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Ils ont dit

Publié le par la freniere

 

...Pour éviter de parler en termes de coupables, il est de bon ton de dire que l’homme, innocent, est poussé par le système qui l’opprime. Tel dirigeant nazi n’a agi que poussé par la mécanique du régime. Tel fonctionnaire ordinaire se cache sous l’intérêt supérieur de l’État. Tel paysan n’utilise les pesticides que parce qu’il ne peut pas faire autrement etc. Tout choix d’une histoire sans coupable est le choix d’une histoire sans sujet et en conséquence l’art lui-même quitte les êtres pour les choses… qui deviennent alors des coupables faciles, comme la télévision coupable d’abêtir l’espèce humaine.


Échapper à cette mort du sujet, ce n’est pas obligatoirement en re3venir à la religion du prisonnier. Ce n’est pas non plus cautionner aussitôt l’être en soi, à la fois dieu et démon, où l’être dieu et le social démon.  La lutte des classes elle-même ne fabrique pas des coupables (les capitalistes) et des innocents (le prolétariat) Elle peut aussi d’ailleurs faire, à son tour disparaître le sujet pour masquer le système. Le système était bon, c’est Staline qui était mauvais !


La question du coupable conduit plus à la question de la justice qu’à celle de la morale. Or tout comme nous savons à présent où est le mal, sans bien discerner le bien, l’injustice révolte aisément, sans dire pour autant la justice !...


Jean-Paul Damaggio

 


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Haiti

Publié le par la freniere

 

Ma

place parmi les vivants.

 

C'était ça, Thurgeau? Une plaisanterie!

L'ancienne maison a vacillé, puis est tombée de toutes

ses colonnes et de son grand balcon, comme quelqu'un

ayant l'air de demander pardon au temps. C'est ce

qui s'appelle un séisme, un vrai! Il a parcouru la

ville et une bonne part du pays. Il a mangé plein de gens.

Mangé! Littéralement! C'est-à-dire: Moulu! Avalé!

Ceux qu'il a laissés dehors, les autres morts, sont

alignés sur les trottoirs, certains à découvert, dautres

enveloppés dans des draps ou du platic

blanc.

 

 

Les

églises aussi sont agenouillées: La Cathédrale,

Saint-Anne, Saint-Louis-Roi-De-France, Saint Joseph.

Quelques fidèles prient haut et fort. Une prière en

colère, d'autres le font à voix basse, dans leur

coeur. Le Christ, qu'on croyait en équilibre précaire,

est resté perché sur son socle au fond de l'église du

Sacré-coeur, impassible solitaire au milieu des

ruines.

 

 

 

Rue

Thoby, dans la zone de Frères, on a recueilli le corps de

deux de mes tantes paternelles sous des décombres.

L'une d'elles qui était aussi ma marraine

s'apprétait à fêter son centenaire. “ Il ne me

reste qu'une dent, disait-elle. En mars, si Dieu me

prête vie, je vous la montrerai dans un large sourire”

Adieu ma belle!

 

 

 

Il fait

lourd. Difficile de marcher. On a la tête encombrée de

morts. Chaque jour, le nombre augmente. Et les secousses

n'arrêtent pas. On est sur le qui-vive. Elles peuvent

s'étendre jusqu'à trois mois, six mois, un an. Qui

sait?

 

 

 

Ma

mère et ses deux soeurs ont été sauvées de justesse par

l'un des mes fils et un néveu qui ont dû les forcer à

sortir, car elles ont eu peine à croire que la maison

s'écroulait. Elles sont aujourd'hui à l'abri

chez l'un de mes frères, à l'abri, mais perdues,

sans repères, ne parlant jour et nuit que de retourner chez

elles.

 

 

 

Un

proche a vu mourir cinq cents de ses employés sous

l'effondrement de sa manifacture.

 

 

 

 

 

Un

bébé de vingt- deux jours a été repêché vivant au bout

d'une semaine sous des décombres.

