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L'âme des mots

Publié le par la freniere

Sculpture: Jaume Plensa

Sculpture: Jaume Plensa

Publié dans Glanures

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Requête en pardon à l'homme noir

Publié le par la freniere

J’ai vu le gueux manger la terre
quand la graine tombait du ciel
jetée là
par de monstrueux avions
venus d’occident

la graine jetée aux chiens noirs
était blanche et blême l’enfant
piétiné

j’ai entendu sous un soleil atroce
le corps des pauvres claquer
au vent et claquer des dents
au gré des blancs claquer
comme un étendard famélique
percé de trous

j’ai vu trop souvent
ce geste terrible des doigts joints
portés aux lèvres
pour signifier la faim

mais jamais je n’ai vu non
au grand jamais ni entendu
ventre repu claquer au vent
ni rentière brûler ses coupons

sur le front d’occident je n’ai connu
que chansons à boire rires graveleux
et cliquetis de fourchettes s’étrillant


j’ai rencontré l’homme blanc
au pied des caféiers et bananiers
des gisements filons et mines
il pissait son vin à grands flots

en remerciant son dieu
dans des nuages de poussière dorée

j’ en témoigne
et ma chanson aussi
on se la répétait
à la chicotte ou à la crosse
au gourdin et aux poings

je me la répétait
et mon corps hurlait
lorsque les coups pleuvaient
l’homme blanc frappait

murmurée sans fin
ma chanson a voyagé
elle m'accompagne dans ma quête
quand pas à pas
je vais vers les franges lumineuses
de mes espaces lointains

ma petite chanson vous dit que pourtant
il y a sur terre autant de joie que de larmes
des chants des rires de la danse et de l'amour
une certitude d’amour
comme jamais homme n’en pourra imaginer
et qu'il ne faut pas désespérer


c'est vers les confins que la vie déborde

 

Christian Erwin Andersen

Publié dans Poésie du monde

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Une colonne verbale

Publié le par la freniere

La nuit, on se fait tout petit. On s'amenuise. Je dors toujours un crayon à la main pour agrandir le paysage. Même les géants trébuchent dans l'ombre. Les amuseurs publics sont les plus dépressifs. Y a-t-il de quoi rire quand les bombardiers pondent leurs œufs sur les écoles et les sanatoriums et qu'on farcit de dioxine les repas d'hôpitaux? Au fil barbelé, je préfère la ficelle d'Ariane, même si elle est un peu grosse. La baguette de coudrier qui me sert de crayon relie entre eux les vases communicants. Quand on a peur de la mort, ce n'est pas la vie qui nous rassure. On invente des Dieux, des idéologies, des mythologies, un septième ciel où des vierges nous attendent. La vie de certains, les politiciens et les banquiers entre autres, fait une belle publicité pour la mort. Ce n'est pas pour rien que policiers et soldats les protègent. Qu'avons-nous gagné en passant du fascisme de nos pères à la tyrannie des enfants? La courte échelle et l'accolade sont passées de mode. Cent critiques de Corriveau ne valent pas une seule phrase de Flaubert. On n'écrit pas sans faire de fautes. Le monde se conjugue au beaucoup moins que parfait. Ce n'est pas par cynisme que je fais des jeux de mots, c'est pour ne pas pleurer. L'homme depuis Lascaux exorcise la peur. J'exulte assis devant la page. Je suis chez moi sur le blanc du papier. Que serais-je devenu sans les mots? Une aube se lève dans l'ossuaire des phrases, une colonne verbale. Il en va de la beauté du monde comme de celle des hommes. Malgré les coups et les blessures, les guerres et les famines, on trouve parfois l'amour en cherchant la beauté, l'accalmie pour les bête en souffrance, l'hôtel du bout du monde au beau milieu du rêve. Enfant, déjà, je me voyais ermite, caressant mon vieux loup pour rétablir l'équilibre entre les livres et la nature. Après une vie de famille plus ou moins cahoteuse, je fus quelques années sans domicile fixe. J'ai quadrillé la ville d'un bar à l'autre avant de prendre le bois. Je crois dorénavant à l'extase des fleurs, à la tendresse des fougères, à l'amitié des bêtes sauvages. Je suis comme la source pressentant l'estuaire. Je ne suis pas certain que la mort réfute l'éternité. Il y a sûrement chez l'homme un peu plus que la chair.

