Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 06:33

S’il fallait renvoyer chez eux

Les mots arabes ou arabo-persans

Ça ferait du monde

Et un drôle de vide sur notre carte de séjour :

Azur hasard

D’algèbre à zénith

Jupe (ce serait dommage) & matelas & nuque (mon amour)

Abricot & sirop & sorbet & sucre & tambour

Sans oublier la famille (tambourin

tambour battant) & guitare lilas luth nénuphar orange

Maboul comme azimut qui va bien & comme

Zéro qui nous résume

Et on serait bien ennuyé

 

Bernard Chambaz


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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 03:32

 

 


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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 19:50

L'écrivain n'est jamais que le nègre de l'enfant qui a déjà tout vu.

 

Georges Perros


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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 19:49

Quand vous dites
Qu’il faut marcher avec ceux qui construisent le printemps
Pour les aider à ne pas être seuls
Et pour ne pas être seul soi-même
Dans sa tour de pierre
Dévoré de lierre
Je vous donne raison
Et quand vous dites
Qu’on n’a de raison d’être
Que pour les autres êtres
Vous avez raison vous avez raison

Et quand vous dites
Qu’il faut chanter le monde pour le transformer
Et pour l’expliquer et pour le sauver
Et pour vivre non seulement dans sa bulle de savon
Mais dans la haine de l’injustice
Et pour un but incarné comme un champ de blé
Vous avez raison vous avez raison

Mais je sais
Qu’une étreinte fraternelle sans patrie ni parti
Est plus forte que toutes les doctrines des docteurs
Mais je sais
Que pour libérer l’homme des haltères de misère
Il ne suffit pas de briser les idoles
Pour en mettre d’autres à leur place publique
Mais qu’il faut piocher et piocher sans fin jusqu’au fond de l’abcès
Et boire ce calice jusqu’à la lie

On ne libère pas l’homme de son rein flottant
Par une gaine élastique aux arêtes barbelées
On ne libère pas l’homme de son corset de fer
En le plongeant dans un vivier de baleines
On ne libère pas l’homme de ses maudits États
En le condamnant à vie par un modèle d’État

La vérité n’est pas un marteau que l’on serre dans sa main
Fût-ce une main de géant plein de bonne volonté
Mais la vérité c’est ce par quoi nous sommes façonnés
Mais vérité c’est par quoi nous sommes éclairés
Quand par la nuits sans suite les mots jaillissent de nos lèvres
Pour apaiser les hommes suspendus à leur vide

.

Paul Valet


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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 16:47

Il y a, semble-t-il, en France et sans doute ailleurs, des écoles, des chapelles poétiques, avec leurs petits drapeaux sur lesquels flottent les noms des chefs de file; il y aurait donc les candides et leur contraire qui seraient des guerriers; on recouvre tout ça avec des adjectifs divers, il y a les avant et les arrière-gardes qui se nient et se renient, souvent avec un égal sectarisme et puis, il y a tous les autres, dont je suis, inclassables, sur les routes, invisibles, dont la candeur ou l'innocence, comme vous le voudrez, est de ne jouer aucun rôle, sinon, celui, je crois, d'irriguer profondément ce pays par des poèmes, des peintures, des musiques que l'on ne voit presque pas, que l'on n'entend quasiment jamais. Le paysage poétique ne se résume pas à quelques bornes fichées ici ou là. Fort heureusement.
Quant à la candeur de mes livres, empreints plutôt d'un désespoir sans nom, elle voudrait, en effet, être semblable à celle d'un va-nu-pieds de dix ans, croisé un jour dans les ruines d'une ville morte, au nord de la Syrie, il était d'une telle lucidité dans sa minuscule ferme du Ve siècle. Il respirait une telle santé. Chacun de ses gestes témoignait d'une célébration de la vie précaire qu'il menait à chaque instant. Oui, je voudrais être aussi innocent que ce bon Kamo no Chômei qui, dans ses Notes de ma cabane de moine, ne tarit pas d'éloge sur la sieste. Sans doute, lui aussi, était-il candide! Je voudrais un jour, tout près du silence, être aussi sage que lui, c'est-à-dire aussi fou. Brûler sans me briser, voilà la grande leçon que me donne le monde, bien au-delà de nos frontières frileuses. Il y a aussi une autre leçon magistrale : celle de la mort. Elle ne tolère pas le mensonge. Elle exige de nous d'avancer les yeux grands ouverts, vous savez, comme ces fous qui parfois traversent nos villages...

 

Joël Vernet


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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 17:40

... offrir sur la vitre
la première buée. Tu rêverais
uniquement d'être ici en avril,
tu n'esquisserais que les initiales
des prénoms que tu aimes, et toujours
ce serait, venant vers toi,
le vent pur, les nuages, l'écume...

... offrir un peu d'eau
qui croupit au bas des trottoirs.
A peine entre les mains
tu ne dirais plus qu'elle est sale,
tu t'en laverais le visage,
tu écouterais à l'instant
ce bruit de source où le ciel se découvre...

