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Sans licou

Publié le par la freniere


Je n'ai jamais pu laisser un mot seul sur la page. J'ai peur qu'il se noie dans la mer du silence, qu'il se mette à pleurer ou qu'il s'ouvre les veines. J'ai quitté mon enfance pour la chercher ailleurs. Je ne veux pas des mots qui vivent d'écriture, de phrases attelées au formalisme comme des nœuds de cravate étouffant l'envergure, des mots régentant le sans-borne, des mots en queue d'aronde parmi les noeuds qui pètent. Je les veux plein de chair et goualant de vie, encore mal équarris, des mots sans patelinage, des mots sans fausse équerre pour se tenir debout, des mots en poil de loup, de batèche en batoche, de la mésaise à la richesse des mélèzes, de la menuaille au mésavenir de l'homme, de barouette en garouine, de délire en dérouine et de glaces en dérive, d'autres mots plus sonores, plus secrets, des mots sans fioritures, sans sucre, sans médaille, des mots sans mignardise, sans mignonerie, des mots de mataouin, les mots des ouaouarons qui chahutent à côté, des mots qui suintent, qui chuintent et qui ressuent comme des ressorts d'abeilles, des cuisses de grenouilles, des élans de chevreuil, des patarafes sueuses, des pourcils danseurs, des mots d'écorce fine sous le calfat du temps, des mots qui dodelinent, se dodinent, se dodichent, des mots qui font du feu dans l'opulence de la neige et parlent sans licou.

Il y a longtemps que je n'écoute plus les rongeux de balustrades, les suceux de fric et les vendeurs de chars. Quand l'hiver se dégraye de ses mitasses de feutre, je syntonise plutôt le beau chant des mauvis, la moinaille en prière dans la nef des arbres. Je rêve de soleil sous les yeux clos des fleurs, de lune sans quartier et d'étoiles filant la toile de l'azur. J'ai réglé ma montre sur les battements du cœur, les choses à raconter, les pas des bêtes sauvages et les images que l'eau dessine sur la pierre. J'écoute dans l'orchestre des feuilles, du mascou au sorbier, le hautbois d'un pivert, le basson d'un hibou, la crécelle d'un nid, l'écho des martinets et le tambour d'un pic bois qui cherche des insectes. Ce qui n'est plus ici n'est pas ailleurs non plus. Le temps n'est pas synchrone à l'espace. Les âmes des animaux survivent à la chasse. Il y a de la lumière dans les trous noirs du monde. Mettre les mains dans l'eau, c'est toucher à la mer, faire l'amour avec les vagues. Le soleil plante des arbres pour ceux qui veulent de l'ombre et la lune fait battre la moindre goutte d'eau.


Du silence à la page, un dialogue s'établit. C'est là que je trouve mes mots. Avec les oreillers sur la tête du lit, j'entends passer le rêve. J'ai toujours aimé ce qui vit, les plantes, les bêtes, les vagues de la mer, les hommes aussi, parfois. Quand je croise la foule, trop d'espoir s'efface. Je suis resté sauvage pour continuer d'écrire. Je me confie au vent, à l'orage, aux cailloux. Je ne suis ni parti ni par terre. J'étouffe dans une cage. Pendant qu'on pique des drapeaux sur la peau des atlas, je cherche l'autre qui m'appelle. Les hommes s'apprennent un par un, les yeux en face des trous et la main dans la main, une main à la charrue et l'autre à la pâte, un sac sur l'épaule et l'épaule à la roue. Un fantôme tout en haut m'interpelle souvent : «N'oublie pas La Frenière, chaque marche est la première. Il n'y a pas de dernier mot.» J'aurai toujours trouvé une lueur dans les livres, même les plus obscurs. Chaque phrase écope le vide et laisse à la place une louche de mots qu'un muet vient laper. Chaque matin, quand le soleil se lève, j'ai dans le cœur comme un battement d'ailes. Je ne sais si je monte ou descends. Je ne sais que le vent qui emporte ma voix, le bonheur d'entamer une nouvelle page.


Publié dans Prose

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Aphorisme du jour

Publié le par la freniere


Il n'y a rien de pire que les idées toute faites. Elles se prolongent en armes.