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Prose

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Plaidoyer pour un Québec sous l'acide

Publié le par la freniere

Photo: Annick Sauvé

Photo: Annick Sauvé

Dans «Pépins de réalité», Michel Vézina rêve de «grosses plumes sales qui crachent sur le monde»

 

Ils trônent dehors comme des totems, au coin des routes 257 et 108, à Lingwick. Voyez-vous ces deux gros camions rouges, grâce auxquels Le Buvard, la libraire ambulante cofondée par l’écrivain Michel Vézina il y a deux ans, essaime poésie et autres morceaux de prose sur les routes des Cantons-de-l’Est, un peu comme Ken Kesey distribuait en son temps du LSD à bord d’un bus scolaire ? Pourquoi deux camions ? Parce que l’un d’entre eux s’est définitivement arrêté, en juin dernier. On le transformera peut-être bientôt en résidence d’écrivain.

 

L’intérieur de la maison où nous entrons, c’est ce qu’on appelle le salon. Bienvenue dans le premier « publibrairie » du Québec. Pub, parce qu’on y sert du rhum, de l’IPA microbrassée et du pastis. Librairie, parce qu’on y vend des livres. Voici le genre d’endroit où il fait bon s’abreuver de la nécessaire illusion que refaire le monde autour d’une bouteille contribue réellement à le changer. Voici le genre de lieu de plus en plus rare où téter une bière et débattre de grosses questions peuvent avantageusement se conjuguer.

 


Lançons-en donc une, grosse question : la littérature, ça sert à quoi ? Pourquoi cette question-là ? Parce qu’elle traverse toutes les pages de Pépins de réalité, le nouveau« récit lysergique » signé Vézina, livre mi-journal, mi-roman, que l’on rangerait dans la catégorie « creative non-fiction » si nous vivions un peu plus au sud.

 

« Pour moi, ça sert à trouver une autre manière d’envisager le réel et, en même temps, de le pervertir », répond le libraire, chroniqueur, bonimenteur, clown et éditeur devant un scotch d’après-midi, servi par son partenaire Maxime Nadeau (devenu « Le Nadz » dans Pépins…). « C’est pas pour rien que notre projet s’appelle Le Buvard. Collectivement, on ne prend plus assez d’acide ! Socialement, on n’est plus assez stones. On prend beaucoup de dopes qui rendent amorphes. On vit dans un monde d’une platitude infinie et on se conforte dedans. On ne fait même plus le party parce qu’on travaille le lendemain ! »

 

Il ajoute, moins par souci de santé publique que pour s’assurer qu’on goûte bien la teneur métaphorique de son appel au déséquilibre permanent : « J’ai des amis qui ne boivent pas pantoute et qui sont complètement allumés. L’acide dont je parle, c’est un état d’esprit. Je n’ai pas bouffé d’acide depuis 30 ans, mais je suis encore sur l’acide, parce que je veux être sur l’acide. »


Une sagesse qui gangrène


« Comment comprendre et croire un artiste lorsqu’il se déguise en commentateur d’actualité à la radio nationale […] », se demande ainsi l’éternel rebelle dans Pépins de la réalité, atterré par la mortifère sagesse gangrenant ses collègues. « Les romans sont écrits comme des soaps, les histoires sont racontées comme des séries télé, […]Comment ne pas froncer les sourcils quand une jeune écrivaine cherche un réparateur pour son cellier à partir de sa page Facebook ? »

 

Vézina réprime un sourire d’ado quand on lui lit ce passage : « Je donne souvent cet exemple : la meilleure chose qui a pu arriver à la peinture, c’est l’invention de la photo. D’un coup, les peintres ont perdu leur job de représenter le réel et ç’a permis la création d’un paquet de mouvements picturaux. J’ai l’impression que la littérature n’a pas encore eu ce choc-là. Il y a trop de romanciers qui sont des scénaristes frustrés. À la page 16, il faut que t’aies ton premier pivot narratif, que tu définisses ta quête. Il n’y a pas assez de romanciers qui, comme Mathieu Arsenault par exemple, se battent contre ça, qui cherchent de nouvelles manières de représenter le réel. »

 

« Je veux des grosses plumes sales qui crachent sur le monde », écrit le tendre punk. Tout Pépins de réalité tient dans cette phrase-manifeste.

