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Légitime démence (extrait)

Je suis vos détritus, vos tics, vos manies, les tessons de la soif aux recoins du désastre, vos parfums vétustes où se brise le ciel, ce mur où s'écrasent vos souvenirs d'enfance. Je suis votre mariole, votre guignol, votre mime. Je suis votre bafouille...

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Pierres gravées (Espagne)

J’ai vu l’ombre poursuivie par les fouets jaunes, acides jusqu’aux bords du souvenir, des linges devant les portes de l’indignation. J’ai vu les stigmates de l’éclair sur les eaux immobiles, dans des étendues visitées par les présages : j’ai vu les matières...

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Ventriloque

La nuit, sans musique sans fontaine sans chair, on s'aménage un néant confortable. On peut se faire oiseau, vagabond, ventriloque. On peut traduire en gestes la tendresse des choses. Les pierres tachées de doute ont l'odeur des roses. Une rosée scintille...

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Boulevard des Invalides (Québec)

Tu ne sors plus jamais ton épouvantail de bois peint, ton époux de temps clair. Tu ne sors plus tes chevaux, tes fous et tes baleines, tu ne ranges plus tes mouettes dans le tiroir des mouettes, tu n'as plus d'animaux et plus beaucoup d'espoir, tu n'allumes...

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Traction-brabant numéro 23

Il s'enivre Il se saoule De poèmes Il ne peut vivre sans Il est accro Ca lui monte au cerveau Il lui faut sa dose Quand il n'a plus rien A se mettre sous la dent Il est morose Alors il court prestement Dans les librairies Dévaliser Les rayons de poésie...

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Une ligne d'horizon

Je recouds maille à maille le pardessus du temps usé jusqu'à la corde. Je rempaille mot à mot la vieille trame du cœur. Je refais pas à pas la course des amibes. C'en est fini des dieux. Ne restent que les mots Pour nourrir l'espérance. J'avance à croupetons...

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Ils ont dit

Regarde-les, Aimé, entends-les qui s'interrogent pour savoir quoi faire de tes cendres sans même se demander que faire avec ta poésie, comment grandir avec elle, comment tout commencer par elle. Gérard Larnac

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Je marche à l'envers

Elle a beau se nourrir de l'innocence des enfants, de femmes traquées et d'hommes détraqués, la guerre a toujours l'estomac vide. L'appétit du profit est un ver solitaire. Le capital s'est vendu à son propre néant. Les hommes rentrent du bureau en se...

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C'est un amour

ce n'est pas un amour qui se dit, c'est un amour qui se contente d'être, à l'abri des regards, des espoirs, c'est un amour qui a la force de la pierre et qui est gracile comme les ailes d'un rêve, c'est un amour que jamais mes lèvres n'énonceront, qui...

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