 

 

 

Et

puis, il y a l'immense majorité avec ses morts, ses

sans-abri, et d'autres morts qui s'ajoutent à la

liste des morts du séisme: Ceux qui sont morts, la veille

ou après, et ne trouvent pas leur place de mort à part,

avec cette singularité qui leur est dûe: Pompe-funèbre,

convoi,  messe, chant et oraison. Toutes

les morgues sont engorgées, les cimetières dévastés. Il

faut créer des fosses communes.

 

 

 

Il y a

aussi les rats, qui sont des gens, s'échappent des

prisons, s'attaquent à la popuation. Le chef de la

police a promis de les traquer. Et la ministre de la culture

et de la communication leur aurait, semble t'il,

demandé, dans un appel radiophonique de regagner

gentillement leur cellule.

 

 

 

Quelqu'un m'a appelé hier pour me demander

si je suis mort. Absolument, ai-je dû

répondre.

 

 

 

Une

amie m'a suggéré d'écrire, comme pour reprendre

ma place parmi les vivants.

 

 

 

 

Syto Cavé

 

 

 

Port-au-prince 23 janvier 2010


 

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Nouveaux délits

Publié le par la freniere


L’Association NOUVEAUX DELITS est née

!

 

 

 


Membres fondateurs

: Cathy Garcia  et Valéry Jamin
Président : Valéry

Jamin   Secrétaire-trésorier : Marc Bureau

Siège

social : Létou - 46330 St CIRQ-LAPOPIE

 



 
Cette

association a pour but de continuer la publication d'une revue de poésie

déjà existante. De promouvoir la création littéraire et artistique, d’éditer les

auteurs et les artistes membres de l’association, permettant ainsi à des

créateurs indépendants ou méconnus de faire connaître leur travail au

public. De regrouper les moyens techniques indispensables à l’édition

papier et à la reliure artisanale d’art. De favoriser le lien social autour

de la poésie et de l'expression artistique sous toutes ses formes.

D'organiser des évènements, rencontres, expositions, tournées itinérantes pour

faire connaître ses activités, ainsi que proposer des animations, ateliers,

lectures, spectacles...  L’association pourra mettre en place des projets

en direction de personnes en difficultés morales ou physiques (personnes isolées

socialement, handicapées, incarcérées, âgées, hospitalisées…). Pour atteindre

ses buts, l’association pourra exercer une activité sous la forme commerciale,

soit l’édition, la distribution et la vente d’ouvrages réalisés, soit

l’organisation d’ateliers, de manifestations et de prestations

payantes.

Adhésion annuelle : 10 euros (chèque à l'ordre de

l'association)
 
Les membres adhérents recevront par mail ou courrier

le bulletin qui les tiendra au courant des activités de l‘association. Outre la

possibilité d’y participer, ils bénéficieront d’avantages liés à ces activités

(un numéro découverte de la revue Nouveaux Délits, réductions sur les ouvrages

édités et les prestations proposées par l‘association si elles sont payantes…).

 



Réalisations et

projets en cours :

 

 Lancements du numéro 35 de la

revue Nouveaux Délits

 

 

 

 

 

 

 

http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/

 

 

Publié dans Glanures

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Les cannibales internationaux (Canada)

Publié le par la freniere

 

Nous sommes bien intentionnés. Néanmoins

nous avons l’intention de toute dévorer :

le paysage, votre histoire, votre culture,

et peut-être même vos enfants.

Nous ne vous voulons aucun mal

et nous espérons que vous accepterez notre argent

à un cours favorable. Nous ne sommes ici que pour

peu de temps,

s’il vous plaît traitez-nous avec bonté

et avec déférence, et souvenez-vous,

nous sommes les nouveaux conquérants.

 

Nous voulons surtout voir

mais ne pas être vu, entendre mais

ne pas être surpris à entendre, sentir

mais ne pas être surpris à sentir, goûter

mais ne pas être invité à goûter quelque chose

pouvant offenser notre palais. Certains d’entre nous

peuvent même vouloir toucher, mais seuls

            quelques-uns

veulent être touchés.

