L'été hésite
Une fleur qui ne veut pas mourir, imagine la pluie
Déjà les matins ont l'odeur de l'automne
Quand les mouches rêvent de la pourriture des fruits
Le temps essaie ses robes
Dans la tige des plantes
Bientôt il sera nu
Corps conciliants des arbres
Nudité de l'épine, de la peau, de la graine
Frisson plat de la pierre
L'automne est le festin de la terre
L'hiver sa digestion
Sieste froide de silence
Le printemps un éveil
L'été une friction
Les saisons ne sont belles que dans leur succession
Lorsque le ciel reste indécis
Thomas Vinau
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