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Ils ont dit

Publié le par la freniere

Le néolibéralisme aggrave considérablement l'aliénation inhérente au capitalisme du fait du processus de financiarisation du système. Le propriétaire de l'entreprise tend à devenir plus lointain quand il ne se dissout pas dans le conglomérat d'actionnaires de fonds d'investissement. Des fonds de pension américains peuvent ainsi placer les cotisations de retraite de leurs clients dans des entreprises françaises dont les travailleurs seront bien en peine de savoir qui a pris le contrôle de l'usine où ils travaillent. Le travailleur n'a donc plus, comme interlocuteur, le patron, les Peugeot ou les Michelin. La logique purement boursière et spéculative des investisseurs-spéculateurs n'a que faire de l'identification de ces forces de travail qui peuvent être jetées comme un kleenex après usage.

 

Michel Pinçon 

Publié dans Ils ont dit

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Résistance

Publié le par la freniere

Nos ennemis sont puissants. Ils ont le pouvoir, l'argent, la force. Nous n'avons que nos rêves, notre volonté, notre détermination. Ils ont la radio, la télévision, les journaux. Nous n'avons que nos bras, nos jambes, nos cerveaux. Ils ont la loi, le nombre, le poids de ce qui a été et de ce qui est. Nous n'avons que l'imagination, le courage, l'espoir. Nous avons la force de ce qui demande à être. La force de ce qui sera. Comme la fleur qui pousse dans une craque d'un mur de béton. Le mur finira par s'écrouler.

 

Pierre Falardeau


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Pierre Falardeau exécrait les médias de masse. Tellement, qu’il en est rapidement venu à utiliser le terme « médiacrassie » pour parler du travail des chroniqueurs, éditorialistes et critiques québécois. Médiacrassie avec deux « s », comme dans crasse, pas comme dans démocratie. Pourtant, quelques années avant d’être emporté par le cancer, le cinéaste avait accepté de tenir une chronique hebdomadaire dans le journal ICI. Il a sauté à pieds joints (mais visiblement pas les mains liées) dans la cage aux lions. Cinq ans après la parution de son premier texte incendiaire, les éditions VLB rééditent l’intégrale de ses chroniques, sous le titre Résistance. Son plus jeune fils, Jules Falardeau, en signe la préface et a accepté de parler de cet ouvrage qui trouve encore des échos dans l’actualité.

« Ça m’a fait rigoler de relire ses chroniques, parce que, cinq ans plus tard, rien n’a changé! », explique-t-il. Il est vrai que l’ambitieux Denis Coderre défraie encore les manchettes avec, cette fois, le projet de devenir maire de Montréal. Que plusieurs des « chroniqueux » et « éditorialeux » qui faisaient grogner Falardeau, le père, sont toujours en poste au quotidien La Presse. Que la scène politique est demeurée sensiblement la même et que ce sont les mêmes partis qui en foulent les planches chambranlantes. Que le projet de pays, dont plusieurs rêvaient, s’embrume de plus en plus. Bref, ces chroniques, vous auriez pu les lire ce matin en ouvrant le journal et vous n’y auriez vu que du feu. C’est peu dire, en effet, car la plume incandescente du vieux patriote brûle beaucoup de choses sur son passage. « Après plus de trente ans d’écriture, il était au sommet de son art! », croit son fils, ajoutant que ce recueil est plein d’humour.

Évidemment, ce n’est pas tout le monde qui apprécie l’humour polémiste de Pierre Falardeau, en témoignent les commentaires haineux qu’il recevait chaque semaine et dont il donne un aperçu dans son texte titré « Suzuki et autres niaiseries ». « C’est quelqu’un qui suscitait les passions des deux côtés, convient le jeune homme de 28 ans. En même temps, les gens l’interpellaient souvent dans la rue pour lui dire qu’ils l’appuyaient. Et rares sont ceux qui l’ont attaqué en public. Évidemment, c’est plus facile quand on est caché derrière un pseudonyme... » Malgré ces messages hargneux, le réalisateur d’Elvis Gratton n’a jamais regretté d’être devenu chroniqueur. « Au contraire, on lui offrait enfin une tribune, lui qui s’est vu refuser ou censurer ses textes toute sa vie! », explique celui qui a marché sur les pas de son paternel en devenant à son tour chroniqueur au Huffington Post et au journal Le Québécois. « Il y a un proverbe de Johnny Cash qui dit : “It’s good to know who hates you, and it’s good to be hated by the right people.” » Son père se faisait-il détester par les bonnes personnes, selon lui? « Je ne sais pas. Mais je pense que c’est bon signe de se faire détester par Marc Cassivi! », rigole-t-il. Il faut dire que son père le lui rendait bien à celui-là.

