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Le jardin de vos rêves

Publié le par la freniere

 

 

 

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Vivez une journée unique avec Albert Mondor aux Jardins de vos Rêves
 
Le 6 juillet 2013 aura lieu un évènement à ne pas manquer qui se déroulera dans les fabuleux Jardins de vos Rêves, situés au cœur des Appalaches. Albert Mondor, horticulteur bien connu du public et neveu des propriétaires Sonia Mondor et Pierre Séguin, fera deux visites guidées de ces spectaculaires jardins à 11h00 et à 14h00. Il donnera également un atelier sur l’entretien écologique du jardin à 13h00, alors que les créateurs des Jardins de vos Rêves, Sonia et Pierre, feront un atelier sur l’art de donner une âme au jardin. Plusieurs prix de présences seront distribués durant cette journée exceptionnelle ! D’une superficie de cinq acres, les Jardins de vos Rêves mettent en valeur les cinq éléments, soit le bois, la terre, le feu, le métal et l’eau. Plusieurs structures, constructions et sculptures, pour la plupart créées à partir de matériaux recyclés, ont été intégrées aux plantations de façon à former un ensemble d’allure très théâtrale. Les Jardins de vos Rêves sont situés au 466 rang 4 Nord à Saint-Ferdinand. Le coût pour cette journée est de 9,00 $. Les groupes qui désirent participer à cette journée sont priés de réserver leur place. Vous êtes conviés à apporter votre pique-nique pour le déguster sur place. Pour obtenir plus d’informations cliquez à l‘adresse www.lesjardinsdevosreves.com ou composez le (418) 428-3848.

 

 

 

Publié dans Glanures

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La cour des miracles

Publié le par la freniere

Pour écrire, il faut d’abord apprendre à se taire. L’individu se perd derrière la cause. Comment raconter ce qui n’est qu’immobile, ce qui n’est déjà plus. Les rivières, aujourd’hui, sont un lit de tessons de bouteilles, un dépotoir à pneus, une lie de pots cassés, un cimetière de squelettes métalliques. L’espace ne sert à rien pour recoudre le temps, les minutes brisées, les secondes cassées, ces tessons de semaine qui nous blessent les pieds, ce verre pilé caché dans l’herbe haute. Le temps perdu fait rêvasser les choses. Les rideaux font de l’œil au soleil. L’émail des lavabos fait la cour aux assiettes. La lenteur et la contemplation président l’essentiel. Je démaquille le visage des mains pour mettre à nu les lignes de vie. Je déboutonne mes yeux pour que passe le vent du paysage. J’ouvre les écoutilles des oreilles. Je tends les mains. Je redresse mon échine verbale, ma colonne de son. La cour des miracles est au complet, des voyelles boiteuses, des consonnes aveugles, des phrases unijambistes, des parenthèses obèses. Je serre ma tête dans un nuage. Je dénoue les entrailles de la terre, les muscles ankylosés de peur, les nerfs en charpie. Les mots fracassent les obstacles comme des anges têtus ouvrant leurs ailes dans la nuit. Des fraises d’hirondelles crépitent sous la pluie. Tout ce pourquoi l’on vit existe à peine. Un geste éveille la guerre, un autre la caresse. Tout est vanité hors la tendresse entre les hommes. La pluie délave tout, de l’herbe à l’âme, de la poussière à l’être. La cendre meurt entre nos doigts.

        