 

Ken Norris

Traduit par Pierre Des Ruisseaux


Publié dans Poésie du monde

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La langue de ma mère (Maroc)

Publié le par la freniere

 

Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
Elle s'est laissée mourir de faim
On raconte qu'elle enlevait chaque matin
son foulard de tête
et frappait sept fois le sol
en maudissant le ciel et le Tyran
J'étais dans la caverne
là où le forçat lit dans les ombres
et peint sur les parois le bestiaire de l'avenir
Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
Elle m'a laissé un service à café chinois
dont les tasses se cassent une à une
sans que je les regrette tant elles sont laides
Mais je n'en aime que plus le café
Aujourd'hui, quand je suis seul
j'emprunte la voix de ma mère
ou plutôt c'est elle qui parle dans ma bouche
avec ses jurons, ses grossièretés et ses imprécations
le chapelet introuvable de ses diminutifs
toute l'espèce menacée de ses mots
Je n'ai pas vu ma mère depuis vingt ans
mais je suis le dernier homme
à parler encore sa langue.


Abdellatif Laâbi

 


Publié dans Poésie du monde

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Au coeur du cri

Publié le par la freniere


Vient de paraître :

 

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"Je n'ai que le cri pour résister entre les vies que nous rêvons"  André Chenet

"À la manière d'un voyage à travers les millénaires, explorant l'histoire, ses mythes et expériences fondateurs, André Chenet, devant la cohorte des malheurs, nous livre son sens des combats nécessaires pour devenir plus humain. Nous voici au coeur de sa pensée, de sa réflexion poétique sur ses rêves et ses espoirs.
Quelque soit le règne animal, végétal, minéral, les relations entre les êtres et les choses fonctionnent sur la base de la réciprocité et de l'interdépendance. Unité et idéal sont là, dans les entrailles de la poésie incantatoirequi doit nous mener vers une philosophie plus humaine de la vie. Car la vérité est là toute proche, à la source, à portée de raison et de coeur.
Durant l'été 2009, Les Voleurs de Feu recevaient André Chenet en résidence à Plougasnou, en Bretagne, sur les terres de ses ancêtres maternels sur lesquelles il n'était pas revenu depuis 35 ans.../...
Il résulte ce recueil (premier volet d'une trilogie) dans lequel André Chenet va criant ses désirs du devenir humain; sa raison exulte et nos émotions résonnent...
"

Marie-Lise Martins-Le Core
Extrait du texte de la quatrième de couverture

Pour commander "Au coeur du cri":
Écrire à: Les Voleurs de Feu, Yann Orveillon, 1 rue Louis Pasteur, 29 630 Pougasnou
Adresse e-mail:  lesvoleursdefeu@free.fr

Site: http://lesvoleursdefeu.free.fr

 

 

En marchant

Dans le bleu d'un seul mot
mon amour s'entend
mon amour se lève
mon amour se rêve
mon amour s'étend

Le vent rafraîchit mes brûlures
je m'enivre de brume et de nuit

La ville se referme
sur chacun de mes pas
j'écoute
le silence d'un catalpa
contre un mur de béton

Place des Fêtes
un enfant africain
porte le monde sur son dos

La ville pleure
d'humaines solitudes

Mon amour se fêle
au fil des mots
une voix qui n'est pas la mienne
me dicte le sens du poème.


                        André Chenet
                        (Place des Fêtes/ square du Laonnais)
                        Le 18/01/2010) Extrait du recueil en cours "En marchant"


Publié dans Prose

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La traversée du ciel à vélo

Publié le par la freniere

 

À la traversée du ciel

sans rétro, sans sonotone et sans lunettes

Dieu devant allait à moto

moi derrière sur mon petit vélo

je demandais le Chemin

 

Du Sud au Nord

à chaudes larmes

à pleine voix, à plein espoir je quémandais

L’Avenir Monsieur, l’Avenir

 

De vieux firmaments chantaient

des cantiques éculés

et des lassitudes de bleu

Le silence s’éreintait

 

À la croisée de Ses yeux par gros temps 

d’Est en Ouest je parcourais le destin

j’étais malade

mon cœur battait trop vite

j’avais une crise de Foi

 

C’était hier, c’était demain

j’allais…

mais où allais-je ?

