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Le paradis brûle (Belgique)

Publié le par la freniere

Sur les autels
nos dieux pourrissent

N'ajoutez pas un ciel
au ciel
mais une terre
à la terre


Anise Koltz

Publié dans Poésie du monde

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Deux larmes et un sourire

Publié le par la freniere

Il n’y a pas de tout dans les supermarchés. On y perd son âme. Je pousse mon carrosse pour rassembler mon corps découpé en morceaux. Je me cherche en criant mais l’on n’entend que le grincement des roues. Que voulez-vous que je fasse avec une paire de mains gauches, une échine en plastique, un œil de verre, une épaule sans cou, des paupières cousues de cils. Je marche avec des pattes de chaise. Une femme me suit, sans corps elle aussi, sauf deux jambes de coton. Elle ne tient plus debout. On lui fixe un tuteur comme une fleur fanée. À l’étalage des bras, le mien n’est plus qu’un informe moignon. J’ai retrouvé une jambe et quelques pas plus loin un grand pied de céleri auquel manque le cœur. Je zigzague entre les allées avec l’espoir de ne pas être écrasé. Il ne me reste que des doigts rongés jusqu’à l’os. J’ai perdu le reste sur une chaîne de montage. On m’avait dit, plus jeune, que je n’avais pas de tête. C’est donc vrai. Mes yeux ont disparus dans un bouillon de soupe. Je devrai me contenter de lunettes à rabais, avec un verre qui louche et l’autre qui voit rouge. On m’offre des oreilles en forme de chou fleur. Mon pied est dans une autre allée, ma cervelle perdue parmi les magazines. Je dois courir sans genoux. On me pousse. On me montre du doigt le nez que je n’ai plus. Un gardien m’interpelle : «Faites la file, monsieur» mais j’ai perdu le fil. Pris de remords, je me recompose un visage. À la caisse, on me taxera chaque ride, deux larmes et un sourire.

extrait de Carrefour

Publié dans Prose

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Dans le lit des fougères

Publié le par la freniere


Je traque un cerf-volant


au milieu de la neige


avec des mots trop courts


pour habiller l'hiver.

 

Je trace des oiseaux

dans le givre des vitres

avec des mots trop froids

pour colorer les œufs.

 

Je laisse des échardes

dans la main du silence

avec des lignes de vie

assoiffées d'infini.

 

Je me souviens des feuilles,

des orties, des amandes

enrobées de plaisir,

des samares en piqué

sur l'humus gourmand,

des abeilles en fleurs,

du chant de la rosée

Dans le lit des fougères,

des lèvres dans les ronces

svec leurs mots d'ortie

écorchant les caresses.

 

Des îles sont en marche

dans les rivières du temps,

une averse de becs

sur la tête des arbres.

On ne se lasse pas

d'attendre le bonheur.

Je cherche encore ce feu

qui rallume d'un coup

toutes les branches du corps.





Publié dans Poésie

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Je t'aime

Publié le par la freniere

(...)
Je t'aime. Je n'ai plus d'âge. Je n'ai que toi et c'est tout l'univers. Je respire avec toi. J'ouvre les yeux, les mains. J'ouvre les bras pour toi. J'aime te caresser. Ta voix ronde et chaude réchauffe les mots que je t'écris. Je t'attends avec l'impatience des fleurs sur le point de s'ouvrir. Tout est toujours si pur quand je parle avec toi. Ton souffle à mon oreille est un œuf qui éclot. Je laisse grimper ta voix sur une échelle musicale. Il pleut sur l’herbe douce de petites fleurs sonores. Le ciel gris des virgules se couvre de voyelles. La page du jour se colore de mots. Toi seule peux lier les fragments de ma vie.

Comme des vagues aimantes, mes doigts se réfugient dans la mousse de ta nuque, sur le triangle fou par où baille l’azur. Ébloui par ta chair, je me précipite vers toi. J’ai mis ma tête d’espérance, mes épaules d’amour, mes mains de vendangeur, mes muscles de bonheur sur les os du chagrin. Tes mains ouvrent dans l’air un verger de pollen. La vie n’est pas assez pour nous. Quelque chose de plus grand nous habite.

J’apporte mes crayons pour les dessins du cœur, les bulles d’air dans le ventre du pain,  le fil de la parole pour recoudre la vie, mon membre qui se dresse et te prête l’oreille. Mon épaule apprend des choses quand ta tête s’y pose. Donne-moi ta force, je te donnerai la mienne. Donne-moi ta faiblesse et nous serons plus forts. Tout me manque sans toi, même ma propre vie. Tu m’emmènes au-delà, bien plus loin que le nous. Le jour le plus beau ne serait pas sans toi. Je voudrais te nommer entièrement comme on allume un feu. Notre amour se conjugue à l’infini présent. Les mots pour dire je t’aime sont sur les lèvres qui se touchent. J’apprends à lire sur ta peau.

Je voudrais être l’eau quand tu nages, la route quand tu marches. Je voudrais être l’air quand tu chantes, le rêve quand tu dors. À défaut de présence, je rapproche les mots du corps. Je te vois nue dans mon désir d’homme. Je détaille ton corps Je célèbre chaque millimètre de bonheur, chaque pouce de douceur, chaque atome de plaisir. Dans la neige parfois deux flocons se rencontrent et deviennent une flamme. Je ne m’éteins jamais lorsque je pense à toi. Tu brilles dans la nuit d’une même chaleur.

Dans mon hiver de force, ce n’est pas l’hirondelle qui fait le printemps. C’est toi. Tu es ma seule prière. La communion des chairs est une résurrection. C’est avec ton corps que le mien se soulève et touche la lumière. Nous sommes comme la lune sur la chaise du ciel. Sa lumière est un reflet de l’amour. Tous mes mots sont pour toi. Ton regard est mon plus beau vêtement.
(...)

Publié dans Prose

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La grive litorne (Chili)

Publié le par la freniere

Voilà une litorne dans le jardin
pieds fermes, oeil vigilant
son ouie sent déjà les lombrics
onduler sous la terre,
chaussée de bottes de peau jaune
elle n’a pas besoin de lever
ses ailes pleines de rosée
ni son plumage de piments
elle voyage sur terre et sur l’herbe
parcourt le parfum du Chili
l’odeur des blés secs,
l’ombre des oranges,
l’air vert de la menthe
et quand la litorne se sent rassasiée
par tant de dons naturels
elle soupire mélancolique,
prend la tristesse dans ses ailes
et, avec sa guitare végétale,
chante la voix de l’eau
chante sa chanson liquide
comme une goutte ou un raisin
ou une triste ritournelle
puis continue son chemin
foulant avec délicatesse
le corps odorant du Chili.

Pablo Néruda

Traduit par Aaron de Najran

Publié dans Poésie du monde

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Aphorisme du jour

Publié le par la freniere

La prose tourne en rond. La poésie s'élève.

Publié dans Aphorisme du jour

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Métro (France)

Publié le par la freniere

Une semaine  sans  argent  ni appui  Te voilà


N’importe  qui
 
     Ce clochard bras tendu
 

     Dans le veston frippé  il sourit Convaincu de

tenir encore par la selle
 
     Le vélo de son fils
 

     Tandis qu’au mur Des merles disputent Les

grappes racornies
 
     D’une vigne rousse

Gérard Noiret

Publié dans Poésie du monde

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Benoit Conort

Publié le par la freniere

benoit-conort.gif
Né en 1956. Ancien élève de l'Ecole nationale supérieure de Saint-Cloud, Benoit Conort a enseigné au Sri Lanka, en Pologne et au Portugal de 1981 à 1992. Il a également voyagé dans de nombreux pays, en Inde, au Népal, en Thaïlande, au Japon et aux Etats-Unis. Il a soutenu une thèse de doctorat sur la mort dans l'oeuvre poétique de Pierre Jean Jouve. Maître de conférences à l'Université de Paris X-Nanterre, il travaille sur l'écriture de la mort dans la poésie française du XXe siècle. Il est membre du comité de rédaction de la revue Le nouveau Recueil et collabore à de nombreuses revues.
Il anime des ateliers d'écriture en collèges et lycées et participe à la formation des enseignants du secondaire à la poésie française contemporaine, à l'Académie de Versailles. Il a fondé avec Patrick Souchon le Carrefour des Ecritures, association visant à promouvoir la pratique des ateliers d'écriture dans l'enseignement et en bibliothèque. Il a été membre de la commission poésie du CNL de 1996 à 1999.

 
Bibliographie :

 Aux Editions Champ Vallon:

 Main de nuit                       1998 ,      prix Mallarmé

Cette vie est la nôtre               2001,   prix de l’Académie Mallarmé

 Aux Editions Gallimard,  collection   “ le chemin”

 Pour une île à venir             1998,       prix Fénéon ;   prix F. Jammes

 Au-delà des cercles,           1992,         prix  Tzara

 
Pour une île à venir (extrait)

Il se souvient de la petite soeur partie pour l'hôpital une ambulance devant la porte le berceau vide

Rester allongé ne plus bouger attendre attendre encore un seul geste pouvait briser le bleu d'azur et porcelaine

Il n'avait pas compris ne comprend toujours pas

"Elle s'est absentée sous la pierre nue du petit cimetière"

Dans la cour des cris d'enfant séchaient sur des linges trop blancs

Le rêve se poursuit le songe est à la traîne et tire le bras endolori

Il voudrait bien poser la tête sur le bord du chemin ne plus porter sa voix comme on vit au désert il voudrait s'endormir

D'un sommeil lourd profond

Il voudrait tant tant de choses qu'il ne peut nommer

Tant de choses interdites au langage innocent

Il voudrait bien renaître se laver de son corps faire rouler la pierre

Il voudrait bien lever le bras avant de disparaître

Tenir sa voix

Mais l'effort est trop grand et sa fatigue immense tournoie sur le ciel vide

 
Cette vie est la nôtre (extrait)

c’est toujours les enfants qui tombent dans les piscines

les rivières celui-là

tout habillé tout ligoté il est tombé bien sûr on a dû le

pousser

le diable pour savoir qui ça bataille ferme dans les media

tout le monde participe au match on ouvre les paris

depuis longtemps oublié

le petit corps ruisselant d’eau rigide quand on l’a sorti

de l’eau

on l’a oublié depuis longtemps oublié l’intéressant c’est

les vivants le papier qu’on peut gratter

les enfants c’est pas grave on peut en faire

à la douzaine il suffit d’arrêter la pilule où calcule spon-

­tanément

le moment le plus favorable ça vient tout seul l’amour

ça se débite naturellement c’est une denrée

avant on disait de la chair à canon mais de nos jours dans

nos contrées les canons c’est juste pour les défilés

dans nos contrées les canons on se juche dessus les soirs

de grande victoire dans les grands stades les canons ils

sont ailleurs

ils tirent ailleurs les canons dans des pays où de toute façon

les enfants s’ils meurent c’est d’autre chose c’était déjà avant

la guerre de faim de maladie

dans des pays où les enfants c’est pas grave ils en font

tant ils ne font que ça

les enfants à la pelle ils les font et c’est à la pelle qu’ils les

enterrent

plus tard c’est à la pelle qu’ils creusent

fosses communes en lieux communs si communs ils

tombent ensemble

de machettes en bombes ils tombent c’est beau un

enfant qui tombe

en tombeau commun on y pense puis on oublie

 
envoi

un peu de terre sur si petites chairs un peu de terre il

suffit de si peu pour recouvrir ces corps si peu pour

oublier

un jour une main

toute petite de la terre

a dépassé une main s’est tendue s’est repliée une main a

pleuré toutes les larmes de son corps une main a replié

ses doigts une main est devenue poing une main a

pleuré sans larme ni sang une main a gémi

frères humains qui après nous vivez le croirez-vous

tous ces mouvements de pelle ils ne résonnent pas sur les

chairs dévorées

frères humains ne nous pardonnez pas

nous n’avons nulle excuse qui après nous vivez

même si le remords c’est toujours la femme tondue et le

vain cœur et c’est l’enfant tombé

sur le chemin de jungle c’est l’enfant mutilé au creux

d’une vallée de mosquées en églises de temples en syna-

­gogues c’est l’enfance violée

dans les bras du vieil art on l’appelle la guerre

 
Benoit Conort
 

Publié dans Les marcheurs de rêve

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Paroles indiennes

Publié le par la freniere

MAPLE SUGARING MOON

Just when the snow begins to leave,
the edges of our northen woods,
the maple trees once more will bring
sweet sap up from their roots.
An Abenaki story said
that maple trees once flowed pure syrup.
All through the year, you only had
to break a twig tofill your birchbark cup.
Thas was so easy, the people got lazy.
They just stretched out beneath the trees,
mouths open, drinking all through the days.
Glooskap, the giant who helped the people,
saw this was wrong, and so he placed
much water into every maple.
So, to this day, it is not easy
to get our harvest from the trees.
We boil down forty gallons of sap
for every gallon of maple syrup.
But even though Glooskap made it harder,
that work makes our maple syrup taste better.

 

LUNE DU SIROP D’ERABLE

Quand la neige commencera juste à disparaître,
à l’orée de nos bois nordiques,
les érables encore une fois nous apporteront,
montée de leurs racines, une douce sève.
Une histoire Abenaki racontait ceci :
Une fois, les érables versèrent du pur sirop.
Tout au long de l’année, il suffisait de casser un rameau
pour remplir votre coupe en écorce de bouleau.
C’était si facile, les gens en devinrent paresseux.
Ils se contentaient de s’allonger sous les arbres,
la bouche ouverte, et de boire toute la journée.
Glooskap, le géant qui aidait le peuple,
vit que c’était là mal faire, et donc il mit en réserve
beaucoup d’eau dans chaque érable.
Et depuis ce jour, ce n’est pas aisé
de faire notre récolte auprès des arbres.
Nous faisons bouillir quarante litres de sève
pour n’obtenir qu’un seul de sirop d’érable.
Mais bien que Glooskap l’ait durci,
ce travail rend le goût de notre sirop bien meilleur.

 

WORN BY THE RAIN

Holding my father’s shotgun in my left hand
I pass it through the sweetgrass smoke,
 then touch the shell filled with #6 birdshot
to that wound in my flesh which will not close.
It is dark, clouds hide strarving moon
three days after full, and there is no wind
as I jack the shell into the chamber,
then lift the stock to my shoulder.
I point the barrel to the mourning sky,
towards the southeast and then I say,
Grandgfather, I send this back to the place
from which it came. Let the healing start.
The thud of the shot rings in my ears.
The cordite smell is sweet as srtuck flint,
and some where, from the arc of anger,
a green star falls after this thunder.
That night, five winters after his death,
I dream once more my father’s voice.
Takwanipihesan, he says. A guide
gave him that word in Newfoundland.
And now it begins, for he speaks
of sky colors, that ancient promisre
of peaceful days the Dawn People name
Takwinipihisan –" " Coat Worn by the rain.