Il est de plus en plus difficile de sortir de l’idiotie des jours. Les bruits montent jusqu’à l’âme. Les vendeurs nous poursuivent jusqu’au creux du sommeil. Nous longeons les murs. La terre ouvre sa bouche pour vomir. La sale histoire de l’homme nous traverse le cœur. Le merveilleux se retire. Partout, le mensonge, l’argent, les habits du paraître. Des marionnettes s’agitent aux parlements. Face à la vérité, chacune parle une langue de bois. Il faut bûcher pour obtenir quelques copeaux et faire jaillir la sève. La peau du jour s’accroche à la patère comme un habit d’emprunt, un cuir en location. Les paroles se taisent. Les sources se rétractent. Le calendrier bougonne dans un coin. La bonté se refuse à naître parmi les statistiques, la paperasse et les nouvelles du sport. Un comprimé par heure contient la rage de vivre, anesthésie l’espoir, éteint le feu d’aimer. On ne parle plus qu’à voix basse, à mots couverts de cendre, mêlant le mal de vivre au bien public. L’essentiel est ailleurs, toujours plus loin, ou plus près qu’on le pense. En ville, on ne sait plus où habiter. Les pauvres Noirs font fuir les pauvres Blancs. On ne voit pas les Jaunes. Les Rouges sont perdus en dehors des réserves. Quand aux Verts, ils sont traqués partout par les sacs à ordures. Chez les Roses, il n’y a pas de discrimination. Les vieux riches aiment les petites frappes, quitte à mourir éventrer pour quelques sous. Tout est affaire de sexe, qu’ils ont ou qu’ils n’ont pas. Ils feraient n’importe quoi pour ajouter un sein ou cacher un pénis. Chez les pauvres ou les riches, c’est le dollar qui compte. L’argent qu’on dépose à la banque lave l’argent taché de sang. C’est à la Bourse qu’on finance la guerre, l’esclavage, la haine. L’économie justifie tout. Elle ne craint que l’amour. Le bouche à bouche trompe moins que le bouche à oreille. Il faut en revenir au bas de laine, au troc, à la poignée de main.

 

Je n’ai pas de toit au-dessus de ma maison, mais des mots qui ouvrent sur le ciel et attirent les éclairs comme un aimant de soif. Je n’ai même pas de maison. Je n’ai pas de raison. Je n’ai pas de pays, mais deux ou trois carnets. Un pour les mots, les autres pour la route.  Je suis à la fois plein et vide, plein d’amour à donner, vide pour en recevoir. Ma parole brûle au cœur des choses, déchiquète les heures et déchire les rues. J’agite ma cervelle au bout des bras comme un cerf-volant. Un râteau sur l’épaule, je défriche la pluie. Le vent passe entre mes mains. J’en garde la fraîcheur à mettre sur la page. Je m’habille d’un bourdonnement d’insectes, du vol des papillons. La bonté n’en finit plus de saigner. Il faut laver la vie, donner sa place au tonnerre de l’enfance, ses éclats de rire, ses éclairs, ses sourires de gnomes, ses paraphes de lutins. J’ai l’écriture au bout des doigts pour m’éloigner du pire. J’abandonne les mots à la faim des saisons, l’encre à la soif des pages. J’ai lâché prise, aboli des murs, des maisons tout entières, des poignées d’années, effacé des frontières, le carnet m’est resté, ouvert au jour le jour. Son cuir usé protège une étrange lumière. L’âme en guenilles se recoud d’elle-même. L’eau du cœur remonte jusqu’au bord. Pourquoi tant de mots, tant de blessures dans le fatras du monde, mais seulement deux mains pour les caresses, une bouche pour les dire ? Qu’aurais-je fait d’un rôle, d’un nom, d’un modèle ? Un simple battement d’ailes soulève mes paupières. Il me suffit d’un souffle, d’un soupir, d’un corps mêlé au sang des herbes, pour respirer plus large. Lorsque je fais des signes avec des mots, il me semble toucher le cœur du monde, du bout de mon crayon. Vivre, c’est aimer. Tout le reste a plus ou moins d’importance.

Publié dans Prose

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Je me découvre là où tu t'es oubliée

Publié le par la freniere

Tout ce qui compte à présent, c’est de ne pas être dehors. Mes rêves seront sauvés et l’espoir demeurera une beauté aussi pure que ces flocons de neige formant un tapis de blanc. Il y a bien sûr, toujours ce murmure furieux et ce fleuve tonitruant qui traversent des communautés oubliées. Mais l’innocence n’est plus un mal. La candeur toute ébouriffée n’est plus ce nuage d’ignorance et de noir sirupeux. Je mange à la terre que j’occupe et j’habite l’ossature de la mer comme une seconde maison. Je suis assis sur un trépied pour maintenir à bout de cœur le chemin où se perd la parole nue. Mon audace a le frisson en boule de laine et j’enserre la traversée des peaux et des haleines avec le souffle clandestin de mes errances. J’ai trop longtemps voulu sortir de l’ornière pour voir à quoi ressemble le visage de ta mort. Le temps m’a fait plier comme un roseau, les sentiers se défont et des éperviers ratissent la neige fondante qui coule dans mes mains serrées.   

