Le chemin

Publié le par la freniere


Voyageur égaré

entre deux horizons
je ne sais pas les mots
qu’il faut dire aux frontières.
Je suis parti de nuit
sans apporter de lampe.

Au fil gris des années
ma cicatrice saigne
  à la moindre blessure
qu’on inflige à l’enfance.
Appuyé sur le givre
je voudrais croire encore
au partage du pain,
  à l’été des fruits mûrs,
  à l’alphabet des mains
sur les murs de la nuit.

Sous l’urgence du froid
j’écris des mots solaires
avec le vent du large
sur les vaisseaux de l’ombre.
Je rejoins les oiseaux
par la porte des feuilles
sans quitter la peau noire
où méditent les pierres.

Peu importe où l’on va
c’est le chemin qui marche.


Publié dans Poésie

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