 

Le clown et l’écrivain

 

Aux murs du « publibrairie », deux tableaux de Sergio Kokis : l’un d’un clown, l’autre d’Hemingway. « C’est mon éditrice qui est entrée un jour et qui a dit :“ Fuck, Michel, il est accroché là, ton livre !” », se rappelle l’auteur de Parti pour Croatan (Somme toute, 2014), éternellement déchiré entre son côté artiste de cirque (semi-retraité) et son côté écrivain. « Avant, je n’étais pas conscient de cette schizophrénie-là », confie-t-il, comme étonné par ce qui saute pourtant aux yeux de quiconque a jasé deux minutes avec lui.

 

Notre hôte garantit néanmoins que les excès ne composent plus son pain quotidien, malgré les quelques inquiétants chapitres ponctuant ce récit où s’entrechoquent le biographique et l’invention (dont une scène mettant en vedette un dentier porté disparu et un sauvage mal de bloc post-Salon du livre). « Dans ces passages-là, j’entretiens mon mythe », plaide-t-il.

 

Pépins de réalité trace ainsi le parcours toujours cahoteux d’un homme cherchant à concilier ses désirs de solitude et sa tyrannique soif d’expériences directement vécues, pour employer l’expression qu’il emprunte à Guy Debord. Face à un cul-de-sac existentiel, le quinqua, entre les pages de son livre comme dans la vraie vie, se résoudra à enfin mettre du gaz dans son vieux rêve de librairie ambulante. Existe-t-il meilleur moyen de défier la mort que de constamment rouler ?

 

Ses précédents livres se dressaient déjà comme des doigts d’honneur à la fin avec un grand F — La machine à orgueil (Québec Amérique, 2008) avait fleuri à l’ombre du deuil de son ami Dédé Fortin. Celui-là gronde davantage qu’il rugit. La mort, toujours là, se double d’une peur, celle de mal vieillir, sort réservé par cette chienne de vie à trop debums comme lui.

 

« Il y a sept ans, j’ai fait un infarctus, raconte Michel. Dans l’ambulance, ils m’ont shooté toutes sortes de trucs pour me réveiller. J’entendais le chauffeur parler dans son CB et demander où il m’amenait. La répartitrice a dit : “Il y a une place à Maisonneuve. ”Le chauffeur a répondu “Je pense qu’on se rendra pas, ça nous prend une place plus proche.” J’étais couché et, dans ma tête, ç’a fait : “Holy fuck! Je suis en train de crever !” Aujourd’hui, je sais que je vis sur du temps emprunté, mais je n’ai pas peur de la mort. Comme je suis chargé de rêves et d’illusions, ce dont j’ai peur, c’est de ne pas avoir le temps de faire ce que j’ai envie de faire. »

 

Dominic Tardif       Le Devoir

Publié dans Les marcheurs de rêve

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Catherine La Frenière

Publié le par la freniere

Catherine La Frenière

Catherine La Frenière nouvelle directrice du programme de production de l'École nationale de théâtre

L’École nationale de théâtre (ÉNT) est heureuse d’annoncer la nomination de Catherine La Frenière à la direction du programme de Production de la section française. Elle-même diplômée de ce programme en 2000, Mme La Frenière est actuellement directrice administrative et codirectrice générale du Théâtre PÀP. Celle qui succède à Louise Roussel entrera officiellement en poste à l’ÉNT le 7 novembre 2016.

« Le programme de Production est un pilier de notre formation de haut niveau en théâtre. Je suis enchanté d’accueillir Catherine La Frenière au sein de notre équipe. Elle est incroyablement énergique et passionnée. Catherine jouit d’une grande expertise des diverses facettes du métier de la production. Elle croit fermement, tout comme l’ÉNT, qu’au-delà des savoir-faire techniques, les professionnels de la production sont des collaborateurs artistiques pleinement impliqués dans le processus créatif », a indiqué le directeur général de l’ÉNT, Gideon Arthurs.