 

Pour sauver l’amour, il faudrait déterrer l’existence de ses ruines et de ses délabrements. La seule mémoire utile réside dans la chair de toute chose. Nous avons retenu dans nos fibres la clarté puissante des bêtes vivant dans des terriers. Nos vies sont trop courtes et l’éternité est trop longue. Nous avons mémorisé la fluidité de l’éclair brisant toute endurance. Et, dans un éclat, nous semons la lumière au plus profond de nos âmes.

 

A présent, je sais que l’important n’est pas l’image que j’ai conservée de toi et qu’il importe peu d’ajuster l’écho de notre résonance à la lime du temps. Il suffit simplement de lui offrir un lieu d’accueil hospitalier. Il y a quelque chose d'initié dans mon cœur. L’intérêt que j’éprouve pour ceux que j’aime ne s’explique pas, ne revendique rien d’autre qu’une entente inconditionnelle. Il y a un lien entre la bienveillance que je me porte et celle que j’accorde aux autres, à tous les autres. Je me découvre là où tu t’es oubliée. Ton absence m’enseigne le dépouillement nécessaire à la sérénité. Mon imaginaire et mes rêves ne sont que des bulles d’air qui me conduisent hors du champ de la réalité. L’instant présent cohabite avec la troublante cacophonie des siècles ensevelis dans mon sang. 

 

Bruno Odile

 

 

Publié dans Poésie du monde

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Automne

Publié le par la freniere

C'est un automne d'autrefois

Sous les fenêtres d'aujourd'hui

 

 

C'est un matin où tu écris

 

Des lettres qui n'arrivent pas

 

 

 

Le ciel verse sa gibecière

 

De papiers bleus et d'oiseaux morts

 

 

 

Les feuilles d'or sont des poèmes

 

Que nous n'aurons jamais su lire

 

 

 

Les yeux sont muets et la pluie pleure

 

Sur des trains perdus à jamais

 

 

Hélène Cadou

 

 

Publié dans Poésie du monde

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Lhasa de Sela

Publié le par la freniere

Lhasa tu marches et tu appelles

Celui qui froisse tes pieds sur des chemins de ronces

Tes dents sont amoureuses ta bouche est sans racine

Le désert tombe et ressuscite quand tu vacilles

Quelqu’un vient

Tu nages sur des braises

C’est sûrement lui

Et tes mains sont immenses même percées par la pluie

 

Ton cri s’est allongé dans une roue de velours

Comme un  feutre fragile

Ta voix couleur de chair lève le pain de l’ombre

La terre grogne et remplit la magie des oiseaux

Qui redonne soif et faim

Serre les poings sur ta fièvre

La douceur et la pierre confondent leurs murmures

Il y a tant de clarté dans l’obscur de ta voix

Qu’un océan se glisse en travers de ma peau

 

Lhasa laisse le vent marcher sur tes chansons

Et convaincre la terre d’accueillir ta fraîcheur

Car la nuit ce matin s’est trompée de fenêtre

 

Sur la route ruisselle l’eau brève de ta vie

Tel un souffle qui chasse             

Lhasa laisse le vent dans l’étincelle des chats

Car la nuit ce matin s’est trompée de fenêtre.

 

 

Stéphanie Cousin 

 


 

 

Publié dans Les marcheurs de rêve

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Déclaration de Julian Assange

Publié le par la freniere

Cela fait maintenant un an que je suis entré dans cette ambassade pour y chercher refuge et échapper à la persécution.

Cette décision m’a permis de travailler dans une relative sécurité à l’abri d’une enquête américaine pour espionnage.

Mais aujourd’hui, les problèmes d’Edward Snowden ne font que commencer.

Deux processus dangereux ont pris racine dans la dernière décennie avec des conséquences fatales pour la démocratie.

Les manoeuvres secrètes du gouvernement ont connu une expansion terrifiante.

Dans le même temps, le droit à la vie privée a été secrètement éradiqué.

