Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 16:32

On a pris l’homme
la main dans le sac du temps.
Il volait des souvenirs
pour agrandir ses pas.

Condamné au futur
il doit apprendre à lire
au-delà du regard.

Le cœur qu’on passe
par les larmes
renaît peut-être ailleurs
dans un rire d’enfant.


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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 18:21

Angye Gaona

 

Parfois les grands inquisiteurs bâtissent des rumeurs pour tuer les peuples
Parfois l’intérêt supérieur des morales inférieures est de tuer la vérité
Parfois les petits accusent leurs chiens de la rage pour pouvoir les tuer
Parfois les puissants accusent les poètes pour tuer les consciences

Souvent l’oiseau de la conscience est au bout d’un fusil
Souvent le chancre de l’ambition enfante des serpents
Souvent par crime la morale efface sa culpabilité
Souvent détruire est plus facile qu’avouer

Il est des pays où cisailler le chant des oiseaux est une fête
Il est des pays où faire taire un poète et une conscience n’est pas un crime
Il est des pays où les des Droits de l'Homme sont un danger
Il est des pays ou la poésie est rébellion

Il est un pays où Angye Gaona est enfermée.

Jean-Michel Sananès

 

Cristina Castello, poète argentine vivant en France et amie d'Angye, lance un fervent appel de soutien à l'attention de la communauté internationale. Soyons conscient qu’en d'autres temps de sinistre mémoire, nous aurions très bien pu nous retrouver dans une situation similaire à la sienne. En Colombie la grande majorité de la population est complètement terrorisée par la répression sanglante et très peu d'individus n'osent afficher publiquement leur soutien par crainte des représailles.

Rendez-vous pour manifester votre soutien sur :
http://poesiedanger.blogspot.com
& http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/
 
Voici des liens vers quelques articles décrivant l'état des lieux:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=5935  (français)
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=5878  (English)
http://www.es.lapluma.net/index.php?option=com_content&view=article&id=2613 :
olombia-banada-en-sangre-a-un-ano-de-santos-cifras-del-terror&catid=90:impunidad&Itemid=422  (espagnol)


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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 18:15

Souvent,
ce qui est admirable
est voué à l’échec.
Quand ça devient possible,
c’est extraordinaire,
mais il n’y a plus personne  
pour admirer
une telle banalité.
 
Nous surnageons
dans la réalisation de l’extraordinaire
en nous occupant de menus détails :
des questions de voirie en politique
et de poubelle en amour.
 
La vie en général est une immense accumulation de détails.
 
On voit souvent,
pendant les grands événements :
les raz-de-marée,
les épidémies,
les tremblements de terre
et le reste,
s’affairer dans les décombres
à un rythme ralenti,
des survivants emportant avec eux
une casserole, un sac,
un bibelot
ou une lampe de chevet,
comme pour ramener l’outrage
à des proportions plus humaines.
 
Et vous avez dû imaginer
un jour,
quand tout paraît fatigant de solidité
et de calme autour de vous,
au bord de la mer,
vous avez dû rêver
à un raz-de-marée
ou au volcan de Pompéi…,
à cette agitation vitale et frénétique
qui s’empare de chacun.
Vous avez peut-être même éprouvé
cette sensation de complicité avec le monde,
presque certain de partager avec lui
l’espoir tenu secret
d’un désastre à venir.
 
Dieu n’a pas d’autre figure
que celle d’une catastrophe en attente.
 
La perspective de l’Apocalypse
nous occupera toujours plus
que celle du paradis.
 
Jean-Paul Curnier


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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 18:13

Naître, c’est déjà arriver trop tard.

 

Nestor Barron


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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 15:34

Il n’y a pas que l’homme. Il y a plus qu’un être humain. La moindre feuille, la rondeur d’une goutte, celle du grain de sable, le nuage, la pluie, l’œil bleu d’une agate, un tout petit bout de phrase sont la conscience du monde. Je ne suis qu’un homme de parole, le porte-voix du rêve. J’écris dans la lumière avec son pesant d’ombre, dans la chair et la voix avec son pesant d’homme, dans le sang et la boue avec son pesant d’or. Sur les traces de l’homme, l’ombre du doute se mêle à la poussière des routes. J’avance la tête vide pour la remplir de tout. Je trouve au fond du pain une page à écrire. Je m’entends parler dans les mots de chacun avec une autre voix.
   

