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Nulle part

Publié le par la freniere

Nous n'habitons nulle part nous ne brisons de nos mains
rouges de ressentiment que des squelettes de vent
nous tournoyons dans un désert d'images diffusées par les
invisibles ingénieurs du monde de la séparation permanente
retranchés dans les organismes planétaires planificateurs
infatigables du spectacle
nous ne sommes rien nous ne sommes qu'absence
une brûlure qui ne cesse pas nous n'embrassons nulle bouche
vraie nous parlons une langue de cendres nous touchons
une réalité d'opérette
nous n'avons jamais rendez-vous avec nous-mêmes
nous nous tâtons encore et toujours
nous errons dans un magma de signes froids nous traversons
notre propre peau de fantôme
le soleil du mensonge ne se couche jamais sur l'empire de
notre néant vécu atrocement au carrefour des nerfs
nous n'avons ni visage ni nom nous n'avons ni le temps
ni l'espace des yeux pour pleurer trente-deux dents
totalement neuves pour mordre
mais mordre où mais mordre quoi
de fond en comble toutes les chaînes
autour desquelles s'articulent nos chairs nos pensées
d'aujourd'hui
jusqu'à ce qu'elles cassent dans un hourrah de lumières de
naissances multiples
décrétons le refus global
les jardins des délices tremblent et éclairent au-delà
la révolte met le feu aux poudres
taillez enfants aux yeux d'air et d'eau les belles allumettes
dans la forêt des légitimes soifs
taillez les belles allumettes pour que flambe le théâtre d'ombres universel.

André Laude

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Ma mère

Publié le par la freniere

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Comme disent les Chinois

Publié le par la freniere

«À force de vivre en kamikaze et de faire la bamboula, il est devenu complètement maboul!»
Dites cette phrase à un Québécois et il vous comprendra assurément. Pourtant, kamikaze est un mot japonais, bamboula est d’origine bantoue et maboul, quant à lui, est dérivé de l’arabe. Vous trouverez bien rarement des gens pour s’en offusquer. Au contraire, la plupart des locuteurs du français considèrent que ce type d’ajouts à leur langue est un enrichissement. En effet, la langue française est comme une femme éblouissante et les mots d’origines étrangères n’agissent que comme des bijoux pour en faire reluire la beauté. Alors, pourquoi est-ce que les anglicismes et les expressions anglaises qui ponctuent notre parler ont-ils si mauvaise presse? Eh, bien, essentiellement, parce que jusqu’à preuve du contraire, ni les Japonais, ni les Bantous, ni les Arabes ne nous ont conquis et colonisés! Si nous ne craignons pas l’influence du néerlandais ou du russe, c’est que leur présence dans notre langage se résume à quelques perles disséminées ici et là. En revanche, l’anglais, avec ses gros sabots, piétine notre grammaire, notre syntaxe et notre vocabulaire de façon éhontée. C’est lui que nous devons craindre. C’est lui dont nous devons nous méfier. Si jadis nous avons dû affronter les canons et les baïonnettes de l’Empire, aujourd’hui nous avons à nous défendre contre l’artillerie lourde de sa langue (et donc de sa culture) et contre les lames effilées de ses intrusions dans le corps même de notre identité: le français. Il y aura toujours des gens pour parler de métissage heureux devant un cas flagrant d’assimilation tranquille, mais soyons plus alertes que ces optimistes à deux sous, ces pète-la-cenne enthousiastes, ces avaleurs de sabres en souliers à claquettes, et ayons la lucidité et le courage de voir la réalité en face: lentement mais sûrement, le français en Amérique se fait gruger de tous bords, tous côtés par la langue dominante, et plus le nationalisme québécois s’égare dans les dédales caqadéquistes en contreplaqué, plus la jeunesse se détache du combat pour sa langue. En nous éloignant de l’idéal indépendantiste et en abandonnant la lutte (car c’est bien ce qui est en train de se passer présentement), nous ouvrons toute grande la porte au retour de l’anglais comme langue de pouvoir. Cet état de fait se ressent autant dans les arts et la culture que dans les entreprises, l’éducation, la politique et les médias. Des affronts comme: Hubert Lenoir qui appelle les organisateurs de la fête nationale à ouvrir leur programmation à des spectacles en anglais; le Festival de la gibelotte qui devient le Gib Fest; les chefs des partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale qui s’engagent à participer à un débat en anglais lors de la prochaine campagne électorale; le tristement célèbre Bonjour-Hi devenu presque systématique à Montréal, ne sont que quelques exemples de ce que j’avance. Il y en a des tonnes. S’agit d’ouvrir les yeux sans lunettes roses. Ouvrir les yeux dans l’eau. Dans l’eau chaude. Une eau trop forte en chlore…

