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Depuis ma terrasse sur le toit

Publié le par la freniere

Depuis la terrasse sur le toit, sans bouger
je m’envole, épris des ombres et de l’empreinte
des arbres sur ma peau. J’attends l’arrivée
des oiseaux, qui deviennent plus rares
à mesure que je vieillis. J’aime être seul
pour étudier les mouvements du monde,
pour observer ce que trop on oublie.
La terre devient un immense chantier
sur lequel on érige des ruines. Sous le poids
d’un ciel vidé de ses oiseaux, certains arbres
agonisent et fléchissent. Autour de la maison,
ces vingt dernières années, j’ai vu disparaître
les chauve-souris, les hirondelles et les abeilles,
et je ne sais plus combien d’autres espèces
d’oiseaux. Je ne vois presque plus de bruants,
encore moins de jaseurs d’Amérique ;
même les étourneaux et les quiscales bronzés
se font rares, et je n’entends plus l’engoulevent.

Nos ruines signeraient-elles la fin des oiseaux ?

Claude Paradis
1.06.2019

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