À défaut d'absolu

Publié le par la freniere


Les mots qui me servaient de poings
sont devenus des sources,
des paumes d’accoucheur,
de grandes mains ouvertes
aux semences possibles.

Chaque pierre est un siècle,
chaque framboise un dieu

dans la bouche affamée.

Chaque porte arrachée

retourne à ses racines.

À défaut d’absolu
je m’accroche à l’espoir

et je parle aux abeilles

le langage des fleurs.

Tous les épouvantails
font rire les mésanges.



Publié dans Poésie

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