 

Mais bon, ce n’est pas de ça que je voulais vous parler. Du moins, pas exactement. Ce que je voulais vraiment vous dire, c’est qu’il y a malgré tout de l’espoir. Et cet espoir, c’est parfois dans des petits détails en apparence insignifiants qu’on peut le trouver. Vous souvenez-vous de René Homier-Roy, quand il était à la barre de l’émission du matin à Radio-Canada? Chaque fois qu’il utilisait une expression en anglais, souvent il s’empressait d’ajouter un: «comme disent les chinois». Cette formule, je l’ai entendu des centaines et des centaines de fois, que ce soit chez l’homme de la rue ou dans la bouche de plusieurs personnalités différentes. Elle a été employée sur les ondes publiques par les Michel Seymour, Luce Dufault, Michel C. Auger, pour ne nommer que ceux-là. Pas exactement ce qu’on pourrait appeler des féroces nationalistes, hein? Or, que nous dit cette formule? En quelque sorte, elle nous dit ceci: «Je sais que je suis en train d’utiliser une expression qui n’appartient pas à mon peuple, une expression qui vient de la langue du conquérant, une expression étrangère, et malgré la culpabilité que je ressens à l’utiliser, je ne trouve pas rapidement d’équivalent dans ma langue, alors je l’utilise quand même en y apposant une formule humoristique un brin arrogante pour faire passer la pilule.» Il y a dans cette formule un égal mélange de honte et de fierté. Une dose d’aliénation pour une dose de libération. Une part vaincue, une part résistante.

En fin de compte, on ne pourrait trouver plus québécois que cette formule. En prononçant ces mots, nous admettons notre statut de colonisés tout en affirmant notre volonté de nous en détacher, dans le rire et l’insolence. Mes amis, il y a de l’espoir. Tant que vous entendrez résonner cette formule, il y aura de l’espoir!

«Never give up!», comme disent les chinois…

Jean-François Carrier

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Les Premières Nations

Publié le par la freniere

Le jour où Christophe Colomb s’est échoué pour la première fois sur une plage des Caraïbes, l’Amérique du Nord était depuis longtemps dotée d’un groupe de civilisations abondantes et extrêmement complexes. Après avoir continuellement occupé le continent pendant au moins 50 000 ans, les habitants autochtones représentaient une population totale d’environ 15 millions d’habitants, des villes aussi grandes que le centre urbain de 40 000 habitants de Cahokia (dans l’actuel Illinois), des conceptions très avancées d’architecture et d’ingénierie, des traditions spirituelles qui incarnent les équivalents des sciences écologiques modernes, des connaissances raffinées de la pharmacologie et de la médecine holistique, et des systèmes hautement sophistiqués de gouvernance, de commerce et de diplomatie. Les économies traditionnelles du continent étaient fondées sur des méthodes agricoles respectueuses de l’environnement, à l’origine de plus de la moitié des aliments végétaux consommés aujourd’hui par les peuples du monde entier. Dans l’ensemble, les sociétés autochtones qui faisaient preuve de telles réalisations étaient organisées selon des principes extrêmement égalitaires, les biens immobiliers étant détenus collectivement et le matriarcat était la norme standard.

Avant la conquête de l’Amérique du Nord, il y avait des sociétés à grande échelle qui avaient perfectionné des façons de s’organiser pour s’épanouir psychologiquement, vivre à un niveau de vie très élevé tout en maintenant l’harmonie environnementale… La guerre, dans le sens où le terme est compris aujourd’hui – comme une destruction massive hautement organisée – était inconnue chez et entre les Premières Nations.

Ward Churchill, auteur et activiste autochtone d’Amérique

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La traversée du temps

Publié le par la freniere

Les hommes égarés dans la foule, un portable à l'oreille, ce n'est pas la symphonie du monde qu'ils écoutent, c'est sa cacophonie. Ils ont vendu leur âme pour un habit d'emprunt et des trucs à la mode. Je répudie les chaînes et la propriété. Je méprise les spéculateurs et les banquiers. Je vis auprès des hommes à l'abandon. Ils titubent dans leurs gestes. Leurs mains aussi ont peur. J'ai des sursauts de rage devant le capital. Un chat miaule dans ma gorge. Enfermé dans une page, je fais des trous pour voir l'extérieur. Une palette au bout de la langue, j'en vois de toutes les couleurs. Je colorie les mots. S'il le faut, j'échangerai mon unique chemise pour un poème d'amour. Je me perds dans les ruelles humaines, les avenues morales, les sentiers métaphysiques. Je me retrouve dans les caresses féminines et les parcs à jouets. Les arbres ont des haussements d'épaule. Les mots se mélangent aux gouttes, aux flocons, aux pétales. Ils font boire le silence. Je marche avec des pieds dans la tête. Je touche le paysage avec des mains dans le regard, des yeux tout le tour de la tête. Je dors dans l'encre et le papier et je m'éveille dans un livre. Je bois le chant de la rosée dans le murmure des brindilles. Je m'immisce dans la chlorophylle, la sève et les blés érectiles. J'écoute le chant des oiseaux bien avant de les voir. J'entends le bruit de l'eau bien avant de la boire. Je marche dans mon corps et les cadavres de lumière. Toute la nature est aux aguets. Les oiseaux surveillent les vers de terre. La couleur des fleurs attire les abeilles. Les cocons finiront par s'ouvrir et les œufs par éclore. Le sang bat dans les veines et les doigts s'engourdissent. Des bulles montent à la surface de l'eau. Tout commence par le plaisir et la douleur. Que ce soit le bonheur ou le malheur, rien n'est vain si l'on aime.