 

Dans l’infortune du dire

j’explorais des poussières de rêve

je cherchais à aimer

je cherchais à L’aimer

 

À parcourir l’éternité à vélo, le chemin était long

À trop longer l’espérance j’ai brisé l’horizon

 

C’était un hiver de soleil froid

le train n’était pas sur ses rails

ma vie était en gare et mes rêves à l’arrêt

Dans l’infortune du rire

je crois bien que je cherchais où aller

 

C’était hier c’était demain

j’allais…

mais où allais-je ?

 

À arpenter le vent à deux roues

la côte était raide et l’air était froid

je piétinais aux portes du désir

je piétinais des éclats de voix

et des brisures de rires…

où allais-je ?

 

Dans la mort et les azalées

je cherchais où pleurer

 

À l’équarrissage du verbe

perdu comme un lokoum

je traversais le désert

j’avais froid comme l’hiver

je jouais caniche et révolver

je portais ma croix

 

Toi, tu allais…

mais où allais-je ?

 

À la traversée du ciel à moto Dieu devant

moi très loin derrière et à vélo

j’épluchais l’amour à l’économe

À l’écumoire des heures les jours passaient

 

La vie m’a mouché au rasoir

je ne sais plus où je vais…

mais je suis où j’allais

 

À la malversation de la raison

le mensonge a fait fortune

depuis que je ne cherche plus je me trouve

 

En barque à rames ou à vélo

je ne sais s'Il a jamais  traversé nos larmes

moi, sans corde, sans échelle et sans vélo

j’escaladerai encore l’abrupt des devenirs

 

C’était hier c’était demain

J'irai.

 

Jean-Michel Sananès

 


Publié dans Jean-Michel Sananès

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

 

Le système financier est fondé sur l’absolue certitude que l’État, quoiqu’il arrive, sera toujours là pour lui sauver la mise. D’où l’endettement de l’État, le public passant son temps à régler la note du privé. Mais «la dette» doit avoir une limite : on ôtera donc au citoyen le bénéfice de ses services publics en disant que franchement, il exagère, avec tout ses «acquis sociaux», et qu’il faut bien sauver les banques, le CAC et tout le toutim de la sainte merderie globalisée. On explique d’un côté aux gens qu’on n’a plus, mais alors vraiment plus de sous pour sa santé ni l’éducation de ses enfants, et de l’autre côté qu’il faut voler au secours du système que le réduit au chômage. On ne sait pas ce qui est le pire : l’infini cynisme de cette tyrannie, ou l’infinie bêtise des peuples à se laisser ainsi berner.

 

Gérard Larnac

 


Publié dans Ils ont dit

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Ils ont dit

Publié le par la freniere


Il n'y a pas que l'islam qui déteste le corps, tout court, pas seulement celui de la femme. Toutes les religions révélées rejettent ce qui est physique pour mieux valoriser la transcendance. C'est l'être humain qui est le centre de l'univers et non Dieu. Dieu est une idée abstraite, lointaine. Cette séparation entre Dieu et l'homme a fondé un discours sur le corps qui est anti-humain.


Adonis

 

Publié dans Ils ont dit

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Nouveaux Délits numéro 35

Publié le par la freniere


2010, Odyssée de la femme.


