Paroles indiennes

Publié le par la freniere

Une femme amérindienne ou autochtone de l’Alaska sur trois sera victime d’un viol au cours de sa vie. La plupart ne cherchent pas à obtenir justice car elles savent qu’elles se heurteront à l’inaction ou à l’indifférence.

La majorité des auteurs de violences sexuelles restent impunis car de nombreuses femmes amérindiennes victimes de tels actes ne les signalent jamais aux autorités et celles qui portent plainte se heurtent à des obstacles qui les empêchent d’obtenir justice. Le gouvernement des États-Unis a créé un système labyrinthique d’autorités fédérales, étatiques et tribales. En conséquence, justice n’est pas rendue aux Amérindiennes.

« Le droit de vivre dans un monde sans violence est au cœur des principes régissant nombre de gouvernements et de cultures autochtones. La prolifération des violences sexuelles contre les femmes amérindiennes aux États-Unis est le reflet d’une rupture fondamentale avec les normes culturelles et juridiques qui ont garanti la protection des Amérindiennes depuis des temps immémoriaux. » Sarah Deer (Creek mvskoke)

Obstacles à la justice

La majorité des auteurs de violences sexuelles restent impunis car de nombreuses femmes amérindiennes victimes de tels actes ne les signalent jamais aux autorités et celles qui portent plainte se heurtent à des obstacles qui les empêchent d’obtenir justice. Le gouvernement des États-Unis a créé un système labyrinthique d’autorités fédérales, étatiques et tribales. En conséquence, justice n’est pas rendue aux Amérindiennes.

Absence de mesures adéquates

Les autorités américaines s’abstiennent de faire le nécessaire face aux menaces qui pèsent sur les femmes autochtones, d’une part, et, d’autre part, les politiques et les pratiques fédérales empêchent de fait les femmes amérindiennes ou autochtones de l’Alaska de bénéficier des systèmes de protection mis à la disposition des autres femmes aux États-Unis.

Des mesures doivent être prises d’urgence pour mettre fin aux violences sexuelles commises contre les femmes autochtones aux États-Unis. Mais ces mesures doivent être élaborées en se basant sur l’analyse et sur les faits, et non sur des préjugés et des suppositions. Des organisations de femmes autochtones et des autorités tribales ont fait des propositions concrètes pour contribuer à mettre un terme à ces atteintes aux droits humains, mais le gouvernement fédéral n’a pris aucune mesure.

Françoise Guillitte

www.amnesty.org/

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