 

Esprit libre

 

Quelques détracteurs ont reproché à Pierre Falardeau d’être passé du côté obscur en acceptant ce poste au sein du groupe Quebecor et d’intégrer ainsi la médiacrassie qu’il dénonçait tant, mais son fils les corrige : « Il n’avait pas l’impression de se vendre, au contraire il était très fier! » En effet, loin de fondre sa voix à la chorale, Pierre Falardeau a entonné l’hymne qui a toujours été le sien, fidèle comme jamais à ses valeurs indépendantistes, dénonçant « la culture avec un grand cul », ne ménageant pas ses insultes, sa colère… « Les gens qui l’ont engagé au ICI savaient à quoi s’attendre, rappelle celui qui ouvre Résistance. C’est sûr que certains bouts de ses chroniques ont été coupés, pour éviter les poursuites, mais c’était quand même mieux qu’avant, quand il envoyait des textes et qu’ils n’étaient pas publiés ou qu’ils étaient charcutés. C’est sûr que pour le livre, on a pensé à publier les textes intégraux, en mentionnant entre parenthèses ce qui a été censuré, mais les gens chez VLB ont finalement eu les mêmes préoccupations juridiques que ceux du ICI… On aurait préféré les textes tels qu’ils ont été écrits, mais c’est la vie! »

Jules Falardeau est conscient que le recueil publié chez VLB éditeur attirera principalement la vieille garde, ceux et celles qui suivent et apprécient le travail de son père depuis longtemps, mais il espère que ces textes trouveront aussi un écho chez de nouveaux lecteurs : « J’aimerais que les jeunes de 15 à 30 ans le lisent. Aujourd’hui, on est dans une culture de la rapidité, on a accès à tout instantanément avec les téléphones intelligents et, quand tu prends le transport en commun, tu vois plus de monde avec un téléphone qu’avec un livre. J’aimerais ça si quelqu’un leur mettait le livre entre les mains et leur disant : “Tiens, lis ça!” et que ça venait les chercher, leur donner envie d’en apprendre plus. »

Eh, le jeune… Tiens, lis ça :

 

Résistance. Chroniques 2008-2009
VLB éditeur

172 p. | 19,95$

 

Ou ça :

 

La liberté n’est pas une marque de yogourt (Typo)

Ou encore ça :

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Les bœufs sont lents mais la terre est patiente (Typo)

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Cynthia Brisson  Le Libraire

Publié dans Les marcheurs de rêve

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De la broue dans le toupet

Publié le par la freniere

Il y a ceux qui n’arrivent à rien,

ceux qui reviennent de tout,

ceux qui n’arrivent qu’à eux sans regarder les autres,

ceux qui s’étouffent en érigeant des murs,

ceux qui se pendent à ce qui reste de vie,

ceux qui parlent sans rien dire,

ceux qui disent tout d’un simple geste,

ceux qui survivent au froid en allumant des mots,

quelques mots, quelques phrases,

quelques cris dans le désert,

quelques flash en couleurs dans la routine grise,

quelques coups d’ailes pour ceux qui veulent voler,

quelques battements de cœur pour ceux qui n’en ont pas,

quelques trous dans les murs pour respirer plus large,

de la broue dans le toupet,

des coups de main, des coups de cœur,

quelques syllabes sonores pour les sourds et muets,

quelques bulbes de fleur pour les toits végétaux,

quelques billes d’enfant pour ceux vieillis trop vite,

quelques bulles d’air pur pour l’oxyde de carbone,

quelques miettes du pain pour la famine du monde,

quelques gouttes de pluie sur le bitume sale,

quelques flocons d’avoine pour les tempêtes de neige,

quelques éclats de rire, des vers dans la pomme,

deux ou trois verres sous la cravate,

de l’âme dans les gestes pour faire grandir l’homme.

