcher de vivre décemment ? Pourquoi tant de dégâts pour arrêter une personne ?" Rizik Sobeh ne comprend pas. Dans les champs, les villageois récupèrent ce qui peut l'être.

Maryam est morte sur un chemin de terre sans comprendre pourquoi l'enfer s'est abattu sur sa maison. Ce qui n'empêchera pas, lors des obsèques, un député du Hamas, Mushir Masri, de "récupérer" sa mort et de rendre hommage à "cette résistante" et "martyre".

Lundi matin, à Beit Hanoun, un obus de char israélien a, selon les habitants, fauché quatre frères et soeurs âgés de 1 à 5 ans. Selon l'ONU, 58 enfants palestiniens ont été tués depuis le début de l'année dans la bande de Gaza.

Michel Bôle-Richard   Le Monde


Les médias nous apprennent qu'il faut, en ce qui concerne Israël, comprendre, toujours comprendre, comprendre l'histoire, comprendre le contexte, comprendre qu'ils ne font que riposter aux terroristes, qu'ils ont le droit de se défendre mais cet article démontre qu'il n'y a sans doute pas grand chose à comprendre, c'est de la barbarie tout simplement, la loi du plus fort, le règne de la terreur. Le plus écœurant c'est que l'occident est complice de ces exactions tandis que les intellectuels et les écrivains se taisent parce qu'ils ont peur, peur d'énoncer certaines vérités qui risquent de les mettre sur le banc des accusés, peur de se faire lyncher par les médias, peur de se retrouver sous le joug de l'accusation ultime, l'antisémitisme. Il y des causes qui ne sont malheureusement pas convenables, et des lâchetés qui sont plus que convenables.

par la freniere publié dans : Glanures
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

D'un mot l'autre

Scribulations est parue


pour commander
Éditions La Madolière

des mêmes auteurs
pour commander:
en.ligne.editions@hotmail.fr

Parutions

Aux éditions Chemins de plume:

L'Autre versant, 2006


Parce que, 2007

pour commander:

au Québec:

Jean- Marc La Frenière – 344 rang 6 Saint-Ferdinand Québec G0N1N0

en France:

Ed.Chemins de Plume 156, Corniche des Oliviers-V 30 - 06000 Nice


autres publications:
Pour en finir avec la mort, Légitime démence, 1990

La nuit des gueux, collectif, La Plume libre, 2006

Photomaton, collectif, En Ligne Éditions, 2006

Scribulations 0-1, collectif, Éditions La Madolière, 2008





Recherche

RSS

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus