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Ainsi

Publié le par la freniere

Grand-ma, Dieu existe-t-il ?
L'enfant jouait dans un carré d'herbe. Elle laissa le linge mouillé dans le panier, à côté des épingles, ramassa le boomerang, et le lança. La force de son poignet était étonnante. Le ciel était si net contre la terre que la ligne d'horizon ressemblait à la pliure d'une carte postale.On entendit un sifflement, puis une vibration, l'aile revenait, puissante et précise, au point même de son départ. Grand-ma la remit  dans l'herbe et posa sa main, la même qui avait lancé le boomerang, sur la tête de l'enfant. La caresse devait être douce car celui-ci se blottit contre le tablier à carreaux gris et bleu.
Ainsi chacun de tes actes, dit-elle
Chacune de tes pensées
Chacun de tes pas
Rien n'échappe à cet état qui échappe à toutes les lois et les dépasse. Tu es le départ et le retour. Après, que Dieu existe ou non, est sans importance.

Ile Eniger, Une ortie blanche

terresdevendanges.over-blog.com/

Publié dans Ile Eniger

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On ne meurt pas du non amour (France)

Publié le par la freniere

«On ne meurt pas du non amour»
            dis-tu ?
 

Elle ne pleure plus

Elle ne parle plus

 

Elle murmure,

comme on écrase un cri,

comme on fait silence

à larmes étouffées

 

On ne meurt pas du non amour

            dis-tu ?

On ne meurt pas de faim

On ne meurt pas de soif

 

On en crève

 
Jean-Michel Sananès

chevalfou.over-blog.net/

Publié dans Jean-Michel Sananès

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Chemins de plume

Publié le par la freniere

Les publications récentes de Chemins de Plume sont à ce jour disponibles

- "Le feu me rappelle ta présence" - Eric Florent - Chemins de Plume poésie - Prix 8 Euros

- "Bleu Miel" - Ile Eniger - Chemins de Plume poésie - Prix 12 Euros

- "La diagonale du silence" - Jean-Michel Sananès - Chemins de Plume poésie - Prix 12 Euros

- "Parce que" - Jean-Marc La Frenière - Chemins de Plume poésie - Prix 12 Euros

- "Charly Zougatine et Floflo la chipie" - Corinne Josseaux - Chemins de Plume jeunesse - Prix 12 Euros

(Ajouter 1 Euro pour frais d'envoi)
editionscheminsdeplume.over-blog.com/

Publié dans Prose

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Appel aux Indiens vivants

Publié le par la freniere

liquide-68.gif
« il faut liquider 68 »

Cette déclaration guerrière de notre désormais Président de la République m’ a fait penser à la célèbrissime citation : « un bon indien est un indien mort »  (attribuée faussement à cet affreux connard à la crinière blondasse permanentée de Custer : elle est en réalité de son patron , général de l’US Army itou , Sheridan )

Nul besoin d’être un « ancien soixante-huitard » (mes amis Artufel et Belleveaux et moi sommes too young pour « en » avoir été) pour avoir été violemment , comment dire ? choqué ? (non ! ça ferait trop chochotte) , heurté ? Oui , c’est ça , « heurté » , par cet appel à « liquider » .

Ce verbe a un sens , fort , et si l’on va voir ce que Grand Robert en dit , c’est « flagrant » :

(1866, Amiel). Vendre*, écouler (des marchandises) au rabais. | Liquider le stock. | Liquider huit mille kilos de sucre  (. Inopportunité, cit.).  Loc. fam. On liquide et on s'en va. — Fig. (au sens de « on meurt ») : 3.1 La drogue lui faisait perdre ses femmes et ses amis. Or, sans les uns et les autres, plus d'argent, donc plus de drogue. Si ce n'est l'ultime dose avec laquelle on liquide et l'on s'en va. P. DRIEU LA ROCHELLE, le Feu follet, p. 38.  (1866). Fig. et fam. En finir avec (qqch.). Supprimer rapidement. • Débarrasser (se). | Liquider une affaire, un différend. | Il a tout liquidé et il a fichu le camp. • Abandonner, (fam.) bazarder, plaquer. — Par ext.  Consommer, faire disparaître en utilisant. | Liquider les restes. • Terminer. | Il a tout liquidé en un repas.  4 Votre ancienne monarchie avait depuis longtemps liquidé la féodalité.  J. ROMAINS, les Hommes de bonne volonté, t. IV, IX, p. 90.  4.1 — Je suis, reprit Hachanoth, venu pour tout liquider. Ma femme n'a pas voulu s'en charger; cette corvée lui aurait  été trop pénible. Je vais arranger tout cela le plus rapidement possible, car j'ai bien d'autres choses à faire. Je vous donnerai des instructions (…) R. QUENEAU, les Enfants du limon, II, XLI.  Psychol. | Liquider un complexe, un transfert, le résoudre. (XXe; Malraux, 1928, in T. L. F.). Se débarrasser de (qqn), faire disparaître, notamment, en tuant. | Liquider un témoin gênant. | Liquider qqn physiquement, le tuer.  4.2 Tu avais pourtant de sérieux motifs de liquider Gilbert Varnove, hein ?… Quelqu'un t'a raconté, il y a une dizaine de jours environ, qu'il avait noyé Arlette, ton amie… il y a cinq ans, à Deauville.  J.-P. MELVILLE, Dialogues du film Le Doulos, in l'Avant-Scène, no 24, p. 25.

Alors ? et donc ? face à cette annonce western de « liquidation » ?

Qu’est ce qu’on peut faire , quand on est des revuistes ! d’une revue « de poésie » en plus ! et qui est titrée LIQUEUR 44 !!! (à chacun sa façon d’aggraver son K) (qui tient peut-être dans sa gueule dentue la « perle » du bonheur !!!! relisez Buzatti ) .

Et bien , par exemple , pour un numéro (le prochain, en automne), se débaptiser et devenir

LIQUIDE 68

Et puis aussi , réfléchir , gamberger , recueillir des sensations , des impressions , des reactions à cet appel à « liquidation » .

Que vous soyez « ex »-« soixante huitards » ou pas encore nés en mai 68 importe peu ! (« on a tous quelque chose en soi … d’un indien mort ! » pour « citer » le vrai-faux belge-suisse , soutien intellectuel de choix de Custer-Sarkozy ) comment réagissez vous ?

Vous avez le choix de vos armes de réponse : poèmes , textes , souvenirs , dessins , photos !

Ces vieux Peaux Rouges adorés de nos enfances disaient volontiers « c’est un bon jour pour mourir » , mais , entre nous , on les préférait quand même quand ils se barbouillaient de leurs couleurs et qu’ils montaient sur leurs chevaux (sans selles !) et qu’ils partaient sur le « sentier de la guerre » contre les tuniques bleues ! (curieux quand même ces associations de couleur : même aujourd’hui la cavalerie urbaine est en « bleu » et quand une « chambre » est très à droite on dit qu’elle est « bleu horizon » !)

APPEL donc aux vivants à témoigner très librement contre la « liquidation » de tous les peaux rouges de mai ou d’antan d’ici ou d’ailleurs !

note en bas de page : on peut se sentir « peau-rouge » et avoir été jadis « du côté » de Rintintin !  C’est ce qui fait peut-être « la différence » entre tous les Custer et les « little big man » : Custer a toujours été  du même côté , même tout petit ! Et les mecs qui , dès tout petits , ont choisi illico entre « peau rouge » et  « rintintin » sont si ce n’est dangereux , pour le moins … limités !

Deuxieme note en bas de page : dommage qu’on ne puisse pas recueillir les témoignages d’anciens « pré-soixante-huitards » comme Rabelais ou Diderot ou Hugo (pour rester entre « bons » français homologués ) (et  fuckin’ de vivants !)

Vos envois à : roger.lahu@wanadoo.fr

gros.textes@laposte.net jcb580@gmail.com

FAITES SUIVRE CET APPEL AUPRES DES VIVANTS QUE VOUS CONNAISSEZ  ET QUI NE SOUHAITENT PAS ÊTRE « liquidés »

LIQUEUR 44 est publié par les éditions Gros Textes – Fontfourane 05380 Chateauroux les Alpes

Abonnement à 3 numéros : 20 € (chaque numéro 100 pages )

Publié dans Glanures

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Sauvons la Barbacane

Publié le par la freniere

SAUVONS LA BARBACANE
Cette revue ne doit pas mourir ! 
 


La Barbacane est en grand danger : rétrécissement drastique des aides régionales, négation des aides du CNL qui s'est résolu à ne plus soutenir que les revues ayant plus de 250 abonnés et numéros vendus, disparition malheureusement naturelle de ses plus anciens abonnés…

Avant de voir pourquoi et comment, tous ensemble, nous pouvons sauver la revue, voici quelques lignes extraites du S.O.S. que lan
çait récemment Max Pons, son fondateur. Ce S.O.S. lui a permis de publier le N° 87/90 : «Îles, masques et miroirs ».

S.O.S.

Nous coulons ! Avant que La Barbacane, née en 1963, ne se dirige vers le cimetière des revues oubliées, nous lançons un ultime appel. Fluctuat nec mergitur affirme la fière devise de la nef parisienne ; mais La Barbacane n'est pas un esquif voguant sur les eaux de la capitale ; elle suit le cours des rus et ruisseaux du Haut-Agenais. […] Cette singulière revue, presque cinquantenaire, va-t-elle périr corps et biens dans l'océan de l'Indifférence ? Ou bien ses amis - s'il en reste – lui apporteront-ils une aide rapide et substantielle ? Nous subissons, il est vrai, la désaffection que connaît le livre depuis des lustres et, en particulier, celle qui touche l'expression littéraire et poétique. Un monde meurt et c'est triste à pleurer… De surcroît, les organismes publics ne dispensent plus l'aide qu'ils offraient naguère sous forme de subventions, ou bien l'ont considérablement réduite. AIDEZ-NOUS. Max PONS

POURQUOI SAUVER LA 
BARBACANE
 ? 


LA BARBACANE est un objet littéraire unique tant par la qualité littéraire des textes qu'elle publie que par la beauté de sa fabrication : choix du papier, caractères, mise en page… L'une de ses grandes originalités est de n'avoir cessé de publier, côte à côte, poètes et écrivains renommés et débutants ou même inconnus (voir liste en p. 3), étant ainsi toujours dans le droit fil de la transmission et de la vie. Elle lit scrupuleusement les textes qui lui sont envoyés, elle conseille toujours et publie souvent, maintenant un tacite contrat de confiance et de soutien avec tous ceux qui lui font confiance et la soutiennent.

COMMENT SAUVER LA 
BARBACANE
 ? 


Outre l'abonnement, toujours possible et souhaitable (voir en fin d'appel), La Barbacane s'oriente désormais vers le soutien direct de ses AMIS.
Ceux-ci, d
ès leur premier don, seront faits membres de l'


«  ASSOCIATION DES 
AMIS DE LA 
BARBACANE
 »,


dépendant du Cercle Culturel et Artisanal de Bonaguil, à but non lucratif (loi de 1901). Ils recevront un document attestant de leur qualité d'AMIS DE LA BARBACANE. Ils seront en quelque sorte les mécènes de la revue, et en cela toujours assurés de recevoir le dernier numéro publié. Assurés aussi d'une parution suivie, quoique irrégulière par définition.

ON COMPREND DONC QUE CHAQUE NUM
ÉRO SERA DÉSORMAIS PUBLIÉ lorsque les fonds de la revue (abonnements + dons et soutiens divers) permettront d'en assurer l'impression et la diffusion postale (pour celle-ci, à titre indicatif, port + emballage = 3 euros 60 par revue postée).


L'abonnement pour 2 numéros 
:
 
  
35 euros (Papie Centaure)

50 euros 

(papier Arches/ Bibliophilie)  


est à adresser à :

MAX PONS
Revue LA BARBACANE / MONTCABRIER
F46 700 PUY-L'ÉVÊQUE
CCP 319950 R Bordeaux CCB
à l'ordre de La BARBACANE

N'oubliez pas de mentionner vos noms et adresse

Adressez vos textes à : Max PONS  

(adresse ci-dessus) 

Ou en pièces jointes à : Michel HOST  
michhost@club-internet.fr 

Tél. 01 45 83 20 16  ou  03 86 77 27 01 

La liste des principaux auteurs, connus, 
méconnus, inconnus… ayant été publiés 
dans la revue depuis l'origine : 

 
Auteurs /  Pierre Albert-Birot, Jean 
Follain, Jean Rousselot, Guillevic, 
Max Jacob, Salvador Espriu 
(écriv.catalan), Charles Minetti, 
Michel Nicoletti, Louis Emié, Jean 
Giono, René Nelli, Louis Guillaume, 
Raymond Datheil, Jean Digot, Paul 
Vincensini, Fred Bourguignon, Yves 
Rouquette, Marie Rouanet, 
Marie-Jeanne Durry, André Miguel, 
Edmond Humeau, Jean Malrieu, 
Gaston Puel, Alberto Sartoris, 
Hughes Labrusse, Joseph Delteil, 
Georges Ribemont-Dessaignes, Tibor
Déry (écr. hongrois), Kenneth White, 
Bernard Manciet (écr. occitan), 
Gyula Illyés (écr. hongrois), 
Christian Laborde, Nathalie Nabert, 
Robert Sabatier, Luis Mizón (écr. 
chilien), Bernard Noël, Paul Guth, 
Bernard Farina, Gaston Criel, Luc 
Bérimont, François Augiéras, Jean 
Cocteau, Claude Couffon, Michel 
Host, Jean-Yves Masson, Pascal 
Culerrier, Sophie Képès, Gabrielle 
Althen, Ossip Zadkine, Henry 
Calvet, Petrus Borel, Jacques 
Simonelli, Marcel Moreau, Paul 
Placet, Victor Varjac, Guénane, Paul
Chaulot, André Breton, O'Searcaigh 
(écr. irlandais, gaélique), Carl 
Norac, Charles Le Quintrec, Seamus
Heaney (écr. Irlandais, anglais), 
Marie-Florence Ehret, 
Georges-Olivier Châteaureynaud, 
Alain Absire, Magali Turquin, Pierre
Clavilier, Jean-Luc Moreau, 
Marie-Josée Christien, Jocelyne 
Marazzano, Bruno Geneste, Olivier 
Hobé, J.P. Kermarrec, Gil Refloch, 
Heather Dohollau, Gérard Le Gouic,
Louis Berthollom ; H.G. Kerourédan,
Ghilmer, Monique Castaignède, 
Jean-Claude Bologne, Sylvestre 
Clancier, Annie Saumont, Ghislain 
Ripault, Marc Guyon, Denis Borel, 
Georges Gara, André Lebois, 
Maurice Lévy, Emmanuel Looten, 
Joan Maragall (écr. catalan), 
Jean-François Noël, Pascal Pia, 
Jean-Marie Le Sidaner, Yankel, 
Claude Vaillant, Léon Lafage, 
Bernard Jourdan, Kang Kang Zhan 
(écr. chinois), Jean Zimmerman, 
Pierre Autin Grenier, Gérard 
Bocholier, Henri-Paul Eydoux, 
Maurice Druon, Dominique Froloff, 
Jean Fougère, Michel Cosem, Henri 
Chopin, Georges-Emmanuel 
Clancier, Chapelain-Midy, Marie 
Bressou, Pierre Béarn, Marcel 
Béalu, Norge, Yves Lemoine, 
Jacques Mer, Serge Meurant, Alain 
Lemoigne, Robert Lafont, Elie 
Richard, etc.

 

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Le refus (Belgique)

Publié le par la freniere

Nous avions construit nos jours 
sur les décombres de nos nuits 
et plus souvent qu'à notre tour 
trébuché sur nos marelles 
là où cependant 
tout était simple 

Au hasard des quais ou des gares 
nous tournions le dos à notre 
bagage 
mais toujours ils s'obstinaient 
à ne nous faire que les poches 
et notre pire supplice 
au-delà de l'actuel 
lent déshabillage 
de nos moëlles 
de notre sang 
de notre souffle 
fut de n'avoir jamais été dépouillés

que du dérisoire 

Hélas nous étions seuls 
et seuls à voir 
dans la paume de nos mains 
ce qui nous brûlait les doigts 
ce que tous ont refusé 
car tout nous fut refusé 
de ce que nous voulions donner 