... offrir un papier
froissé, jeté. L'origine perdue, les lettres
devenues grises, l'encre et la pluie
mélangées à la terre, chaque ligne,
chaque tache, tu les déchiffrerais,
tu les rendrais arborescentes,
tu en ferais le début d'un poème...

... offrir une graine
tombée de l'érable, écrasée.
Tu la tiendrais au bout des doigts,
il te viendrait un souffle
déjà pour disjoindre tes lèvres
en épelant le mot « samare »
et partir, partir très loin avec elle...

... offrir un fragment
d'écorce, quel que soit l'arbre,
mais de préférence un bouleau,
la plus fragile. Sans cesse,
en le pressant, tu ranimerais le regard,
tu sentirais en plein essor
le tronc clair qui frémit...

... offrir un caillou
que tu ne prends que pour le reposer
dans le lit du torrent. Tu saurais bien
quelle est ta place à genoux sur la rive,
la sienne aussi entre tant d'autres
au milieu des remous, toi silencieux,
lui lumineux ensemble...

…offrir dans le sable
ces empreintes d'oiseaux
que la brise interprète en effaçant.
Tu ne pèserais plus,
sans savoir où, te saisirait
le claquement d'une aile,
tu ruissellerais sous la vague...

 

Pierre Dhainaut


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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 17:37

Malgré ces sacs de larmes derrière mes lunettes, je garde le sourire. Je vis à livre ouvert sans le masque du monde. Je ramasse des ombres pour en faire un soleil. J’écoute la musique, de Coltrane ou de Bach, comme un battement de cœur dans les charpentes mortes. L’espoir des semences persiste sous la neige, le rêve des enfants dans les jouets brisés, l’humble voix des épines protégeant le verger. Je crois aux mots qui disent quelque chose. Je crois encore aux hommes demandant l’impossible, le pain, la paix, l’amour, la liberté, la bonté du bonheur, un monde juste pour tous. Je parle d’horizon avec des mots de paille. Je nomme l’absolu avec des mots de rien. Il faut beaucoup de temps pour aller quelque part. Il en faut peu pour se perdre. Je demeure égaré au milieu du réel. Au théâtre du monde, le dernier acte se joue derrière le décor.

        

Que le profit soit la valeur suprême de la civilisation laisse toute la place à la barbarie. Le vécu s’efface sous le poids des monnaies. Le blé coté en Bourse entraîne la famine. Il n’y a rien qui justifie qu’on souffre de la faim. Il n’est pas normal qu’on s’adapte à la misère. Il serait plus normal de vaincre la misère. Ce n’est pas la pauvreté qui est un malheur mais l’injustice du partage. La faim donne sa place au pain. Aucune foi ne transporte les montagnes mais chaque amour transcende l’homme. Il faut plus que des yeux pour comprendre la lumière, plus que des mains pour véritablement toucher. Une chape d’ignorance nous cache l’un à l’autre. Il faut tendre l’oreille au fond de l’inconnu. L’homme ne sera jamais assez grand pour se passer d’aimer.

        

Ça y est. Le vent dévire son capot de bord. Il sape et fait claquer sa langue sur les dents des rochers. Le mois d’avril étrenne un cœur tout neuf. Il pompe la chlorophylle à grands coups de bourgeon. Une fanfare de plumes agace le matin. Tous les oiseaux s’y mettent et crient bravo sur une note différente. Une vague de rêve agite l’eau du lac. Des envies de campagne me remontent à la gorge. Je chausse pour la forme des pas d’alexandrin taillés chez Garamond. J’ai malgré tout des phrases qui marchent sur trois pattes, des métaphores de guingois, des paragraphes appuyés sur une canne. Les outardes s’attardent dans le gras des labours. Les écorces nouvelles ont l’air du linge propre sur l’épaule des arbres. La pluie qui tombe ne blesse pas les fleurs mais en souligne le parfum, fait de la source un fleuve, de la terre un jardin. Toute marche est d’abord celle de l’esprit. Comme un adolescent, penché sur ses papiers, j’étale mes états d’âme, ne sachant plus très bien si j’avance ou recule. Quelques mots en trop ou en moins font pencher l’équilibre de vivre.