Les avions voyagent dans l'espace. Je préfère traverser le temps. Les plus vieux marins ne connaissent pas la mer ni les piétons la terre. C'est à peine si les poètes savent les mots. Je tire la langue sur des brouillons comme le ciel qui mobilise les nuages. J'écris en vrac et en pagaille, de bric et de broc, sans bride sur le cou. Je ne corrige rien. L'encre d'un stylo me sert de fil d'Ariane. L'espace fait temps de toute part comme un vaisseau prend l'eau ou comme un seau déborde. Je cloue le temps avec des phrases. Je le transforme en mots. La substance de la vie sera toujours la mort. Chaque paysage est un dessin d'enfant, une chasse aux papillons. Chaque page est un voyage de papier. Un ruisseau coule entre mes lignes avec ses écrevisses, ses truites remontant la frayère, ses galets polis par le courant. Le pointu des sapins égratigne mes images. Les syllabes bavent et les couleurs se délavent sur mon carnet de notes. Chacun sécrète son propre jus, son urine, son urée. Chaque ombre se dilue sous la lumière du monde. Le pays qu'on traverse s'invente à mesure. Le temps n'est pas le même pour tous. Chacun réinvente l'espace pour en faire le sien. Les heures s'avancent comme des ombres, des parfums, des odeurs. Chaque jour, je m'expédie une lettre pour être sûr d'exister. J'écris comme on tousse, comme on crache dans l'eau, comme on boxe les ombres. Je me cache dans les petites lettres noires d'un cahier, entre les parenthèses, dans les brouillons de la marge. Les pages digèrent l'alphabet. Des œufs éclosent dans un nid de lettres noires. Le temps est toujours perdu. Il ne suffit pas d'une madeleine pour le retrouver. Le temps est volatil comme un dessin dans l'eau, une pelote de laine entre les griffes d'un chat, un pop-sicle dans la bouche d'un enfant. C'est en vain qu'on le compose comme un livre, ajoutant des virgules ou bien des conjonctions, soustrayant quelques verbes, conjuguant les secondes. Je cherche les cailloux que l'on aurait semés, les croix de chemin, les noms des rues, les adresses des maisons. Je cherche à rapprocher les bords du gouffre. J'imagine un pont entre deux rives, une métaphore entre deux rimes, un rire entre deux larmes, une phrase entre deux mots.

Les mots, avec leurs images kaléidoscopiques, voient plus loin que les yeux. Le soleil du matin met en fuite les chimères de la nuit. Les fantômes disparaissent dans les vêtements pliés. Le café du matin fait fuir les lutins et les fées. Quand ce n'est pas le soleil, un nuage cogne à la porte. Quand ce n'est pas la marée basse, les bateaux prennent l'eau. Quand ce n'est pas le silence, c'est la peur qui bâillonne les hommes. Toutes les reliques, les religions, les lignes de parti ont une mâchoire en forme de menottes. Je préfère les caresses et les gestes. Il faut tenir au chaud l'encre du cœur, le sang des mots, les sens, les sentiments. Il me faut traverser les ruines du passé, les objets, les phrases, les souvenirs, détecter les mensonges, retrouver les cailloux, les jeux de main, les billes de l'enfance. Il me faut retrousser les manches du passé, compter sur la mémoire des choses, détrousser les habits du malheur, me faire musique dans les bruits, incendie dans l'eau, herbe folle du bitume, foulard de soie dans le linge des pauvres, rossignol dans un trousseau de clés. Je reviens vivre avec les animaux, l'encolure des bêtes, les poils des chevreuils, les dents d'un loup. Je mets le temps contre ma joue. J'entends battre son cœur. J'écoute ses poumons respirer l'air ambiant, de la paille des granges à la paille des bars, des tripes à la ripaille. Ma voix se met en boule dans la douleur des gens, la détresse du monde, la misère des hommes, les bavures du quotidien, les broutilles du présent, la dérive des sens. Je vois l'homme fourbu quand sa sueur se mêle au vin. Je ne peux pas vivre sans mots. Je pêche des syllabes dans le pourquoi et le comment. Je perpétue l'espoir quand les mots colorient les déchets. Je cherche de l'or dans les ordures. Je trouve de l'art dans l'à-peu-près du monde. Une brume laiteuse envahit le paysage. Les yeux sont en orbite. Les iris font de l'oeil. Les oisillons se pratiquent à voler. L'abeille se mouche dans les fleurs. La moindre flaque d'eau est un miroir de poche. Pour aller plus haut, j'ajoute un barreau à la courte échelle, une marche de plus à l'escalier du temps.