« Il faut expérimenter le théâtre et entendre ses praticiens en parler pour comprendre que ce que nous transmettons ici c’est bien plus qu’une technique. C’est un engagement envers la création et l’importance d’y participer dans notre société », a expliqué Catherine La Frenière, qui souligne que les étudiants en Production de l’ÉNT seront appelés, dès la fin de leur formation, à travailler à un rythme effréné et sur plusieurs productions à la fois. Il est donc d’autant plus important, selon elle, de leur permettre de prendre le temps, durant leur formation, de réfléchir à la pratique, de forger leur esprit critique et leur sensibilité artistique et de développer la confiance en soi et le jugement.

Catherine La Frenière

Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre en mai 2000, Catherine La Frenière œuvre dans le milieu théâtral. Elle a travaillé comme directrice technique et directrice de production au Théâtre de Quat’Sous jusqu’en janvier 2004, où elle a participé, entre autres, à la création de Novencento d’Alessandro Baricco, mis en scène par François Girard, et d’Incendies, écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad (Interprétation, 1991).

Que ce soit pour de petites ou grandes compagnies de théâtre, Catherine La Frenière a pu aiguiser son expérience à titre de directrice de production, de directrice de tournée, d’assistante à la mise en scène et de régisseuse. Le Théâtre La Licorne, le Théâtre d’Aujourd’hui, l’Espace Libre, Sibyllines Théâtre, Théâtre Debout et Trois Tristes Tigres figurent tous dans son impressionnant parcours. Entre 2010 et 2014, elle a été directrice administrative des Productions Hôtel-Motel, dirigées par Philippe Ducros, et d’Orange Noyée, dirigée par Mani Soleymanlou (Interprétation, 2008). Dès 2004, elle assure la direction de production du Théâtre PÀP, en plus d’en assumer la direction administrative et la codirection générale entre 2014 et 2016.

 

Publié dans Les marcheurs de rêve

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Entre le livide et le sordide

Publié le par la freniere

Entre le livide et le sordide, il y a un fossé rempli de cadavres, les squelettes sont intacts, dans le placard des générations, les fioles sont rangés dans les couloirs des archives, les accidents de parcours sont répertoriés dans la conscience du poste de police, les commissaires se creusent la tête, entrées de cervelles flambées, plats qui se mangent froid, steaks saignants des Karpates, poutines de Tartare et renversés d'anarchistes, la filière des brigades rouges de la faction armée, d'action directe, des fronts de libération, des mafieux et des gangs de rues, tout est confus dans les meurtres en série, l'escalade de la violence, le dédoublement de la personnalité, la rage et l'affolement, la gorge, le coeur et les couilles sont ciblés, les morceaux sont éparpillés sur les pistes évidentes, la fabrication des mensonges, étalés à la vue de tous, l'odeur du sang, et les pièges à conviction foncent dans le mur de la haine. Le détective privé dans son imperméable surveille les enveloppes brunes, l'enquêteur fouille dans ses affaires crapuleuses, les chemises noires sont fichées pour des crimes non-classés, les politiciens sont sous écoute électronique et les juges sont assis sur des chaises électriques où ils sont contraints à la transparence des rayons X, l'assassinat de la beauté danse avec la projection des horreurs, le bal des vampires s'arrête à minuit, la citrouille pleure, on remet les pendules à l'heure anormale, les fous sont libérés, les psychopathes ont fermés leur bureau de consultation, la morgue est exceptionnellement ouverte ce soir, l'autopsie des partis pris sera exécuté pas le chirurgien Scalpella et son assistante Cruellita, dans le gros lot de la crudité, l'empalement en direct des commanditaires sera suivi par l'immolation de tous les dieux encore en vie. Les zombies, les loups-garous, les incubes, les entités, les anges déchus, les vampires et les succubes, sont tous invités chef Roman Polansky, pour la résurrection en direct de Sharon Tate. Entre l'horrible et le néfaste la brume s'élève tranquillement sur la Mort-Réal, les codes de survie errent dans les ruelles, le couvre-feu est à 7 heures, la marmite est installé au gibet des Patriotes, les pendus de la Rébellion vont hanté les enfants de l'élite, les Liliths vont coupé des pénis ce soir, enfermez-vous, pendant qu'il est encore temps.