Il ya quelques semaines, Edward Snowden a sonné l’alarme sur un programme en cours - impliquant l’administration Obama, la communauté du renseignement et les géants des services internet - pour espionner tout le monde.

Dans le même temps, il a été accusé d’espionnage par l’administration Obama.

Le gouvernement américain espionne chacun d’entre nous, mais c’est Edward Snowden qui est accusé d’espionnage pour nous avoir avertis.


On est arrivé à un point où la marque de distinction internationale et le service rendu à l’humanité n’est plus le Prix Nobel de la Paix, mais un acte d’accusation d’espionnage du ministère américain de la Justice.

Edward Snowden est le huitième lanceur d’alerte à être accusé d’espionnage par ce président.
Le procès-spectacle de Bradley Manning entre dans sa quatrième semaine, ce lundi.
Après une succession de mauvais traitements, le gouvernement américain tente de le faire condamner pour "aide à l’ennemi."

Le mot « traître » a été jeté en pâture ces derniers jours.

Mais qui est vraiment le traître ici ?

Qui a promis à une génération "espoir" et "changement", pour finalement trahir ses promesses en faisant place à la misère et la stagnation déplorables ?

Qui a fait le serment de défendre la constitution américaine, pour finalement nourrir la bête invisible de lois sur le secret qui la dévorent vivante de l’intérieur ?

Qui a promis de présider l’administration la plus transparente de l’Histoire, pour finalement écraser les dénonciateurs les uns après les autres sous le poids d’accusations d’espionnage ?

Qui a concentré les pouvoirs de juge, de jury et de bourreau dans son exécutif, et abuse de ses pouvoirs sur la terre entière ?

Qui s’octroie le pouvoir d’espionner la terre entière - chacun d’entre nous - et qui, quand il est pris en flagrant délit, nous explique que « nous allons devoir faire un choix ».

Qui est cette personne ?

Soyons très prudents sur ceux que nous qualifions de « traître ».

Edward Snowden est l’un d’entre nous.

Bradley Manning est l’un d’entre nous.

Ils sont jeunes, compétents et de la génération que Barack Obama a trahie.

Ils sont de cette génération qui a grandi avec Internet et qu’Internet a façonnée.

Le gouvernement américain aura toujours besoin d’analystes du renseignement et d’administrateurs de systèmes, et ils devront les embaucher à partir de cette génération et des générations suivantes.


Un jour, leur génération dirigera la NSA, la CIA et le FBI.

Ce n’est pas un phénomène à prendre à la légère.

C’est inévitable.

Et en essayant de détruire ces jeunes dénonciateurs avec des accusations d’espionnage, le gouvernement américain se met à dos une génération et c’est une bataille qu’il perdra.
Ce n’est pas une manière de résoudre le problème.

La seule façon de régler la question est la suivante :

Changer les politiques.

Arrêter d’espionner le monde.

Éradiquer la loi sur le secret.

Cesser la détention illimitée sans procès.

Arrêter les assassinats.

Arrêter d’envahir d’autres pays et d’y envoyer de jeunes Américains s’y faire tuer et y mourir.
Mettre un terme aux occupations et aux guerres secrètes.

Arrêter de dévorer les jeunes : Edward Snowden, Barrett Brown, Jeremy Hammond, Aaron Swartz, Gottfrid Svartholm, Jacob Appelbaum, et Bradley Manning.

L’acte d’accusation d’Edward Snowden est destiné à intimider tout pays qui pourrait envisager de défendre ses droits.

Il faut faire échouer cette tactique.

Il faut intensifier les efforts pour trouver un asile à Edward Snowden.

Quel pays aura le courage de le soutenir et de reconnaître le service qu’il rend à l’humanité ?

Faites pression sur vos gouvernements pour qu’ils prennent position.

Prenez les devants et soutenez Snowden.


Julian Assange

 

 

lire André Chenet sur dangerpoesie 

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Aphorisme du jour

Publié le par la freniere

 

C'est quand on pense que la vie nous appartient qu'on se permet de la détruire.

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L'histoire de Miles Davis

Publié le par la freniere

 

 

Publié dans Les marcheurs de rêve

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One love

Publié le par la freniere

 

 

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Le grand maintenant

Publié le par la freniere

 

 

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