La mémoire s’est blottie dans les coins et surveille le temps. Un oiseau quelque part s’est caché dans son cri. On le voit par l’oreille à la couleur des sons. Comme un enfant mal grandi, je vois le bout du monde par le trou de la serrure. Je ne sais pas encore qui tient l’arbre debout ? Est-ce le vent ou la terre ? Est-ce le chant des oiseaux ? Le moindre des nuages cache un ciel plus beau. Les arbres sont des routes par où grimpe la terre. Un fleuve passe par ma bouche avec ses flots sonores et ses poissons muets, son goût de sel et d’ombre qui agace la langue. Je garde au fond des poches un bout d’azur frais, le jaune des colzas, le feu des sanguinaires.  Les yeux plus près de l’air, je respire la vie.
   

Je ne grimpe plus aux arbres pour regarder plus loin. Je replace les mots à hauteur de ma bouche. Je mets les petits mots dans les petites phrases. Je laisse les gros mots aux crieurs de service, les grands mots aux prophètes. Je parle de l’hiver avec un bruit de laine. Je nomme l’horizon avec un petit cri. Je mets le bruit des choses dans les blancs du poème. J’ai l’âge de ma vie un peu plus chaque jour. Où d’autres s’épivardent aux quatre coins du monde, de valise en tarmac, de consigne en carte postale, je trouve mon bonheur dans un livre, un arbre, le bruissement d’une aile, un bout de fil égaré sur la route. Je l’enroule à mon doigt, fiançant la mémoire avec le présent. À la recherche d’une âme d’une phrase à l’autre, mot à mot, pas à pas, de la fossette aux rides, j’atteins la taille de la vie.
   

Que ferais-je d’un dieu à visage humain ? Il se ferait banquier à défaut d’être juge. À l’âge d’homme, j’ai du sortir du livre. Il n’y a plus de fées, de gnomes, de lutins mais des dos noirs courbés sur un comptoir de banque ou le zinc d’un bar, des enfants morts en bleu de travail, des espoirs étouffés par les attachés-cases. L’été se cache sur du papier glacé ou de grandes affiches. Tout se vend, de l’os à la cervelle, de l’espoir à la moelle, des cheveux en bataille jusqu’à la peau des dents. À l’âge d’homme, je suis sorti du rang comme on quitte la route pour cueillir une fleur. J’ai laissé sur une chaise ma dernière chemise, mes dettes et mon silence, mes papiers et mon nom. J’ai rouvert le livre, avec ses anges et ses démons, ses brins d’herbe en couleur, ses bonhommes en nuage, ses farandoles folles, sa ligne d’horizon en forme d’arc-en-ciel. J’ai essayé de marcher sans y vendre mes jambes. Avec ce qui nous reste, des mots, des notes, des lignes, des odeurs, j’ai rebâti une maison magique, une galerie de bois grimpant jusqu’aux nuages. Je m’assois sur la chaise que les autres ont jetée et j’en fais un bateau, une montagne, un fleuve. Le petit vent du soir court à pied sur le toit. Je n’échangerai pas tous les chagrins d’enfant pour l’avenir de l’homme. Je voyage vers le haut comme un petit bouleau retenu par le pied.


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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 18:28

 

 

 

 


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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 16:57

La culture reviendra lorsqu'on saura à nouveau dire des choses comme : `Je préfère m'emmerder avec Godard que ricaner avec Franck Dubosc.`

 

Gérard Larnac


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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 16:32

Ça y est! J’ai fini par donner raison à tous ces ingrats qui me lançaient, lorsque je chialais contre le Québec, de m’en aller si j’étais aussi malheureux. Mes cliques et mes claques : quatorze ans d’infrastructure mièvre, de ponts et patries défaillantes, de pianos désaccordés avec neuf bières dessus qui ne sont pas à moi, de mitigez vos passions, de guerres de clocher chez les athées, de jobs empruntées deux mois aux vieux, de culs de banlieusards et de fils à papa qui sentent le pipi jusqu’à quarante ans, d’échecs professionnels déguisés en succès, d’urticaire devant l’ignorance volontaire malgré tant de bibliothèques et de connexions haute-vitesse, d’immigrants all-dressed, d’indifférence intolérante, de surdose de hockey, d’accents laids, d’abus de la GRC et de l’impôt, d’éducation déficitaire mais arrogante, de grèves inutilement festives, de bon indoor qui gèle la volonté, d’art terroriste et messianique et de rêves partis dans un reflux de sloche…

Tant de banques et de neige, qu’est-ce qui reste au pays? Je l’ai déjà dit : il faut encourager les gens de bien, qui ont encore une créativité en règle, de quitter le pays, de donner leurs miracles à des peuples plus reconnaissants et moins suicidaires que celui-ci. Je renonce à finir épuisé, rongé par le cancer d’un pays mort-vivant, comme Pierre Falardeau, martyr. De plus, ceci n’est pas mon pays. C’est l’hiver [sic].