Et nous restons seuls 
pleins d'un désespoir écarlate 
en cet instant de crispation du 
temps 
où de son aile noire 
un grand pressentiment nous frôle



C. E. Andersen 

(Extrait de Terre Sang Feu).

auberge1.iquebec.com/0/index.html

Publié dans Poésie du monde

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Tu as

Publié le par la freniere


Tu as les jambes de l’amour,

la peau du plaisir,

les dents du rire,

les yeux du voir et du savoir.

Tu as les mains du cœur,

le corps du désir,

les aréoles du bonheur.

Tu as les seins de la vie,

les bras de l’accolade,

les doigts de la bonté.

Ton sang circule en moi

comme un air de musique.

Tu laisses entre mes mots

des odeurs de fougères,

de menthe, de mimosa.

Tu laisses entrer le vent,

le pollen et le miel.

Tu parles avec tes plantes

d’une voix de fontaine.

Tu portes sur la vie

un soleil en exergue.

Tu rattrapes d’un geste

l’éternité qui passe.

Tu refais chaque jour

la création du monde.


Publié dans Poésie

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Paroles indiennes

Publié le par la freniere

L’OCCIDENT BARBARE ET LA PHILOSOPHIE SAUVAGE Essai sur le mode d’être et de penser des Indiens ojibwé de Eric Navet.

 

Face aux échecs de la modernité, les Peuples traditionnels opposent une philosophie basée sur les valeurs humaines, écologiques et spirituelles qui font gravement défaut aux sociétés dites « civilisées ». L’Occident barbare et la philosophie sauvage nous convie à l’exploration d’un tel mode d’être et de penser à partir de l’exemple de l’une de ces sociétés traditionnelles : les Indiens ojibwé du Canada. La leçon qu’ils nous enseignent entend démontrer qu’il n’est de monde humain possible, de monde tout simplement, que dans le respect des équilibres naturels (sociaux, écologiques et religieux), et la prise de conscience par les êtres humains qu’ils ne sont qu’un élément du monde qui les entoure. Les Ojibwé l’affirment : le monde ne saurait être autrement que « beau, ordonné et harmonique ».

***

Eric Navet est Professeur d’ethnologie à l’Université Marc Bloch de Strasbourg, responsable du Centre de Recherches Interdisciplinaires en Anthropologie (CRIA). Il est également membre du Réseau Arctique (CNRS) et du Comité de Soutien aux Indiens d’Amérique (CSIA). Depuis 1971, il séjourne régulièrement chez les Amérindiens du Nord canadien (Ojibwé et Innuat) et les Teko/Émerillon de Guyane française. Collection Univers des Possibles, 384 p., 20 euros Ed. HOMNISPHERES

homnispheres.info/

 

Publié dans Paroles indiennes

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Les lendemains d'averse

Publié le par la freniere

 Le ciel est gros de pluie et de lumière. Nuages à gorges fraîches. Pelotes boursouflées qui escaladent bleu. Les lendemains d’averses, les ombres sont plus sombres et la lumière plus blanche.

Les ailes des oiseaux sont des petits ciseaux à couper l’horizon. Les premières éclaircies éclairent nos visages. L’infini se peint au couteau. Nos yeux s’ouvrent.


Thomas Vinau

Publié dans Prose

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Analphabète (Malte)

Publié le par la freniere

Analphabète, avec ces mains qui tremblent

j'ai tiré de sa place le livre de l'univers

pour en lire les pages jaunes sous la lampe.

Analphabète, j'en lis les mots et je trébuche,

je bégaie et j'ânonne sans comprendre.

Analphabète, je perds espoir, avec mes doigts

mordus entre mes lèvres, je le referme,

J 'éteins doucement la lumière et m'endors.

Analphabète, je rêve d'un enfant qui pleure

à jamais collé à ses examens.

Indifférent, le globe tourne et tourne,

et me transporte en lui, hébété, analphabète.

Oliver Friggieri

traduction: Martine Vanhove

Publié dans Poésie du monde

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