 

USE PAR LA PLUIE

Tenant le fusil de mon père dans la main gauche
je le fais passer dans la fumée de *sweetgrass,
puis mets la cartouche remplie d’un calibre six pour oiseaux
au contact de la blessure dans ma chair qui ne se refermera pas.
Il fait sombre, les nuages sont en selle sur une lune affamée
trois jours après sa plénitude, pas un souffle de vent,
j’enfonce la cartouche dans la chambre
puis lève la crosse à mon épaule.
Je pointe le canon vers le ciel endeuillé,
en direction du sud-est , puis je dis
Grand Père*, j’envoie ceci de l’endroit
où il est venu, que la guérison commence.
Le bruit sourd de la détonation résonne dans mes oreilles.
L’odeur de cordite est aussi douce que celle du silex frappé
et quelque part, après ce tonnerre, décrivant une courbe,
une étoile verte en colère tombe.
Cette nuit, cinq hivers après son décès,
Je rêve encore de la voix de mon père.
Takwanipihisan, dit-il. Un guide
lui avait donné ce nom dans le Nouveau monde.
Et maintenant apparaît
celui des temps anciens, la promesse des temps de paix,
celui dont le nom fut donné par Le Peuple De L’Aube,
parce qu’il parle des couleurs du ciel


takwanipihisan  "  Manteau Usé Par La Pluie . "
* Sweetgrass : herbe sacrée que les Indiens brûlent afin que sa fumée purifie. Nom scientifique : Hierochloe Odorata


Grandfather : mot utilisé pour les invocations au ciel. Les Indiens disent familièrement Grand-Père le ciel, Grand-Mère la lune.

Joseph Bruchac

Traduction : Béatrice Machet

Joseph Bruchac est l’auteur aussi bien de récits de fiction que de poésie. Il a également recueilli les contes des peuples Iroquois et Abenaki dont le fameux : Thirteen Moons on The Turtle’s Back. Récompensé par un prix littéraire, il apparaît, en tant qu’auteur ou co-auteur, dans plus de cinq cent publications et dans une bonne soixantaine de livres. Il a fondé avec sa femme Carol la maison d’édition The Greenfield Review Press, et il est le directeur de la revue littéraire  The Greenfield review. Son travail d’éditeur et de revuiste ont débouché sur des ouvrages d’anthologie. Il aime aller à la rencontre des artistes comme lui, d’ascendance Indienne En effet Joseph Bruchac est certainement aux U.S.A. celui qui connaît le mieux la poésie Indienne et ses auteurs, en cela il est leur plus ardent défenseur. Il vit au pied de la montagne Adirondack, dans la ville de Greenfield, dans le nord de l’état de New-York, dans la maison où ses grands parents maternels, membres de la nation Abenaki, l’avaient élevé. Malgré des ascendances Anglaises et Slovaques, il affirme que c’est son héritage Indien qui l’a le plus nourri.

 
 

Publié dans Paroles indiennes

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Solovox: soirée de poésie

Publié le par la freniere

SOLOVOX - Soirée de poésie et musique

Mercredi, le 27 juin 2007
à 20 hres 30
au CAFÉ L'UTOPIK
552, rue Ste-Catherine Est
(métro Berri)
Tél. :  (514) 844-1139


avec ÉRIC ROGER et ses invités :

      JOCELYNE FELX « L'Échelle et l'Olivier »  Éditions du Noroît

DANIEL LEBLANC-POIRIER «La Lune n'aura pas de chandelier »  Éditions de
l'Hexagone

   PIERRE BOUDREAU « Dans l'axe du Bonheur » Éditions de l'oisiveté
créatrice

GINETTE DESMARAIS « Traces de poètes »


LOUIS ROYER et ANN' C

     MARIE-ÈVE COMTOIS « Le Windex de narcisse »  à paraìtre chez Lanctôt
Éditeur

            LOUIS-GILLES MOLYNEUX  « Le rêveur téméraire »

NORMAN RICKERT « 35 poèmes recyclables pour le cocagnada »  Éditions
Normartmuse

Micro ouvert

Publié dans Glanures

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