Publié dans Aphorisme du jour

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Aux atroces impunis

Publié le par la freniere

À ceux qui pansent le cercueil quand c'est le cœur qui saigne,
à ceux qui pensent comme on dépense en vendant notre peau,
à ceux qui cousent nos paupières avec le fil du discours,
à ceux qui cousent des drapeaux et décousent les nids,
à ceux qui noient l'amour dans le cours de la Bourse,
à ceux qui ne se saoulent qu'à l'égout des égos,
à ceux qui transforment l'espoir en loterie monétaire,
les jardins d'enfants en fabrique à soldats
et le chant des cigales en grillon du foyer,
aux prophètes du Texas qui se prennent pour Dieu,
aux vendeurs de pilules, de prières et de bombes,
aux atroces impunis, aux bourreaux qu'on encense,
aux saccageurs de rêves, aux pilleurs de tombeaux
qui renversent les pôles sans inverser les rôles,
aux signeurs de décrets, aux saigneurs d'abattoir,
aux seigneurs des finances, des églises et des stades,
à ceux qui sèment la tempête sans connaître le vent,
à ceux qui comptent la mer à tant le grain de sel
et vendent les châteaux à tant le grain de sable,
aux flics, aux banquiers, aux notables,
à ceux qui font leur beurre avec la loi,
à la racaille qui nous juge,
aux assassins qui nous gouvernent,
je ne dis pas je vous hais
mais je vous souhaite le malheur.


 

Publié dans Poésie

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Il fait beau sur la page

Publié le par la freniere


Il pleut dehors. C'est l'orage et le vent. Des doigts d'éclairs soulèvent le chapeau des nuages. Il fait noir tout à coup. Le temps s'est arrêté. La pluie éteint ses phares. Le film s'est cassé. La radio se confond aux vagues de la mer. Les gestes sont figés comme les acteurs d'un film prisonniers de l'histoire. La foudre vient mourir dans les bras du silence. Les mots n'habitent plus le sens mais l'image des mots. Le temps se défait, image par image. Le paysage disparaît sous le compas des géomètres. Le vent frappe à la porte. Il ne veut pas rester dehors. Il m'apporte des mots en échange d'un feu. La pluie est là aussi, debout et lisse. Je coule entre ses bras, de la veille au sommeil. Les fantômes voyagent de la cave au grenier. Je les entends gratter le sol avec des souliers morts. Je n'attends pas la fin mais la faim du poème. La nuit s'enroule autour des meubles. Je tire sur les fils d'araignée pour en faire une pelote de rêves. J'affûte mes crayons de couleur. Je cherche le soleil à chaque étage du cœur, au fond des garde-robes, dans les trous des souliers. Les escaliers ont mis leurs ailes pour aller plus haut. Les fenêtres ont des regards espiègles. Elles envoient des baisers aux corneilles qui passent. L'énergie des abeilles embrase les jardins. Il fait beau sur la page malgré le mauvais temps. Il fait toujours plus beau en sandales de cuir même si les phrases boitent. Il fait toujours plus chaud sur la paille des mots. Le soleil fait sourire les vitres. Les sauvagines à tire-d'aile, les sauvageons des arbres, les fleurs sauvages à plein pétales artisanent les champs. Le ciel tombe du ciel comme une pluie d'étoiles.

Dans la rumeur du monde, je marche sans boussole vers un but inconnu, parmi les mots sans écriture, les peintures à l'aveugle, les rêves sans nuit blanche, les trop tard, les trop tôt, les verbes sans jamais, les espoirs en chantier. Le vol des oiseaux mémorise le ciel. Chaque phrase recommence le monde par une vague, une voyelle, une épaule. Elle marche avec des ailes sur la terre piétonne. Elle ne compte pas les jours mais les amélanchiers, les bleuets, les merises. Elle n'écrit pas la mer mais les bouscueils, les ramas, les rompis. Elle délace les arbres de leurs souliers de glaise. Elle prénomme icelui, icelle ou bien ceux-ci. Elle avance à quatre pattes dans la boue détrempée mais brode à nos oreilles la dentelle du vent. Elle sort de ses gonds, arrache les cadenas, réveillant l'âme des départs. L'infini cherche ses lèvres au bord des mots, une bouche au silence, le cœur au bord des lèvres, le souffle de la forge, la magie des images, le mirage des mages. Comment se souvenir quand le lichen efface la mémoire des os ? Sur les plats-bords du temps, mes mains s'accrochent aux planches de salut. Dans ce nord sans aiguille sauf celle des conifères, ma voix s'empare de la bouée du sens. Je marche avec les phrases comme des souliers de mots, comme un oiseau se branche dans le grand nid des feuilles, comme un cœur en émoi qui bouscule sa cage.


Publié dans Prose

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Je réclame la paix

Publié le par la freniere


Pour les bêtes apeurées au fond des abattoirs,
les rêveurs enchaînés sur une ligne de montage,
pour les vies qui finissent dans un parc à vieillards,
les étrangers qu'on trie comme on le fait du bétail,
la bonté rabrouée par le froid des banquiers,
la beauté mise en joue par la laideur ambiante,
je réclame la paix.


Pour les enfants des favelas braquant le désespoir,
pour les enfants d'Afrique aux yeux baignés de mouches,
pour les enfants si maigres jouant la roulette russe,
pour celui des banlieues s'injectant l'héroïne,
pour les enfants qui naissent au milieu des décharges,
les fillettes qu'on jette dans les bras des touristes,
je réclame une épaule.