 
L’envie de faire un numéro essentiellement féminin m’est venue sans rapport avec le printemps des poètes, mais les idées flottent peut-être dans les airs comme le pollen. Cette idée était déjà là depuis un moment parce que je m’étais rendu compte d’un certain déséquilibre. En poésie comme à la sécurité sociale, les femmes sont secondaires, les femmes sont n°2. Déjà être poète n’est pas très bien vu et encore moins entendu, mais alors poète ET femme, c’est dire le cumul de tares. Je ne suis pas féministe, ne suis pas non plus antiféministe. Je suis une femme qui questionne l’Homme.
Je préfère parler en termes de valeurs non opposables mais subtilement entrelacées. Certaines femmes sont de grosses brutes, certains hommes de fines fleurs. Là n’est pas la question.
La question pour moi est : parmi les hommes et les femmes où se situe l’Humain ?
J’aime la vision taoïste des énergies. Leur harmonisation par une juste et souple compréhension de ce qui EST. Nos sociétés souffrent d’un excès de yang, il faudrait leur insuffler un peu de yin. Mais les femmes ne sont pas uniquement yin, vous allez vous en rendre compte au fil de ces pages.
Les poètes, mâles ou femelles, sont des équilibristes de nécessité humaine.
 
Je vous souhaite une année de plus sans tomber du fil et de grandes et vastes respirations.
Je nous souhaite à tous un brin de sagesse supplémentaire.


!cid 8F058EBD02E745638D963339F3DFABAB@PASPAS 
 
Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme, tout ce que je sais, c'est qu'on me traite de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.
Rebecca West (1913)



AU SOMMAIRE
 
Délit métropolitain : Metropolis song de Gaëlle Josse (Yvelines)
 
Délits de poésie éparpillés :
Cristina Castello (Argentine), poèmes de son recueil tout frais Orage/Tempestad
Nathalie Riera (Var), extraits d’un recueil tout frais lui aussi, ClairVision
Cathy Garcia (Lot), nouvel extrait des Chroniques du hamac
 
Délit tramé : Beb Kabahn (Pyrénées-Atlantiques)
 
Délits en morceaux de choix avec Jany Pineau (Loire-Atlantique) et Marlène Tissot (Drôme)
 
 
Illustratrice  : Cathy Garcia

http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.hautetfort.com/

 

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Nous ne sommes plus rigides d’aspect cuir
Nous ne sommes plus antiques et vestales
Nous ne sommes plus obéissantes en jupon
Nous ne sommes plus épouses du Seigneur
Nous ne sommes plus gainées de dentelles barbelées
Nous ne sommes plus livides dans un bain de sang
Nous ne sommes plus vos béquilles de vair
Nous ne sommes plus naïves dans le duvet
Nous ne sommes plus nues sur le papier glacé
Nous ne sommes plus découpées en rondelles assemblables
Nous ne sommes plus muettes et domestiques
Nous ne sommes plus timides et nubiles
Nous ne sommes plus excisées du réel
Nous ne sommes plus issues de la côte biblique
Nous ne sommes plus des jeunes filles sages.
Anne Archet
in Ode à mes sœurs

 

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Notre belle langue française : une langue de pute ?
 
Un gars : c'est un jeune homme
Une garce : c'est une pute
Un courtisan : c'est un proche du roi
Une courtisane : c'est une pute
Un masseur : c'est un kiné
Une masseuse : c'est une pute
Un coureur : c'est un joggeur
Une coureuse : c'est une pute
Un rouleur : c'est un cycliste
Une roulure : c'est une pute
Un professionnel : c'est un sportif de haut niveau
Une professionnelle : c'est une pute
Un homme sans moralité : c'est un politicien
Une femme sans moralité : c'est une pute
Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe sportive
Une entraîneuse : c'est une pute
Un gagneur : c’est un battant
Une gagneuse ; c’est une pute
Un homme à femmes : c'est un séducteur
Une femme à hommes : c'est une pute
Un homme public : c'est un homme connu
Une femme publique : c'est une pute
Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre
Une femme facile : c'est une pute
Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur
Une femme qui fait le trottoir : c'est une pute
Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote
Une péripatéticienne: c'est une pute



 
 
Nouveaux Délits - Janvier 2010 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution  - Imprimée (papier recyclé) et diffusée par l’Association Nouveaux Délits - Létou - 46330 St Cirq-Lapopie

Directrice de publication, rédactrice en chef, maquettiste, illustratrice, plieuse, agrafeuse, colleuse de timbres : Cathy Garcia Correcteur : Michel Host 

 

 

http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

 

 

Publié dans Prose

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