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Joni Mitchell

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Un jour, un livre

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Le bois revit

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Scrutant l’obscurité, j’appréhende sa lumière. Les bûches qu’on consume font revivre le bois. Toute question échappe à sa réponse. Elle vivote en dessous, à l’envers, à l’endroit, dans la lumière du cœur ou l’ombre dégréée. Faire semblant d’être là, c’est mourir avant l’heure. Je préfère saigner et mâcher l’amertume, sucer les javelles blanches de la neige, faire craquer les mots comme des doigts de fée. Le temps fait chemin. Ses pas grugent l’éternité. Mes enfants en effacent les traces. J’écris pour éloigner le dégoût et la mise en abîme. Je décroche mes mains pour tendre vers chacun l’amitié de mes doigts.

 

Jean-Marc La Frenière

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Paroles indiennes

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Paroles indiennes

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Beauté perdue

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Patmos

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Patmos
Patmos

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Anonyme

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Anonyme

Un poème de Jean-Claude Dubois extrait de son recueil " Les petits malheurs " aux éditions Cheyne.

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Un jour, un livre

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Un jour, un livre

Une feuille, morte avant nous,
flotte d’un bord à l’autre du vent.

Nous lui envions la légèreté
que notre vie ne nous accorde pas,

même si nos jours, nos nuits
sont des feuilles, mais, elles,
alourdies de pluie

et qui tombent de l’arbre au sol
tout droit comme s’il
n’y avait pas de vent
pour les aimer.

 

Jean-François Mathé

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Des trous dans le paysage

Publié le par la freniere

Entre la vigne et le verre d’eau s’interpose la soif. Entre le blé et le pain bis s’interroge la faim. Selon la force du désir, les pièces s’assemblent ou se disjoignent dans le puzzle du monde. Il y a des trous dans le paysage, des couleurs qui manquent, des bouches qui se taisent. Il y a des pleins, des déliés et des compléments d’âme. Sous les rides visage et les replis du corps, chacun porte un cadavre. Quand les saisons basculent, les fenêtres s’ouvrent ou se ferment. Les poings cognent à la porte. Les saisons passent des sandales aux bottines, de la salade au porc, de la laine au coton, de la chemise à la peau nue. On remplace les bûches entassées sur le mur par des costumes de bain. D’une bibliothèque brûlée à la bouche des hommes, le temps poursuit une langue oubliée.

Mes yeux remuent dans l’eau glacée du texte, comme des ailes ou des mains, comme des esses ou des ouïes, comme des gestes ou des mots. J’écoute tomber la neige dans le froid des paroles, le clapotis de l’eau ou le craquement des glaces. La chaleur ou le froid m’habille tour à tour. Selon les saisons, la présence ou l’absence habite les maisons. L’hiver, les congères s’accumulent. L’été, l’espace entre les lattes se remplit de poussière. Scrutant l’obscurité, j’appréhende sa lumière. La mémoire des os remonte jusqu’à la chair. Écrire, c’est rêver sans dormir, c’est vivre en voyageant, c’est pencher son visage sur la rosée des fleurs, c’est  avancer d’un pas dans la fraîcheur des mots. Écrire, c’est osciller sur le bord de l’abîme, c’est tituber sur un fil, c’est bâtir un chantier avec des bouts de rien, c’est couché à même le sol écouter le chant des insectes, c’est survivre d’espoir en désespoir de cause.

Les yeux ouverts de l’homme peuvent aussi voir la nuit. Ouvrant les ailes de mes mains, je quête des caresses. J’enquête sur les choses. Je butine les roses comme une abeille d’encre sur un champ de papier.


Jean-Marc La Frenière

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Dadelsen

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