        

En feuilletant mes livres, je retrouve parfois un cheveu sur une phrase, une trace de doigt au bas d’un paragraphe, des épaves illisibles en marge d’un feuillet. Une abeille un peu folle butine une page de pollen. Une fée s’échappe d’un conte interminable. Un lutin fait la planche sur la tablette du haut. Un papillon secoue des ailes de cendre comme un trop vieux mégot. J’ai le cœur élégiaque quand cogne la lumière. Je remercie le ciel, le soleil, les arbres. Une phrase à la main, je cherche où l’appuyer pour en faire une chaise, une table ou un lit. Je suis un faux ermite. Réfugié sur une page, j’aurai toujours besoin de la foule des mots. Le soleil stationne derrière ma fenêtre, le temps de décharger sa cargaison de lumière. L’érable dans la cour a l’air d’un vieil instituteur avec ses bras chargés de feuilles comme autant de leçons. La claque d’un bruit d’ailes fait rougir le vent. Une crue de verdure ouvre en nous le désir, un souci d’aller neuf, un volet d’espérance. Je pose de nouveau l’empreinte de mon pied dans celle d’un chevreuil. Je m’éloigne des choses tout autant que des hommes. La mort ne vide rien, elle remplit.

        

Je ne vais pas en ligne droite. J’aime les marécages, les calvettes, les trous d’eau, même les nids de guêpes et les buissons de ronces. Je n’ai pas peur des dards et des épines, si ce n’est des seringues. Déplacer les meubles ou changer les serrures ne brise pas les murs. Propriétaire de rien, je ne veux pas être locataire de tout. Ce sont les hommes à genoux qui ont peur de tomber. Il faut rester debout pour les empêcher de ramper. De la terre plein les poches, je traîne mes racines. J’écris du bout des doigts sur la peau des gerçures. Quand l’ange devient homme, il prend la mauvaise pente. Il voulait être femme. C’est déjà le printemps. Le mimosa embaume. Les fleurs lèvent le nez, les jonquilles le cou. Les oiseaux batifolent. J’attends la pluie. Tous les arbres ont besoin d’être lavés. La terre a besoin d’eau, l’espérance de blé. Campée sur un poteau de téléphone, une buse regarde avec avidité un écureuil qui fuit. Il faut de tout pour faire un monde. Tout est si mince, il en faut peu pour le défaire. Il reste des bouts d’amour un peu partout, la guerre ni l’argent ne peuvent tout détruire.


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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 16:52

Jean,

J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !

Pardon de t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d'idées, je ne sais pas si tu vois tout, de là-haut, ou si tu n'as que les titres d'une presse vendue aux argentiers proches du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l'heure est grave!

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute-la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s'abime les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leur propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l'essentiel...

Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s'est vendu à la Première dame de France. Ecris-nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !

Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs... Tu l'aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l'Elysée pour avoir l'honneur de poser des questions préparées au Président, tu leur aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu...

Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. La justice avance péniblement grâce au courage de quelques-uns, et l'on ose donner des leçons de civilisation au monde...

Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite "décomplexée".

Jean, la montagne saigne, son or blanc dégouline en torrents de boue, l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique... Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.

Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l'industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite... Finies les jacqueries!

Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade... Ici on massacre l'Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l'excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés...

Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue, j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante, exigeante, je l'aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d'elle-même pour le plus pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en 54 par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de l'été. Je l'aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle-même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...

Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...

Je t'embrasse. Philippe Torreton

P.S. : Il y a un chanteur copain du Président de la République qui reprend du service dans la grande entreprise de racolage en tout genre et qui chante à ta manière une chanson en ton honneur. N’écoute pas, c'est à gerber!

(précision de moi-même,il s'agit de Barbelivien qui a commis un chanson intitulée "Jean de France", POUAH!comment ose-t-il?)

hasta la victoria siempre !

 


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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 17:27

Elle a relifté ses idées

rejointoyé ses karmas à la silicone

regonflé ses seins avec des bulles Pepsi

 

Elle a ravalé sa façade avec du blanc

plus dingue que Dash

acclimaté la température de son corps

au plasma des mots tendance

 

Elle a couché son âme

sur le sofa de la psychédiététique

Light is all right

 

Elle a mis toute la gomme sur une paire

de faux cils made in Hollywood

épinglé son nombril en A3 sur le mur du living

I’m the best

 

Elle s’est tagué les fesses en technicolor

Promo à saisir

Puis elle a accouché d’une eau dormante

d’un Vésuve éteint

d’une vieille histoire d’homme

 

Béatrice Libert 


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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 16:55

 

 


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D'un mot l'autre

À paraître bientôt

Numeriser0015.jpg

J'écris avec la terre, Éditions Chemins de Plume, Nice, 2012

 

La matière du monde, Éditions Trois-Pistoles, Trois-Pistoles, 2012

Information

À voir et à entendre

Parutions

 


Éditions Trois-Pistoles
La langue est mon pays, Trois-Pistoles, 2010
1105200-gf.jpg
 
Éditions d'art Le Sabord
Un feu me hante, 2009, Trois-Rivières
avec des illustrations de Lino

t_unfeumehante.jpg

Prix Voix nouvelle au Salon du livre de Trois-Rivières 2010
Éditions Chemins de plume
     
L'Autre versant, 2006, Nice




















 
Parce que, 2007, Nice













Manquablement, 2009, Nice















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Jean- Marc La Frenière – 237 rue Principale, app. 210,  Saint-Ferdinand, Québec G0N1N0

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