Publié dans Poésie

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Les questions sans réponse

Publié le par la freniere

…et s’en vint à nous l’écriture

à la fois solfège et musique

soleil et gnomon

jusqu’alors accaparée

tels les chaumes qu’on brûle

pour affamer alouettes et glaneuses

par de hautains feudataires

ou des moralistes châtrés

Désormais pas d’autres raisons d’être

y compris révolte,

compassion dévergondage,

dénuement inaptitude au sacré

avec ou sans sucre

que cette perpétuelle redoublante

acharnée à ne pas entendre

les questions sans réponse

qui sont le propre de l’homme.

Interdits de séjour

dans les jardins suspendus de l’inconnaissable

nous nous accommodons de vivre à petit feu

jamais en retard

à la distribution des nèfles

ou à la chasse au Dahu

Seul luxe

Ne nous travailler l’âme

que dans le sens du bois

Seul espoir

Exister

un peu plus que nécessaire.

J’aurai vécu

comme on compterait

sans ouvrir les yeux

la menue monnaie du silence agacé

autant que Nietzsche

par le tic-tac des lois et le tic-tac des montres

mais rassuré de loin en loin

par un braiment particulièrement tragique

ou le tintement d’une étoile

sur la tôle des apories

 

Jean Rousselot

Publié dans Poésie du monde

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L'état des lieux

Publié le par la freniere

Rien ne change à St-Fer, sinon pour le pire. On s’apprête à élire * les mêmes sniffeux d’essence, les mêmes adorateurs de sous noirs, les mêmes poseurs de bâillon, les mêmes lécheurs de bottes, les mêmes qui jouissent à la vue d’une pépine ou d’une benne à ordures, les mêmes qui s’agenouillent en se croyant debout. Ils ont déjà vendu leur mère et s’apprête à louer leurs enfants aux exploiteurs du monde. La mairie n’est plus qu’un poulailler où les coqs de province font la cour aux poules de luxe. De la théologie à la théolie, les clochers n’ont gagné qu’en hauteur. Les girouettes qui grincent et les beaux coqs de cuivre ont fait place aux tours à vent. On veut faire d’un jardin une immense banlieue avec de fausses fleurs et des arbres en ciment. Que mangerons-nous demain ? Ceux qui labourent la terre la vendent pour du vent. Où est passée l’âme du village ? On a détruit le couvent, le collège, l’hôpital. On a installé un parc industriel sur le plus beau point de vue. On ne voit plus le lac mais des carcasses d’autos, des éoliennes géantes et des oiseaux qui fuient. On n’entend plus le vent mais des pales qui tournent tout en volant nos rêves. On a troqué l’avenir pour des mouroirs à vieux et des miroirs de toc. On s’apprête à vider l’eau du lac pour faire un dépotoir. Il n’y a plus de plages mais des parcs à bateaux. Ayant peur de l’imaginaire, on a caché les livres sur les tablettes du haut. L’intelligence est une offense pour ceux qui ne rêvent pas et prennent pour du cash les messages des élus et le discours des banquiers pour la parole de Dieu. L’argent répand son mal parmi nous et court d’homme en homme, de la crèche à l’hospice. À force de nourrir de nouvelles maladies, on ne réussit plus qu’à mourir. Il n’y a pas un mois sans qu’un enfant périsse au volant d’un bolide, les yeux pleins de pistons, la tête pleine de chips, l’âme dans l’huile de char, sniffant les lignes blanches et la garnotte de rang. C’est pour eux que j’écris, avec tout ce qui fut, ce qui n’est plus, ce qui est.

 

