Ils ont dit

Publié le par la freniere

« On venait avant à Paris pour apprendre le métier, l’élégance, une façon d’être, se montrer généreux, libre. Où est ce Paris ? En province on aimait les vieilles dames qui vont au salut, les tartes aux fraises, le Noël sous la neige, les amitiés difficiles, l’amour interdit, fou, brûlant, la nostalgie, une façon de vivre la sexualité plus odorante qu’en ville où elle se montrait plus raffinée, plus talons rouges, vous voyez. C’est vrai que j’oppose pas mal ville-campagne parce que pour moi la ville perd son sens de la civilisation et que la campagne garde encore quelque coin de terre où l’on peut vivre libre, debout (...), pas à plat ventre. « Le poème est la rosée du cœur » : voici ce que je ferai inscrire sur ma tombe, histoire de rester fidèle à la nature, à mon village nivernais de Saint-Léger-des-Vignes.»

 
Claude de Burine

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