Jean-Marc La Frenière

 

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A mon pays retrouvé

Publié le par la freniere

Je reviens en septembre, le mois de ma naissance, dans un camion presqu’animal, et la phrase sourde du moteur comme une berceuse de l’enfance conte l’histoire d’un homme et de son sac de sable.

Mon pays est plus vaste que mon bagage.

Le ciel encombré d’un nuage géant et le dos basculant de la terre que je vois respirent comme un bœuf à l’énorme poitrail.

C’est un matin enluminé de fermes blanches et d’arbres aux feuilles filantes comme mes pensées, et depuis l’appel du premier corbeau piquant du bec et de l’âme le reste ensoleillé des blés qui ont marché partout, ma joie déborde comme la paille des granges.

Des voix longtemps éteintes m’attendent dans la complicité de l’air.

Une touffe d’herbe haute me dit que les morts ont grandi.

Ici, j’ai vécu plusieurs vies, l’une chercheuse, presque matinale, parmi les fleurs des sous-bois à la tendresse ridicule, l’autre abondante à midi dans la lumière ronde des tournesols, et l’autre encore, douloureuse, comme un journal quotidien ou la trahison d’un outil mais toutes rêvées sans lassitude comme on entend la nuit le bruit des moissonneuses.

Que mon pays soit mes années, mon chiendent, ma route, mon nuage et ma carte postale et si partir traverse encore ma tête que ce ne soit qu’un apparent voyage comme les adieux faits à un mort à qui l'on ferme les yeux dans une chambre au royal sourire.

Jean Le Mauve


 

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Sur le trottoir

Publié le par la freniere

Sur le trottoir de l’autre côté de la rue,
la neige demeure sans trace de pas.
L’automne annonce un blanc silence,
que l’hiver brossera comme un peintre.
Je reste là — immobile —, je promène
mon regard d’une fenêtre à l’autre
de mon atelier d’écriture : dans la lenteur
d’un dimanche, entre musique et poésie,
j’accueille la neige avec fébrilité
et beaucoup d’émotion ; c’est comme
d’accueillir un de mes enfants
après une longue absence ou de recevoir
une lettre après un long silence.
Dehors, le vent secoue les branches :
j’entends se froisser les feuilles — maintenant
aussi rares que les lettres d’un grand ami.

Claude Paradis
28.10.2018

 

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Peut-être

Publié le par la freniere

Peut-être que le sable sortira des vitres et servira de plage.

Peut-être que la mer s’échappera des colliers.

Peut-être que le vent remplacera le pétrole.

Peut-être que les chevaux henniront dans les bottes pour retrouver l’avoine.

Peut-être que la ligne d’horizon libérera les collines et les jettera au vent.

Peut-être que le baiser des abeilles redonnera du miel aux ruches désertées.

Peut-être que le temps s’enfuira des horaires pour rejoindre le rêve.

Peut-être que les enfants oublieront la règle de trois, la guerre de Troyes et les trois petits cochons pour dessiner le ciel.

Peut-être que les hommes sortiront des usines, des banques et des églises pour retrouver la source.

Peut-être que les fillettes d’Afrique pourront jouer à la corde sans sauter sur une mine.

Peut-être que les crayons de couleur remplaceront les seringues aux mains du désespoir.

Peut-être que les trains s’envoleront des rails en convois de pollen.

Peut-être que les chiffres feront la courte échelle aux alphabets rebelles.

Peut-être que les balles ne viendront plus crever les ballons des enfants et que les cerfs-volants remplaceront les missiles.

Peut-être que les aveugles enseigneront aux autres à voir avec les mains.

Peut-être que les mains serviront aux caresses et qu’on pourra s’aimer sans compter la monnaie.

Peut-être que l’amour réchauffera la terre et les nuages qui ont froid.

 

Jean-Marc La Frenière

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Pasolini par Ernest Pignon Ernest

Publié le par la freniere

Pasolini par Ernest Pignon Ernest

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Retour à Walden

Publié le par la freniere

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