 

Pour l'enfant déjà mort dans le ventre d'une mère,
pour les otages des banques que personne n'échange,
pour les amours perdus au fond des répondeurs,
pour l'oiseau mazouté dans la mer qui se meurt,
les enterrés debout faisant la file indienne,
les hommes de terre privé de fleurs,
les femmes de mer privées de vagues,
je réclame le pain.


 

 

Publié dans Poésie

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Rastaman vibration

Publié le par la freniere


Bob Marley
Arrose le monde
Rastafari
Arrose de bleu les montagnes du monde
De cris de sirènes
Arrose
Les locks sont des serpents cosmiques
Bob marley
Bombe mentale
Pas pleurer femme
Les combattants de la liberté sont en route
Pas pleurer
Nous ne sommes plus les moutons du sacrifice
Bob Marley
Beat of the blues
Bomb of the beauty
Bob des douze tribus
Rastaman vibration
Bob Marley
Arc-en-ciel des couleurs insoumises
La Jamaique


Ernest Pépin

 


Publié dans Glanures

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Aphorisme du jour

Publié le par la freniere


On n'attend pas l'oiseau de proie, il fonce sans prévenir.


Publié dans Aphorisme du jour

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Les beaux jours (Québec)

Publié le par la freniere

car pour si peu que rien depuis quatre jours les beaux jours
donnaient raison aux béatitudes
dans l'inconnu d'un lac à peine nommé...
dans la sauvagerie boréale de la forêt...
là où les directions se cherchent une aiguille
dans le grand jamais des conifères...

et il s'enchantait de la moindre chose
à portée de la moindre main...

du merle des merveilles rouge-gorge
qu'on nomme depuis bientôt toujours, ici,
la grive,
en souvenir d'une outre-mer délaissée
et de l'empremier des navigations
et du vieux pays où rimbaud est né...

et du grand pic écarlate et tambourineur
qui bûcheronne la mort des arbres
et sollicite la grotte des échos
pour cartographier le grand silence
et prendre ses distances avec le reste du monde

du bourgeonnier bougon à son tour
dans ses confitures de mûres et de merises
en attendant l'hiver des sorbiers pimbinas
où il écarlate...
et de la longue robe à l'aiguille
des épinettes de bure
qui pêchent à la ligne des miroirs
les derniers reflets d'un ciel moribond
et s'entêtent à brandir deux têtes jumelles
et même parfois jusqu'à trois
au lieu d'une seule comme tout le monde
pour n'en pas croire les yeux qui s'étonnent...
qui s'exclament... et cherchent
à satisfaire une curiosité sans borne...

un homme à la retraite prud'homme
et qui recommence le monde à son avantage
est-il entièrement divulgué par le grand jour
qui chante de tous ses oiseaux
entre les branches
pour l'amadouer... ?

et dont il est question à longueur de journée...
entre nous et le bel été qui s'enchante de toutes fleurs
et exulte d'oiseaux grapilleurs
à peine esquissés entre les branches des arbres piailleurs
qui merisent à tout rompre

Pierre Perreault

Publié dans Poésie du monde

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Un livre

Publié le par la freniere


Ce n'est pas moi qui bouge mais les mots qui se touchent. À défaut de silence, je m'engouffre dans un cri. J'ai des bosses étranges sur les bras. Des mots me poussent sous la peau, des phrases entières, même des paragraphes. Je ne suis plus qu'un livre. Quand j'avance d'un pas, j'entends le crissement des pages. Je me fais du sang d'encre, un cœur en Garamond, une âme en Elzévir. Les mots m'empêchent de courir mais aussi de mourir. Je me gratte pour me lire. J'aimerais mieux des caresses. Je tends la bouche vers le vide pour le remplir de mots. Je tends la main d'une virgule à l'autre. Je trébuche entre les parenthèses. Mes vertèbres ne sont qu'une colonne verbale. Mes neurones se confondent aux voyelles. En creusant la mémoire, je cherche la première copie, le brouillon d'origine. Les doigts sont des réponses à la main des questions. À partir de quel mot ais-je commencer de vieillir ? Les verbes se conjuguent à mes rides. Je porte en moi des lettres qui s'égarent et cherchent la parole. Mes mains font des gestes d'images et laissent sur l'épaule une phrase incomplète. Je ne m'habitue pas à dormir en virgule, la tête sur un point et les pieds dans la marge. J'ai les joues qui rougissent comme des métaphores, des bosses sur les bras et des ampoules aux pieds. Je ne vis plus, j'écris.