 

Alain-Arthur Painchaud le demi-vampire a une petite soif...

Publié dans Poésie du monde

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Le temps passe

Publié le par la freniere

Je suis né près de la C.I.L. entre la poudre noire et les engrais chimiques. Certains dimanches matins, les cheminées crachaient de l'ammoniaque. Nous toussions tous en chœur en allant à la messe. Les feuilles jaunissaient à la gorge des arbres. À l'ère du cancer, même le soleil nous tue. Est-ce si loin l'enfance? Une vie ne suffit pas pour naître. Il me reste des mots, des rêves, des désirs, l'horizon menacé, ma tendresse bourrue. Le temps boude comme un vieillard trahi. La forêt craque comme un seul arbre. Les radios gueulent comme un seul homme. La foule vocifère. Un monde à moitié saoul côtoie les affamés. On ne décroche pas la lune avec les poignets entravés de menottes. Le temps passe. Les nouveautés succèdent aux nouveautés sans que cessent les guerres. On n'a fait qu'améliorer les armes et mis les hommes en vente libre. On brode du sexe et du sacré. On brade des mitraillettes et des tapis de prières. J'ai essayé de marcher droit dans les années boiteuses, d'enjamber le hasard ou de croire à l'argent. Rien à faire. J'aimais trop les mots, tous les mots, les phrases dépourvues de toute logique apparente, les poèmes absurdes, les livres fous, les invendus, les inclassables, les arbres, les pins aux racines saillantes, les flancs de pierre suintant sous le soleil, les sentiers de fougères, d’hémérocalles et d'ail des bois, la peau douce des femmes, la tendresse des loups. Avant même de parler, les mots se bousculaient en vrac. Même si je les cachais, ils faisaient tache dans le silence. Il m'a fallu six mois pour détester l'usine. J'ai troqué mon salaire pour des bottes de sept lieues, ma boite à lunch pour une bolée d'air. Je caressais les muses n'osant pas embrasser les filles plus réelles. Plus tard, la parole devint chair et j'ai fait des enfants.

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Prose

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Un jour

Publié le par la freniere

Un jour

Georges L. Godeau

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Sculptures

Publié le par la freniere

Venise 2016

Venise 2016

Sculptures de Bruno Catalano

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Ils ont dit

Publié le par la freniere

Les mères sont responsables de la parole, les pères de l’exemple.

Extrait d’une lettre à mes fils.

Un homme debout ne spécule pas sur la mort. Il n’attend pas d’héritage. Il fait sa vie en fonction de lui et de lui seul, il identifie ses aspirations, il a des rêves et il y croit. N’abandonnez jamais vos rêves.

Un homme debout considère sa femme comme son égale qu’elle le soit intellectuellement, économiquement, physiquement ou non. Il la respecte et l’aime de tout son cœur parce que l’amour entre un homme et une femme c’est ce qu’il a de plus beau. Je suis certaine que la jeune femme qui vous attend quelque part sur terre se donnera de corps d’âme, toute entière. Elle mettra sa vie et sa santé entre vos mains pour faire de vous des pères et des hommes heureux. Alors respectez-la !

Je vous l’ai souvent dit une femme n’est pas une star du porno, cette jeune femme n’aura pas tout à fait les mêmes désirs physiques que vous, mais comme vous elle aura besoin de douceur, de respect et de beaucoup d’amour.
Si un jour vous décidez de vous marier ou de faire une famille oubliez les contrats qui vous protègent mais feront germer dans sa tête et dans son cœur la graine du doute.

Un homme un vrai ne se protège pas de la femme qu’il dit aimer. Un mariage n’est pas baser sur un contrat, un mariage est seulement basé sur le cœur. S’il en est autrement passez votre route, si vous avez des doutes n’y allez pas, ne faites pas d’enfant.


Fabienne Roques

 

Publié dans Ils ont dit

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