Déjà vidé de son sang, le village agonise sous les flaques d’huile, les traces de break et les odeurs de pneu. Le cœur humain joue du fusil avec les balles du capital, visant au ras du cou tous les chevaux du rêve. J’ai beau faire des signes, grincer des dents, montrer le fard sur le visage des saisons, on ne me répond plus. Tout ce qui est part en morceaux. On doit sans cesse rafistoler, rabibocher, ratiboiser. Au comptoir des mots, je fais la queue pour des syllabes, une lime dans le pain, la roue manquante du carrosse. Je m’arrache à l’angoisse de peur qu’elle ne m’étouffe. Je lance des mots à tout hasard. La terre s’y mélange avec les machines, la pluie avec les clous, la petite herbe avec la neige, les oreilles de marteau avec les poignées de porte. J’écris sans garantie sans assurances sans permis. Mon muffler à bout de souffle hoquète quelques mots. Ma plume a des ratés, son encre des bavures. Je roule en bas de mes essieux, en bas du lit, en bozwell, en pieds de bas, le moteur en batèche mais la tendresse scotchée sur le volant du cœur. Dans une odeur de neuf déjà pourri, j’avance poursuivi par mon enfance inachevée. Je sors du sac à mots des cailloux de plus en plus gros. Ils font des vagues sur la page, des lignes de gauche à droite, des trous dans le silence. Certains jours, j’enlève mes lunettes pour regarder le monde. Trop de malheur à la fois aveugle même les chats. Lorsque le corps de l’homme découpe la lumière, il laisse toujours une ombre. Même si plus rien n’en vaut la peine, il ne faut pas désespérer. Chez certains peuples primitifs aucun mot n’exprime la douleur. Le mot vie englobe la souffrance et la joie, le chasseur et la proie. Chaque usine vole de l’air aux poumons végétaux. Entre les mains des hommes, chaque chose devient poussière. L’enfant qui tète laisse pousser ses crocs. Dans la plus douce des forêts, l’herbe fait croitre le chevreuil. Le faon complète le coyote. Il faut continuer de rêver, chercher le cœur dans le néant, faire grandir jusqu’à l’âme le minuscule  soi-même. Il ne sert à rien de souffrir du passé ni retenir ses larmes au milieu d’un fou rire. Il ne sert à rien d’haïr même le plus méchant. Il sert à tout d’aimer même jusqu’à l’impossible.

 

·        Il n’y a qu’un seul candidat à la mairie qui mérite un vote, Serge Gagné. Il représente vraiment la démocratie. Malheureusement, dans un village de consanguins, les étrangers font peur. Il y a vingt ans que j’habite ici. Je suis encore un étranger pour les vendeurs de chars, les chevaliers de Colomb et les coiffeuses pour homme.

Publié dans Prose

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Walk on the wild side

Publié le par la freniere

 

 

Poème pour Lou Reed

 

demain matin, au réveil, les cheveux ébouriffés,
on prendra le thé ensemble en caressant ton petit chat -
c'est quoi, déjà, son surnom ?
je ne me souviens plus
"Sagesse", peut-être ? ou bien... "Néron" ?
tu sais, comme celui qui brûlait des villes,
en riant d'un rire dément, sur la colline.
il faudra manger, aussi, un peu. alors on se nourrira
de miel et de chocolat.
sans pain. juste comme ça.
et on fera couler deux verres de vin rouge
dans nos gosiers secs, par à-coups,
sans parler entre,
en écoutant Lou Reed chanter
l'une de ses comptines de Grand Convalescent.
pour honorer sa mémoire.
un sourire flottera entre nous,
qui tirera les rideaux juste ce qu'il faut
et on apercevra un coin de soleil parisien...
rien de plus. Lou Reed nous bercera.
je nous vois prier beaucoup :
je suis presque sûr que nous ne serons pas morts.
nous nous embrasserons, nous ferons l'amour,
solides, aussi solides que les rêves,
en ce beau dimanche matin.

 

Cloud

Publié dans Les marcheurs de rêve

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Les élections à Saint-Ferdinand

Publié le par la freniere

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Le candidat Serge Gagné identifie l’urgence culturelle comme une priorité d’action s’il est porté à la mairie. Pour amorcer ce virage, un parc mémoriel sera érigé pour célébrer les sculptures gigantesques et ainsi  permettre à la Municipalité de renouer, dans un domaine particulièrement porteur,  avec son  passé de justice et de compassion. Il pourrait y associer l’un des fils de St-Ferdinand, Armand Vaillancourt, avec ses oeuvres, sa pensée et sa vision. Ce territoire vidé de ses souvenirs, le Bâtiment St-Julien, pourrait être lié au projet des sentiers et signes  poétiques élaboré par Monsieur J.A. Richard  Ruel.

Une Bibliothèque municipale sera favorisée  et localisée dans le lieu récemment acquis,  de manière à permettre l’existence d’un espace culturel multifonctionnel, capable d’assurer la présentation d’œuvres de création diverses, expositions, mini-spectacles pour nos artistes locaux et d’ailleurs. Sa relocalisation au centre-ville permettra d’accroître sa visibilité tout en facilitant et augmentant sa fréquentation.