Publié dans Prose

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Les situs de Strasbourg

Publié le par la freniere


L'Internationale situationniste est le dernier mouvement d'avant-garde révolutionnaire moderne, né, à la fin des années 50, de la rencontre des peintres du groupe Cobra (Copenhague-Bruxelles-Amsterdam) et des poètes rebelles de L'Internationale lettriste. Pendant une dizaine d'années, les " situs " développeront une critique radicale de la " société marchande " et une attaque en règle contre tous ceux qui l'organisent : hommes politiques, industriels, syndicalistes mais aussi intellectuels et artistes " dévoyés ". Leur programme tient en deux slogans : " changer la vie " et " jouir sans entraves ". Ils seront en tout près de quatre-vingt dans le monde à participer à cette aventure subversive et poétique. En 1966, à la suite des nombreuses exclusions prononcées par le " patron " charismatique, Guy Debord, ils ne sont plus que sept, dont quatre basés à Strasbourg, Théo Frey, Jean Garnault, Herbert Holl et Edith Frey qui s'illustreront cette année là par un coup d'éclat : la prise de pouvoir par surprise de l'AFGES (Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg) dans le but avoué de la liquider. Forts de ce fait d'armes et de leur supériorité numérique, les quatre Strasbourgeois tentent alors de ravir les commandes du mouvement à un Debord très parisien qui se consacre désormais à l'exploitation éditoriale de son fonds de commerce révolutionnaire. Mais ce dernier résiste. A l'issue d'une bataille interne dérisoire et d'une mascarade de procès sur le modèle stalinien, Théo Frey et ses amis sont exclus le 16 janvier 1967. Cet épisode alsacien sonnera le glas de l'Internationale situationniste. Il aura tout de même permis la publication d'un pamphlet corrosif, De la misère en milieu étudiant, contribution décisive à l'éveil de toute une jeunesse que l'on retrouvera dans la rue quelques mois plus tard.
La Librairie Arthème Fayard a édité en mai 1997 dans un volume de 708 pages, en y ajoutant des documents et annexes "signifiants", le texte intégral des douzes numéros de l'Internationale situationniste parus entre juin 1958 et septembre 1969. Dans le dernier, on lit non sans étonnement "il nous suffira de noter qu'en France ancun situationniste ne réside en province (et surtout pas à Strasbourg)". Pourtant, si la cité alsacienne n'est pas, contrairement à certaines allégations, le berceau du mouvement, lequel existait déjà en 1957, elle fut le théâtre d'un événement majeur. En novembre 1966, des jeunes gens s'emparèrent de force des locaux et du matériel de l'UNEF pour imprimer, au nom de l'Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg, présidée par André Schneider, une brochure anonyme de 47 pages intitulée De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects économiques, politiques, psychologiques, sexuels et notamment intellectuels, et de quelques moyens pour y remédier. Son rédacteur : Mustapha Khayati. "Diverses mesures préliminaires" annoncèrent la sortie de l'opuscule. Celle du 26 octobre 1966 apparut comme la plus retentissante : une douzaine de trublions interrompirent à coups de tomates le cours du cybernéticien Abraham Moles, titulaire de la chaire de sociologie. En guise de publicité, l'AFGES afficha un comics réalisé par André Bertrand, Le retour de la colonne Durruti, pointant "la crise générale des vieux appareils syndicaux et des bureaucraties gauchistes", propageant l'espoir "du renouveau dans un groupe qui ne cachait pas ses intentions de saborder eu plus vite et pour le mieux tout ce militantisme archaïque". Le texte, distribué lors de la cérémonie marquant la rentrée et traduit dans plusieurs langues, inquiéta non seulement les sommités universitaires locales, mais horrifia aussi le Landerneau de la presse régionale, nationale et même étrangère. En riposte à la répression judiciaire, l'AFGES, qui exerça le contrôle sur la section locale de la MNEF, ferma le bureau d'aide psychologique universitaire, considérant que la "claire fonction" de cette instance était "de maintenir la passivité de toutes les catégories d'exploités". A quatre mois d'intervalle, il atteignit un tirage de 20 000 exemplaires. Mais compte trenu des innombrables duplications et diffusions dans plusieurs pays, l'on tabla sur 300 000 unités. Pourtant, le total des affiliés ne dépassa jamais plus de vingt en même temps dans le monde, ni plus d'une centaine durant son histoire. Début avril 1967, 79 étudiants se solidarisèrent ouvertement avec Vayr-Piova, vice-président de l'AFGES, renvoyé de la Faculté. Théo Frey, plus tard auteur de L'Unique et sa propriété (publié à Haguenau), Jean Garnault et Herbert Holi, exclus de l'IS le 15 janvier 1967 pour "mensonges", jouèrent un rôle important dans les révoltes de mai 1968. Plusieurs aphorismes situationnistes comme "Vivre sans temps mort et jouir sans entrave", "Ne travaillez jamais" ... fleurirent sur les murs.


Publié dans Glanures

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