 

cliquez ici pour lire la suite

 

Frans Ben Callado


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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 06:22

Pauvre enfants dépouillés de leur peau, la cour d’école est clôturée par les paroles des marchands. Il n’y a plus de Cheyennes derrière la colline mais des écrans géants. Plantés dans leurs certitudes, les adultes désapprennent l’innocence des choses. Pour eux, tout doit se vendre ou se louer. Ils préfèrent le vol des banquiers à celui des oiseaux. Ils ne voient plus le soleil sur les arbres de verre. J’avance en sifflotant, une main toujours enfouie dans une poche d’enfance, les doigts serrés sur une bille, un galet, un brimborion de rêve, une ficelle à toupie. Les plus frêles épaules portent le fardeau du monde.
   

J’ai usé mes poumons sur mille barricades, jappé comme un chiendent sur le parvis des banques, bourré mes poches de noisettes, sucé la glace des corniches, tété la vie à la gorge du cœur, collé ma langue sur les rails, rongé mes ongles jusqu’aux murs, déroulé comme un fil la ligne d’horizon, ramené la baballe, réveillé un à un les oiseaux, râpé la pomme jusqu’au trognon sans retrouver le goût d’enfance. Les gens courent dans la rue. Je ne sais où ils vont. Ils font la queue, la quête, la question. Les bruits sont la musique du hasard. Les sonates sont celle du semeur, du peintre, du poète. Les mots verger, verdure, végétal, ont l’odeur des fruits. J’aime traîner seul sur la route comme un élève au retour de l’école fait des détours et des pieds de nez, étoilant d’un galet la vitre épaisse de l’eau, volant des pommes ou des cerises, poussant du pied sa vie comme un ballon de plage.
   

Galarneau fait de l’œil sur toutes les vitrines. De la tarte aux pacanes à la litière à chat, les odeurs prennent l’air et sortent sans habit. Le redoux a ça de bon qu’il débouche les nez, décrasse les oreilles et dégivre les yeux. Le vent se fait poli et repeigne les arbres. Les doigts de la chaleur déboutonnent la neige. Les pieds dans la gadoue, je hume l’air ambiant. Je veux sentir la vie comme on sent la forêt et la chaleur des mains. J’ai besoin du mystère du monde, de gnomes, de lutins, de moineaux, de berceuses, du murmure des feuilles, des virgules de cendre sous la flamme des mots, des sentiers de campagne, d’un lit de terre où s’éveillent les graines.
   

Hiver en quête de flammes, j’avance ma bouche vers le fruit. Qu’avons-nous à offrir à l’espoir ? À peine un éclat de rire pour étourdir le malheur, un bourgeon plein de larmes, une plante en vase clos, deux mains aux dix ailes de chair caressant l’horizon, la langue de la pluie venant lécher les arbres, le soleil qui les sèche. Sur l’océan du monde, chacun pousse sa vague sans s’occuper des rives.  Nos mains tendues vers l’univers ne rencontrent qu’un mur. Dans la nuit des néons, l’aube seule a gardé le monopole du vrai. Je reste sans réponse aux questions des enfants. La pureté s’est tarie dans le sable des chiffres. Les pas se confondent à l’asphalte sous les marques des clous. Le temps ne mange plus que le pain des secondes. Toutes les bouches affamées ne sont plus qu’une blessure. Désormais, j’ai peur de l’humanité. Elle n’a plus que des réactions de masse. Les mains vides devant l’éternité, avec des mots de rien, je mets ma vie debout pour apprendre à aimer.


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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 04:15

Un voyageur pris de vertige dans la chambre froide
Le fils du Soleil sans bras ni jambes haletant dans les égouts
Des diplomates attrapés au lasso sous une étoile filante
Une vague de sang et d’os
La sueur d’un chaman ébloui
Les sanglots du Grand Esprit scalpé dans la cage d’escalier
Une main invisible tombée du ciel
Les neufs inconnus assis secrètement dans l’arrière-salle d’une cafétéria
Des milliers de rats télépathes dévalant l’escalier
Un babouin frappé à mort devant le night-club
Et l’image syncope d’un homme sans tête faisant peau neuve de l’autre côté de la terre
Un téléphone sauvage annonçant l’Apocalypse
L’agent secret Cheyenne disparaissant sur la voie express sans laisse de trace
Des terroristes échangeant des salutations muettes devant les caméras de CNN
Le chant secret d’un enfant
Un écureuil sautillant à perdre haleine sur la tombe de Mister Freedom
La tristesse du Roi du monde dans le trou noir de Times Square
Baron Samedi décapité devant la station-service
Un laveur de vitres pris de panique au-dessus du gouffre
Les balles traçantes de l’automate aux yeux bandés
Un souvenir lumineux de Brocéliande
Flashes d’éternité dans le juke-box magique de Claude Pélieu.