 

La démocratie à St-Ferdinand sera  aussi soignée et favorisée. Une présence citoyenne  avec des tables permanentes de consultation, une place plus présente et active pour les jeunes, une représentativité plus démocratique et critique pour porter et défendre nos dossiers à la MRC.

 

Un développement responsable et alternatif assurerait la remise en question de notre destinée d’accueil de projets inutiles, coûteux, créateurs de divisions sociales et anti-démocratiques. Un moratoire pour tout développement axé sur l’éolien industriel et communautaire serait décrété, ce, pour permettre une mise au point et rechercher la volonté citoyenne la plus raisonnable, en amont et non en aval. Tout projet s’inscrivant dans le cadre renouvelé d’accueil et de consultation recevra une attention particulière.

 

L’importance du citoyen et la solidarité permettront de reconnaître  la réalité des impactés du Parc industriel éolien. Conséquemment,  Il sera urgemment mis en place des mesures capables d’apporter une solution aux bruits ambiants causés par l’opération du Parc. C’est en vertu d’une situation d’urgence qu’une réglementation sera proposée pour garantir la paix citoyenne.

Nous trouvons aussi important de réduire la charge fiscale pour chaque propriété. De manière à ce que vraiment tout le monde profite du pactéole et se responsabilise, la municipalité joindra la coalition qui demande des modifications à la loi qui empêche les municipalités de taxer les équipements producteurs d’énergie sur son territoire, particulièrement quant ils sont opérés par des corporations privés.

 

Bien entendu toutes ces actions se feront en accord avec les principes de bon fonctionnement d’une petite municipalité, dans les limites de ses moyens et d’objectifs s’insérant dans un projet de société pour tous et toutes.

 

Dans le cadre de la mise en opération de ce programme de travail, la collaboration des candidats conseillers serait primordiale. Je compte sur l’élection du candidat Paul-André Bégin dans le district 3 attendu qu’il se voit comme faisant partie d’une courroie de transmission entre les citoyens et les actions de la municipalité.

 

 

Publié dans Glanures

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Ténu

Publié le par la freniere

Je vois le ciel, il est trop haut. Où ai-je posé - ou perdu - le rire, la joie, les mots riches de riens ? J'avance le long d'une barrière verte et ajourée, amie, mais une barrière quand même. D'un côté les fleurs, les pelouses tendres, un univers de bout de bras, de bout de rêve. De l'autre la rocaille, la terre empoussiérée, la peur vrillée, un comptant de broussailles à ruminer. Je suis de cet espace aléatoire. Ailleurs a beau me faire de l'œil, je sais qu'il vit sans moi. Quelques souffles de crêtes, papillons en cavale dans le pertuis des jours font parfois trouée sur la route pèlerine. Leur tendresse force une fenêtre. S'invitent sans carton, un petit air d'y croire, un frisson de peau, des images lointaines. Tout bouge en douce indifférence. Bouleversante est la trame des souvenirs. Puis les souffles repartent, contents de leur petit séjour en terre autre. Qui dirige le mouvement d'aller ici ou là ? Au trouble des yeux, restent des choses fortes, vivantes, un flottement ténu, et mes mains vidées du grand rêve. Crucifiée au quotidien, je n'ai que ce regard brouillé de basse peine, et quelques étincelles de cailloux, sous mes souliers.

 

Ile Eniger

Publié dans Ile Eniger

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L'amante intérieure

Publié le par la freniere

Je vais vous hanter
Chaque jour comme le sable infiltré
Jusque dans votre lit
Comme les foules je vais
Chasser les ombres les solitudes
Les pages de mon livre les poèmes
Vous ne serez plus en mesure de les dénombrer
Passer chaque porte
Couper chaque corde qui vous maintient
À ce revêtement sans joies
Sans traversées sans enchantements
Que je nomme l’ordinaire
Et tout ce qui est marcher
Courir haletant
Tout ce qui est ouvrir renverser traverser
Laissera échapper un poème
Mon orgueil mon sang ma mémoire
Jusqu’à votre table
Jusqu’aux roches amoncelées ensevelies
Où le corps manquant sera chargé
De poèmes de continents
D’enfantements
Jusqu’à mon dépouillement
Je vais vous hanter
Jusqu’à l’ensoleillement

 

François Corvol

Publié dans Poésie du monde

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Aphorisme du jour

Publié le par la freniere

 

Narcisse est devenu aveugle à force de se voir.

Publié dans Aphorisme du jour

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