La maison du coeur

Publié le par la freniere


Sur ma peau mal cousue
je porte autant de cicatrices
que la douleur du monde.
Je transporte ma piaule
à l'intérieur de moi
avec tant de fenêtres
ouvertes aux oiseaux
qu'il n'y a plus de murs.
L'horizon sur la porte
laisse passer le vent
qui renverse les meubles,
le pain chaud de la table
et les tiroirs du rêve.
Il y a comme une route
qui traverse mon lit,
les mots de tous les jours
au papier peint du temps.
Mais quand j'ouvre mon cœur
il donne sur le vide
dans son habit trop grand.






Publié dans Poésie

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