Le télégramme d’un sorcier empoisonné fiché par l’ordinateur central
Le grouillement des blattes derrière la porte blindée de la chambre à gaz
Des superstars secouées de frissons en entrant dans le labyrinthe sous le regard de la milice de la téléréalité
Des centaines de cadavres engloutis dans les tours perdues
Un cortège d’immortels armés jusqu’aux dents dans le hall de l’aéroport
Le rêve d’un singe aux yeux d’or emporté dans les airs au-dessus de Brooklyn
Les dernières minutes de Captain Parano
Le baratin top secret des machines de contrôle dans les rues vides
Une pile atomique clignant sous un ciel immense
La police le FBI et la CIA patrouillant jour et nuit
Et Batman couvert d’excréments braillant derrière la clôture
Le manège déglingué de Long Island avec l’usine des sanglots
Un dealer égorgé balayé par le vent
Des millions de fourmis empoisonnées sortant des entrailles de la cité grise
La douleur des supérieurs inconnus se cachant dans la foule
La haine de l’homme-tronc sur la piste des forces du Mal
Docteur Minuit prenant le micro dans le cercle magique car le spectacle doit continuer
La foudre frappant le Chien jaune bâillonné sur le toboggan
Un garçon de courses à la voix brisée près du fleuve
Les poètes de la nuit demandant l’asile politique
Un souvenir lumineux des soirées folles zen vodka et haïkus
Flashes d’éternité dans le juke-box magique de Claude Pélieu.

Des hommes en colère tournant en rond dans le cabinet noir avant que la ville ne s’éveille
Un veilleur de nuit électrocuté dans le tunnel
Le cri d’effroi des bébés qui naissent derrière la palissade
Sifflets sirènes de flics et bruits de klaxons passant en boucle à toute vitesse sur une bande magnétique dans un repli de l’espace
Lambeaux de phrases malaxées du DJ magicien haletant pour la dernière fois devant la mer
Un collage de percussions et de machines à sous sur le mur d’écrans
La brebis clonée puante enterrée dans un coin obscur
Des centaines de micros truqués hystériques au-dessus de Wall Street
La fraternité des veilleurs en larmes disparaissant au milieu des flammes
Les battements de cœur sacrés de trois anges sur le paratonnerre parlant une langue totalement inconnue
Et le réveil hargneux de la Vieille Bête ivre de haine et de sang dans un immeuble oublié de New York
Le croassement d’un corbeau en toute liberté dans le ciel mystérieux du grand univers
La valise en fer d’un rescapé de l’Holocauste
Des centaines de gyrophares contre les murs gris de la maison des fous
Un chanteur écorché vif devant la porte des latrines
La pulsation de guerre du commando suicide hurlant dans le ciel
Un tourbillon de pylônes et de guitares brisées
L’œil animal du Môme bleu attendant dans sa chambre pourrie du Bronx
L’horreur programmée de milliers de fenêtres vides
La nymphe Calypso courant dans les rues glacées au bord de la tombe
Un souvenir lumineux de la vallée des Mohawks loin de tout assis regardant la chute des feuilles
Flashes d’éternité du juke-box magique de Claude Pélieu.

 

Bruno Sourdin


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D'un mot l'autre

À voir et à entendre

 

 Présence à Nice

 

3 poèmes lus à Brouillon de culture et une émision à la télé niçoise.

Parutions


Éditions Trois-Pistoles
La langue est mon pays, Trois-Pistoles, 2010
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Éditions d'art Le Sabord
Un feu me hante, 2009, Trois-Rivières
avec des illustrations de Lino

t_unfeumehante.jpg

Prix Voix nouvelle au Salon du livre de Trois-Rivières 2010
Éditions Chemins de plume
 
L'Autre versant, 2006, Nice




















 
Parce que, 2007, Nice













Manquablement, 2009, Nice















pour commander les livres parus aux Editins Chemins de Plume

 

au Québec:

Jean- Marc La Frenière – 305 rue Principale, app. 4,  Saint-Ferdinand, Québec G0N1N0

jmlafreniere@bell.net

 

en France:

Ed.Chemins de Plume 156, Corniche des Oliviers-V 30 - 06000 Nice

 

à paraître:

 

J'écris avec la terre, Éditions Chemins de plume, Nice, 2011

La matière du monde, Éditions Trois-Pistoles, Trois-Pistoles, 2012

   

 


 

 

 

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